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Fiche Perso : Estafador (Estask)

Info Perso 

Dragon de Estask

Estask received 0 Po by the sponsoring.
Estask has a level aura 8.
Estask has a karma of 15584.
Estafador is l'administrateur du jeu.
Estask is a specialist in forestier.
Estask est un male.
Estask is married with Leirn.

Receive mail with new comment: non
Warrior   10/10
Barbarian 0/10
Priest 0/10
Monk 3/10
Alchemist 0/10
Magician 0/10
Thief 0/10
Murderer 10/10
Builder 0/10
Demolition 0/10
Druid 0/10
Shaman 10/10



Background
[-]Estafador[/-]

[+]Description[/+]
Peau mat, yeux noirs, cheveux mi-long noir ondulés coiffé en arrière se laissant pousser en vrac. Taille moyenne (1m77), corpulence d’un ancien sportif, athlétique n’ayant pas eu l’occasion de pratiquer depuis quelques années.

Tenue : bottes de type rangers, pantalon large et noir, chaine en acier sur le coté droit, ceinture de cuir, manteau noir, haut noir serrés avec une cuirasse légère en cuir. Idéal pour rester dissimuler dans l’obscurité la plus totale. Par grand froid, il dispose d’une cape noire.

[+]Sexe [/+]
Homme

[+]Marques Particulières[/+]
- Piercing à l’arcade coté gauche, représentant une queue de dragon
- Cicatrice sur le coté droit du visage, blessure causée par une griffe de son dragon (son œil n’a pas été touché miraculeusement !)
- Tatouage le long du bras gauche, retraçant l’histoire du personnage de sa jusqu’à son arrivée chez les Lions de Cereborn.

[+]Date de naissance[/+]
22 ans, né dans l’Imperium, la date exacte est difficilement calculable dans le calendrier Atsamien.

[+]Métier[/+]
Il fut chasseur de dragons avant d’arriver sur Atsami. Depuis la rencontre avec son dragon, il erre de village en village ; de guilde en guilde à la recherche d’un nouveau but dans sa vie.

[+]Réputation[/+]
Tout le monde le connait, il ne connait pas grand monde.

[+]Qualités[/+]
Habile aux armes
Arrive assez bien à juger les êtres humains malgré le peu de contact qu'il a avec eux

[+]Défauts[/+]
Solitaire
Distant
Ne parle pas beaucoup
Connait peu le monde dans lequel il évolue
Alchimiste débutant

[+]Possessions[/+]
Epée longue dans le dos
couteaux de lancer à l’intérieur de son manteau
fouet sur l’épaule.
1 anneau sur le pouce de la main gauche

[+]Philosophie / Raison de vivre[/+]
Solitaire, son dragon le suit toujours de loin, assez pour qu’on ne puisse pas les voir ensemble. Leur relation est assez dure à décrire, il ne se connaisse pas ou peu mais ont déjà parcouru une bonne partie d’Atsami ensemble. Estafador prend les choses comme elles viennent pour le bien-être des humains et des dragons atsamiens.


[-]Dragon[/-]

[+]Nom[/+]
(aucun, malgré ce que ma fiche personnelle indique)

[+]Description[/+]
Dragon noir aux yeux bleus turquoise (ou bleu clairs suivant la perception des couleurs de certains), imposant et puissant ; pourtant personne ne l’a encore vu au combat. Le dernier affrontement en date est face à son dragonnier actuel. Il lui aura laissé pour souvenir une petite griffure recouvrant la moitié droite de son visage.

[+]Sexe[/+]
Mâle

[+]Date de naissance[/+]
Inconnu, mais il semble avoir plutôt bien vécu

[+]Réputation[/+]
Ce dragon est totalement inconnu

[+]Aura[/+]
8


[-]Historique[/-]

(2009-02-06 09:34:33) : Félicitations à Estask pour sa première renaissance !
(2009-03-03 13:31:03) : Félicitations à Estask pour son évolution en dragon des volcans !
(2009-04-27 14:03:32) : Félicitations à Estask pour sa seconde renaissance !
(2009-07-24 10:12:03) : Félicitations à Estask pour sa renaissance ultime !


[-]Mariages[/-]

(2010-08-23 14:34:11) : Félicitations à Leirn pour son mariage avec Estask !
(2010-08-23 14:33:12) : Félicitations à Estask pour son mariage avec Leirn !

(2011-01-17 15:27:17) : Félicitations à Estask pour son mariage avec Leirn !
(2011-01-17 15:26:50) : Félicitations à Leirn pour son mariage avec Estask !

(2014-08-23 22:18:33) : Félicitations à Leirn pour son mariage avec Estask !
(2014-08-23 22:17:38) : Félicitations à Estask pour son mariage avec Leirn !

(2019-12-18 21:45:24) : Félicitations à Estask pour son mariage avec Leirn !
(2019-12-18 21:45:20) : Félicitations à Leirn pour son mariage avec Estask !

[-]Anciennes Guildes[/-]

Alchimistes Perdus (de Guerrier à Chef Supreme),
Legacy (Guerrier),
Les Insurges (Guerrier),
The Winged Wolves (Chef à Chef Supreme),
Les Lions de Celeborn (Stratège),
???,
Loups des Neiges (Guerrier)

Webmaster 
Welcome in Estask's comments. Here, you can send him a message. All can see this message, contrary in private message (look members list). He can give an answer here, come here in some hours or days to see. Warning, Advert and insults are prohibed.

Ketzach (Leirn)2014-08-23 22:23:06
Alors comme ça, jamais 2 sans 3 ? :o

2014-08-23 22:18:33 : félicitation à leirn pour son mariage avec estask !
2014-08-23 22:17:38 : félicitation à estask pour son mariage avec leirn !

Patapon2014-08-23 22:46:07
Féloch, prends bien soin d'elle ;)

Ayumih (Rockeuse)2014-08-24 16:44:19
Félicitations !

Ketzach (Leirn)2015-02-07 18:12:44
Mari de moi <3

Ketzach (Leirn)2015-02-22 14:52:08
2015-02-22 : nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire de estafador (estask)

<3

pour mon petit vieux *-*

Asthenaria (Drayconn)2015-02-23 09:11:31
Bon anniversaire un peu en retard ^^'

Ketzach (Leirn)2015-03-28 17:23:48
Mari de moi <3

Hemarys (Trisla)2015-06-03 16:30:32
Hey esta,
je voulais discuter avec toi d'un point concernant la mise en oeuvre de la v2, je ne sais pas si c'est toujours d'actualité mais si c'est toujours le cas peut-être que ça voudra le coup :). pourrais-tu me contacter dès que tu vois ce message ?
mon skype est : hemarys
ou si je suis co sur ev à ce moment là, go go go!

merci ^^

hemarys

Adrentar (Dahokan)2015-06-19 08:53:45
Peux-tu m'expliquer pour les images et la mise en forme du texte, stp (gras, centré, etc.) ? merci !

Adrentar (Dahokan)2015-07-03 19:53:58
Hello !

il y a moyen de déplacer le post de shad dans les vues de zergy, elyra, nyscalan et fibus, stp ? elle a répondu à un autre groupe que le sien.

merci !

Adrentar (Dahokan)2015-07-10 20:56:40
Merci !

malheureusement, lorsque j'appuie sur "supprimer", ça m'indique "accès restreint".

Adrentar (Dahokan)2015-08-04 08:36:34
Salut estafador !

j'ai répondu à l'event sur la v2 !
j'ai hâte de voir comment tu prévois de faire réagir ton personnage dans la fouille de ce convois attaqué et face à ce cri de détresse !

a bientôt en rp !

sire adrentar

Asthenaria (Drayconn)2015-09-17 18:10:23
Ben pourquoi t'es parti ? :(

Asthenaria (Drayconn)2015-09-18 18:53:33
Eh ben bonne chasse ^^

Adrentar (Dahokan)2015-11-06 09:09:13
Hello esta !

je te rappelle que la suite de l'aventure a été postée sur la v2. à toi de voir quelle action menée pour sauver atsami !

chevaleresquement,
sire adrentar

Whiteange (Banshee)2016-01-12 17:59:50
Ouééé!!! t'es reviendu!! <3

Asthenaria (Drayconn)2016-01-12 18:51:03
Bon retour parmi nous =)

Ellanna (Broceliande)2016-01-13 15:09:39
Coucou, petit retour d'entre les morts juste pour dire bonne année (et aussi pour reprendre les bonnes vieilles habitudes que j'avais de polluer ta fp pour un rien).

en espérant qu'on se croisera un de ces jours

princesse meuhmeuh

Adrentar (Dahokan)2016-01-23 18:41:52
Hello !

merci pour ta participation à l'event des 10 ans d'ev-dragon. ton aide en amont a été très précieuse. j'ai conclut l'histoire ce matin. après avoir lu le dernier post, je t'invite à lire la page 2-17854.

d'ailleurs, quelle avenir envisages-tu pour la v2 ? on la garde sous le coude uniquement pour des gros events, où il serait utile de cliver les groupes ?

à bientôt !

chevaleresquement,
sire adrentar

Whiteange (Banshee)2016-02-22 18:02:00
Bon anniv'!! =d

Ellanna (Broceliande)2016-02-23 19:29:24
Ca va sa passe encore un mois sur ev, je te pardonne pour cette fois :p

en espérant te voir quand même un peu plus souvent (pour polluer plus régulièrement ta page principalement)

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2016-02-26 13:04:16
Je suis tellement fière de toi que j'ai presque envie de t'applaudir ! :d
bon il reste quand même le "presque" (pour te laisser encore t'améliorer un peu).

et oui je suis maso j'adore les spams ! (enfin uniquement sur ma fp d'ev...pas folle jusqu'au bout tout de même)

princesse meuhmeuh

Angels (Chocolat)2016-03-15 21:26:33
<3

Ellanna (Broceliande)2016-03-20 18:44:31
Et bah bravo !
moi ça va tranquillou et toi ? que nous vaux l'honneur de ta réapparition ?

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2016-03-29 16:09:13
C'est que tu risques de me faire rougir avec ce genre de compliments ! mais bon je suis une dure à cuire moi, pire qu'un alligator poursuivit pour devenir de futur bottes... m'enfin je m'égare là.

bon si tu veux vraiment me faire plaisir, alors viens plus souvent polluer ma fp (tu es le seul qui le fait encore actuellement alors fais correctement ton job mon petit vieux !)

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2016-03-30 23:07:07
Attend, tu réponds de plus en plus vite tu risques bientôt de venir tout les jours si ça continue !!
bah on va dire que tu n'es pas non plus un tout nouveau inscrit sur ce site non plus...enfin je dis ça je dis rien ^^
il y a encore du chemin avant de me faire rougir ne t'inquiète pas ;)

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2016-04-13 12:35:56
C'est vrai, il faut pas. alors monsieur quoi de beau en ce moment ? (pas le peine de répondre moi je le sais bien ça...quoique si tu peux me le dire encore je pense que je ne m'en lasserai jamais 8)

bon ok retour en force un peu pourri, mais on fait avec ce qu'on a aussi. et en ce moment mon cerveau n'est pas au meilleur de sa forme (bien qu'il reste largement supérieur à celui de yoh!)

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2016-04-13 20:32:43
Pour ton information il a fait vachement beau à paris aujourd'hui ! et puis c'est nul de me parler de la météo quand je m'échine à essayer de faire des messages construits avec autant de peine ! mechant va :p

Ellanna (Broceliande)2016-04-14 22:18:55
C'est vraiment un emploi du temps marseillais ça ! :) bon au moins tu as passé une bonne semaine

Ellanna (Broceliande)2016-04-15 23:56:15
On stress peut-être dans les transports en commun (enfin vu ce qui se passe à paris et bruxelles on a le droit d'avoir des petits coups de pressions parfois) mais nous au moins on est pas des énervés du volant (et j'ai passé mon permis dans le sud donc je sais de quoi je parle. vous êtes des dangers publics parfois !).
5min à pied ça va tout de même ! bravo félicitations *sors la bouteille de champagne* faut fêter ça non ?

Ellanna (Broceliande)2016-04-25 02:56:22
J'étais en voyage je n'avais pas de connection internet. en réalité j'ai passé mon permis à nîmes justement, donc je connais le niveau du sud ahah
vas y, moi je suis trop au taquet (enfin depuis que je viens de réapparaître sur le site)

Ellanna (Broceliande)2016-04-25 19:04:50
Vendu !
je suis partie à madrid :)

Ketzach (Leirn)2016-12-20 20:24:32
Genre tu es connecté je hurle au fake !

Ellanna (Broceliande)2017-03-25 22:54:24
Bon je crois qu'on a officiellement perdue notre mojo pour venir polluer respectivement nos fp. pourtant on avait bien commencé en 2016 mais avec l'hiver on est partit hiberner. je t'avoue que c'est aussi (un tout petit peu) ma faute, vu que je ne me connecte plus trop régulièrement. mais c'est pas une raison, il fallait en bon pollueur professionnel (et tu as des années d'expériences) venir flooder en mon absence ! :o
bon comme tu as presque vu naître ce site, je te dois un minimum de respect donc je vais être gentille et ne pas sortir le fouet ! (oui je sais ne me remercie pas... appelle moi juste dieu si tu le désires).

bref tout un long message sans queue ni tête, pour annoncer que nos flood respectifs me manquent un peu quand même, et qui si jamais tu passes dans les parages bah... aurais- tu l'obligeance de t'arrêter sur ma fp ?

princesse (je devrais pas être passée reine depuis le temps ?!) meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2017-06-26 12:56:21
Sur ce coup je dois l'admettre c'est moi qui est mis plus de 44 jours avant de venir ici. mais pour ma défense, bah 44 jours dans une vie de meuhmeuh c'est beaucoup et rien à la fois ! tout ça pour dire que si le mojo est revenu de ton côté ça devrait m'inciter à venir flooder ici beaucoup plus régulièrement ! ;)

je sais pas trop si je suis passée reine, vu que normalement il y aurait dû avoir un roi avec moi, la mort de mon père (or je n'ai pas de père sur ev donc difficile qu'il meurt xd) et en plus de ça une super cérémonie où le clavecin aurait été en bonne compagnie avec du hard rock... sauf que soit j'ai pas été prévenue et invitée (à mon propre couronnement !) soit ça s'est pas fait... du coup j'estime être toujours une princesse meuhmeuh (oui un énorme paragraphe juste pour parler d'un mot que j'utilise comme signature... que veux-tu la joie du flood est revenue me hanter et on peut plus m'arrêter là ahah

bref, tout ça pour dire que je promet de passer plus régulièrement et qui sait peut-être qu'un jour on arrivera carrément à se parler en direct sur le tchat ? (comment ça je suis trop optimiste ? ;p)

princesse (c'est plus choupi en plus ce terme) meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2017-06-28 15:05:53
Faut rester positif dans la vie, la preuve tu réponds le même jour que l'envoi de mon flood (à croire que la fin du monde approche !). bientôt on se fera un vrai concert de hard rock direct sur le tchat ahah

toi non plus tu n'as pas été invité ? je me demande qui était responsable des invitations mais je trouve ça scandaleux :o. tu penses qu'un courrier groupé en recommandé pour faire valoir nos droits ça pourrait fonctionner ? on leurs demanderai un remboursement d'environ 300 pièces d'or (même si on a rien payé à la base...pour l'affront moral et tout les trucs psychologiques qui vont avec :p). faudrait se trouver un charlat...avocat pour ça non ?

en attendant je maintien mon titre de princesse meuhmeuh!

Ellanna (Broceliande)2017-07-08 01:05:12
Cher sir, vous êtes d'une cruauté sans pareille ! trouvant des moyens de tortures que je n'aurai pu imaginer. et avouons le... j'adore cette idée :d plus je pense sérieusement à vous nommer ministre des châtiments du royaume des vaches !

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2017-07-10 23:59:35
Oui je viens de le faire dans ma grande bonté ahah. alors quelles vont être vos premières mesures en tant que ministre ? j'attend vos propositions avec impatience ;)

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2017-10-15 00:57:47
Bon on va pas se mentir je suis vachement en retard (oui petit jeu de mot gratuit d'entrée de jeu). mais bon si une princesse ne peut pas disparaître pendant quelques temps sans donner de nouvelles, ça ne serait plus une princesse non ? ;)
bon j'approuve la seconde réforme, mais je suis tout de même curieuse de connaître la première ! (oui va encore falloir se creuser les méninges pour me sortir une idiotie digne de représenter le monde des vaches !)
bref je t'inquiète pas, malgré le fait que je ne sois pas souvent connecté, je pense parfois à ev (j'écris dessus promis !)

princesse meuhmeuh

Angels (Chocolat)2018-09-04 23:45:11
<3

Ketzach (Leirn)2019-12-18 21:47:52
2019-12-18 21:45:24 : félicitations à estask pour son mariage avec leirn !
2019-12-18 21:45:20 : félicitations à leirn pour son mariage avec estask !

<3

Ketzach (Leirn)2021-02-07 20:08:35
Hey papy :3

Ellanna (Broceliande)2021-02-11 08:42:32
Mon dieu quel meuhmeuh ingrate je fais. j'ai hiberné voilà la réponse. oui c'est bizarre une vache qui hiberne, mais parfois ça existe et je me suis laissée prendre à mon propre jeu.
reste à savoir si toi aussi tu hibernes (oui ça devient directement de ta faute après tout ce temps, je trouve ça totalement normal voyons :p).
raconte donc moi les dernières nouvelles ! quel est le beau monde qui peuple maintenant cette région ? que deviens-tu ? j'ai l'impression d'être une femme sortant du coma, avide de nouvelles du monde.
pour me faire pardonner, j'essaie de faire en sorte que mon flood soit productif est long... très long, voir même trop long. je suis un peu rouillé de ce côté là, il faudra également que je m'y remette ;)

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2021-02-18 08:37:54
Je suis ravie de pouvoir discutailler avec toi. en effet ces contrées semblent bien froides et vides, ce qui nous rend triste brocéliande et moi, mais nous comprenons. cela fait ressurgir beaucoup de bons souvenirs, mais les petits ont grandis et se sont éloignés du nid.
comme toujours lorsque je reviens, j'espère monter d'un niveau, redécouvrir d'anciens amis. le froid glacial de ce pays fait que nos déplacements sont plus long, mais le dégel est parfois présent comme maintenant.
comment te sens-tu toi qui semble être resté si fidèle ? parviens-tu à rencontrer quelques bonnes âmes ?
en espérant te relire très vite,

princesse meuhmeuh

Ketzach (Leirn)2021-02-19 23:35:16
ça va toi ? :3

Ellanna (Broceliande)2021-02-24 09:01:11
J'espère sincèrement que tu n'es pas aussi triste que tes messages le laissent entendre.

j'essaie de me sortir de mon rêve tenace pour venir de nouveau voir ce magnifique monde. en effet, je me sens de celle qui attendent que la nostalgie envahissent chacun et que le monde se repeuple d'enthousiasme et d'anciens guerriers. mon côté candide sûrement.

le simple fait d'apercevoir que j'ai une missive en me connectant me remplie de joie. en espérant que je parviendrai à poursuivre cette conversation épistolaire, car c'est bien la seule chose qui me maintient éveiller pour le moment.

princesse meuhmeuh

Ketzach (Leirn)2021-02-25 14:50:07
ça va !

Ellanna (Broceliande)2021-03-03 14:17:56
Ce brouhaha incessant dans cette taverne ne cesse de me surprendre. j'ai beau me démener pour me faire entendre, rien n'y fait, je suis devenue fantôme.
d'abord ce fut la panique, l'inquiétude d'échouer à me faire entendre, à m'exprimer. puis la résignation m'envahit, avant qu'un sommeil de plomb ne me recouvre.
cependant quand je te vis revenir t'asseoir à cette place où nous échangions notre vision du monde, je n'ai pu m'empêcher d'essayer d'attirer ton attention.
et ce petit miracle survint. d'abord tu t'es retourné vers moi, puis tu as plongé ton regard dans le mien avant d'afficher un air interloqué.
cela fut si furtif, quelques secondes. cette brève connexion m'a permit de reprendre espoir et de vouloir de nouveau converser avec toi, en commençant par un "bonjour, je suis là de nouveau".

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2021-03-09 12:54:45
J'ose à peine y croire. tu es là, bien vivant et surtout tu m'entends, me vois, me touche.
la joie m'envahit et illumine mon visage en écho à ton sourire soudain radieux.

"je viens à peine d'arriver, mais je suis si heureuse de tomber sur toi" je ne peux m'empêcher de mentir. un doux mensonge, j'espère que tu ne m'en tiendra pas rigueur.
"j'aimerai bien une cervoise" dis-je à la serveuse en m'asseyant à tes côtés. la magie opère également avec elle. depuis que tu me regardes, tous le monde m'entends et me considère.
je regarde les flocons tomber derrière cette fenêtre en bois. ta présence me réchauffe et je n'arrive à me défaire de mon sourire niais.
"dis moi plutôt ce qui t'a pris autant de temps avant de venir me voir dans cette taverne ? quelles aventures as-tu encore affronté ?". toujours faire parler l'autre en premier, c'est ce que ma guilde m'a appris. les vieilles habitudes ont la peau dur. mais je vois dans tes yeux un éclair de malice, et je sais déjà que tu te prêtes au jeu, bien que tu ne sois pas dupe.

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2021-03-11 08:47:42
J'ouvre la bouche puis la referme. il commence son explication par une boutade. il n'a pas changé d'un pouce depuis la dernière fois. plus que ces mots, c'est ce sentiment qui me revigore.
j'avale une lampée de ma boisson pour me donner une contenance. je lui souris et fait discrètement tomber quelques-unes de mes mèches noires pour l'empêcher de me voir rougir ainsi.
* c'est uniquement dû au fait que cela fait longtemps que tu n'as parlé à personne ma grande, ressaisis toi ! *

- tes aventures me paraissent aussi agréable à raconter que le vieux manteau que tu portes sur tes épaules, lui dis-je dans ce qui se veut une blague.

rien n'y fait, je me sens nerveuse, je veux paraître à mon avantage. je dois ressembler à l'assassin froide et inaccessible que ma fonction me commande d'être. sauf que face à lui je ne peux m'empêcher de sourire et rougir sur une simple phrase. je m'éclaircis la voix, reprend contenance en fixant le ciel derrière la vitre, qui vomit encore ses flocons de neige.

- je n'ai pas fais grand chose. comme tu dois le savoir, j'ai réussi ma formation de tueuse à gages, pour l'elite. malgré le fait que cette dernière n'ai pas survécu, comme beaucoup d'autres guildes. je loue mes services ici et là. j'ai la chance que ma mère ne me demande pas de revenir à la capitale pour m'assoir sur ce fichu trône. je le laisse à ma soeur. en attendant, j'use de certains...charmes pour exécuter quelques hommes contre rémunération. je finis cette honteuse phrase dans un souffle.

je n'ose toujours pas le regarder dans les yeux. après une si gentille remarque, je n'ai rien trouvé d'autre que de lui raconter cela. *quelle gourde je fais*. un silence s'installe, et j'espère sincèrement qu'il va le rompre.

princesse meuhmeuh

Ellanna (Broceliande)2021-03-11 10:48:26
Je frissonne à l'évocation de cette proposition. les codes sont très simples : une mission, une personne. comment faire tomber cet homme vénal sous mes charmes si je suis moi-même accompagnée ? comment parvenir à sa couche et le poignarder dans son sommeil après une longue nuit d'étreinte désagréable si mes pensées s'égard vers cet homme ?
ma réponse tarde à venir, je ne cesse de peser le pour et le contre.
* il veut simplement faire un bout de chemin avec toi, en tant qu'ami. oui c'est ça un ami, qui se sent un peu seul, comme toi. il n'y a rien de mal à ça ! *

je finis par tourner mon regard vers ce visage bien trop à mon goût

- non je n'ai reçu aucune demande pour mettre fin à tes jours. tu dois être dans les bonnes grâces de notre déesse...ou savoir quand il faut disparaître.

il m'intrigue, je ne sais ce que cache ce regard. * il te sonde, mais différemment d'il y a quelques années. pourquoi ? qu'est-ce qui peut bien avoir changé ?*

- c'est d'accord, tu peux m'accompagner si tu le désires, mais à une condition. ma mission, mes règles. si je te dis de ne pas regarder, tu pars aussi loin que nécessaire. je n'ai pas envie que tu connaisses certaines de mes...méthodes. nous partons dans quelques heures. as-tu des affaires à mettre en ordre avant ton départ ?

* il faut que j'apprenne un maximum de choses sur ce nouveau/ancien compagnon, et cela le plus rapidement possible*

je me rapproche subitement ma chaise et colle mon visage à quelques centimètres du siens, mes pupilles violettes s'ancrant dans son regard franc.

- une amie à qui te dois dire aurevoir ? ton dragon à prévenir ? ou un chef de guilde peut-être ? je lui chuchote, mon souffle l'embrassant d'un goût sucré.

le but est de le déstabiliser, de rentrer dans son intimité, qu'il ne puisse plus réfléchir et que les réponses sortent d'elles-même. c'est un coup bas, mais on n'est jamais trop prudent. d'une nature méfiante, ce cadeau du ciel semble bien trop beau pour être vrai.

princesse meuhmeuh

p.s : j'ai fait comme toi, une petite fiche me résumant sur ma mp (je trouvais l'idée très sympa ahah)

Ellanna (Broceliande)2021-03-11 12:13:43
Il passe le test. une certaine frustration transparait cependant de ma personne. il a parfaitement gardé son sang froid, offrant même une autre boutade en m'expliquant qu'il était seul. aucune femme ne l'attend. pas que cela me déplaise, mais il semble bien trop serein. je continue à le fixer pendant de longues minutes, essayant d'apercevoir si un tic nerveux apparaît, mais rien. je finis par décoller mon visage du sien, reprenant par la même occasion ma respiration.

* cet homme est dangereux pour toi ma grande. il te tient bien trop facilement tête. plus que ça il t'intrigue. tu devrais prendre tes distances. *

j'ai encore son parfum qui flotte autour de moi, et surtout la chaleur de son corps que j'ai sentis ne désire plus me lâcher.

- ne m'appelle plus jamais princesse. je n'en suis pas une, et n'en deviendrai jamais une. est-ce clair ?

je lui lance un regard noir.

*voilà quelqu'un s'approche de toi et l'unique chose que tu parviennes à faire c'est le réprimander. toi qui étais si heureuse il y a quelques minutes voilà que tu fais la fine bouche.*

- si tu es prêt nous pouvons partir maintenant pour l'impérium...je crois que c'est de là que tu viens. peut-être est-ce même un membre de ta famille à qui nous allons rendre visite qui sait. es-tu toujours certain d'être en accord avec cela ? es-tu capable de tenir une épée ?

je ne peux m'empêcher de continuer à la tester. je veux le pousser dans ces retranchements, voir de quoi il est capable. tout en m'exprimant, je me lève et attache ma cape rapidement. quelques regards essaient déjà de se souvenir à qui appartient ces maudits yeux. je me retourne et le fixe. il n'a pas bougé de sa chaise, me fixant de nouveau.

Ellanna (Broceliande)2021-03-11 17:51:52
Pendant qu'il était sorti se préparer, j'ai rapidement rassemblé les quelques affaires qui était dans ma chambre. m'habillant de ma cape la plus chaude, j'avais prévenu brocéliande par la même occasion que nous voyagerons dorénavant avec un invité.

- ne te montre pas, pour l'instant on ne sait pas s'il est de confiance ou non. c'est bizarre qu'il ne s'inquiète pas plus pour son dragon. je m'occupe de lui, de ton côté essaie de pister son compagnon. je veux savoir où il est, avec qui et ce qu'il fabrique. si jamais il te semble louche et qu'il se rapproche tu n'hésites pas. ces deux là me semblent rouillés, ça ne devrait pas te poser trop de problème de l'achever, même avec ta condition.

cette dernière hoche la tête avant de s'enfuir dans la neige. quelques minutes plus tard, je sors de cette auberge et me retrouve nez à nez avec lui. ses cheveux lui tombent sur le visage, sa peau halée se démarque de cette blanche monotonie, et ses prunelles me coupent le souffle. il a changé de vêtements. ces derniers lui vont à merveille, bien qu'ils semblent neufs et donc probablement peu confortables pour le moment. j'essaie de réprimer un léger sourire. peut-être que mon charme à finalement opéré tout à l'heure. une part de moi, espère que ce soit le cas.

je me reprend et lui désigne deux chevaux.

- je ne suis pas de celle qui voyage sur le dos de ma dragonne... j'espère qu'une traversée du pays à cheval te conviendra. ce soir nous allons devoir dormir dans les bois.

il hoche la tête sans se départir de ce fameux sourire. sa gentillesse possède un spleen, comme lorsqu'il me racontait qu'il n'avait plus de famille.
* la solitude a du l'abîmer*

le début de la traversée se passe sans mot dire. toujours mal à l'aise, je n'ai pas pour habitude de tenir une conversation. estafador se trouve être un compagnon de route agréable, me laissant divaguer dans mes pensées lorsque j'en ressens le besoin, toujours présent lorsque je lui demande quelques choses. au fur et à mesure que les heures passent je parviens à me détendre et à lui sourire. cette idée de l'amener avec moi n'est peut-être pas si mauvaise après tout.

la nuit commençant à tomber, il est le premier à trouver une excavation pour passer la nuit. située à flanc de colline, elle est assez en hauteur pour éviter d'être importuné dans la nuit et propose une vue dégagée si jamais un ennemi venait à apparaître. seul problème, ce trou dans la roche n'est pas bien grand, tout juste de quoi faire tenir deux corps et un petit feu. l'avantage est qu'aucun ours ne doit dormir là-dedans.
pendant qu'il ramasse quelques branches pour allumer un feu, je pars chercher le repas du soir, mon petit arc à la main. je ne suis pas la meilleure tireuse, mais je sais me rendre silencieuse. je reviens ainsi avec deux lapins à la main, assez fière de moi. le feu est déjà allumé et il a sortit quelques couvertures qu'il a disposé près du feu pour nous servir de lit pour cette nuit.

après ce délicieux repas, la glace commence à se briser entre nous. je ne parviens plus à lui montrer mon aspect froid et distant de tout à l'heure. la proximité de nos corps, la lune crevant les nuages et la neige s'étend enfin arrêtée, je me laisse aller. après tout ce temps passé seule ou à tuer mes semblables, je peux bien être moi-même pour une petite soirée.
il a sortit une liqueur de son sac et nous en avons déjà bu la moitié. le liquide chaud et le feu réchauffe l'atmosphère et délie les langues.

nous parlons de tout, surtout d'avant. de nos guildes, du moins des choses dont nous pouvons nous permettre de parler. malgré le fait que ces dernières n'existent plus que dans les souvenirs, les codes moraux sont encore gravés au fer rouge dans nos mémoires. je me rends ainsi compte que cet un érudit bien plus que je ne le pensais. la nuit est déjà bien installée quand viennent les questions intimes.

- pourquoi as-tu voulu m'accompagner ? je veux dire tu dois avoir une femme ou des enfants quelques part qui t'attendent. ou un métier qui te retiens quelque part. voyager avec une femme de ma condition n'est pas la meilleure idée qui tu ai pu avoir.
je le sens se raidir et je ne peux m'empêcher de fixer avidement ses lèvres pleines. sans m'en rendre compte j'en mord les miennes. j'aimerai écouter sa réponse mais la seule chose qui parvient à mes oreilles est le cri de désir que me réclame mon corps.

- ... et toi ? me demande t-il

je n'ai rien écouté de ce qu'il vient de me dire. je détourne le regard, incombant la rougir de mes joues au feu trop proche. je rajoute une bûche dans ce dernier pour me donner contenance, bien qu'il n'en ait nul besoin. cet endroit me semble tout à coup bien trop petit.

- je...je n'ai pas entendu ce que tu avais dis, j'ose lui dire doucement. a vrai dire cette question n'était pas celle à laquelle je désirais une véritable réponse.
je prend mon temps, respire plusieurs fois avant de le regarder de nouveau.

- si tu acceptes de répondre véritablement à ma question, je t'autorise à me poser la question de ton choix et j'en ferai de même. cela te convient-il ?

Ellanna (Broceliande)2021-03-11 23:22:49
J'arrive à me concentrer sur son explication la seconde fois. j'apprend qu'il a une femme, qu'il possède un rôle de beau-père sans posséder de métier stable. la douche froide est sévère.

* tant mieux, il t'explique qu'il faut que tu prennes tes distances, qu'il ne veut pas de tes minauderies. ce n'est qu'un ami. concentre toi sur ta mission plutôt que sur lui*

et pourtant une déception se niche dans ma poitrine.

- je... je m'ennuyais. je me suis simplement dit que je ferais une bonne action pour une fois en te permettant de me suivre.

l'alcool redescend rapidement et un masque neutre se recouvre sur mon visage.

- il se fait tard, demain nous devons nous lever à l'aube. il nous restera deux jours de chevauchée. pour ce qui est de la mission, nous allons nous introduire par la grande porte à la cour du duc vlader. je crois selon mes informations qu'il s'agit de la branche de ton oncle. il ne sera pas difficile d'y entrer, nous sommes attendus en tant qu'invités d'honneurs. tu deviendra mon garde du corps. tu me suivra partout, sans dire un mot est-ce bien clair ? entraîne toi pendant les deux jours qu'il te reste, je dois pouvoir compter sur toi si les choses tournent mal. de mon côté je suis attendue pour devenir la future maîtresse du duc. ton rôle te permettra de rester devant la porte de la chambre de vlader et de faire le guet au besoin. lorsque j'aurai finis, nous pourrons partir par les champs. as-tu des questions ?

il m'écoute, hoche la tête, fait une certaine grimace que je décide d"ignorer. je sens qu'il est perdu, un moment je ris légèrement avec lui, la seconde d'après je parle trop sérieusement de m'introduire dans la couche de son oncle.

- en attendant, il se fait tard. tu peux prendre le premier tour de garde.

je n'attends pas qu'il accepte, et m'allonge directement sur ma couverture. le froid me transperce alors que mon corps s'éloigne du feu de bois. je sers les dents et tente de m'endormir mais rien n'y fait, mon corps commence à trembler de toute part. après plusieurs minutes de lutte, j'abdique, me relève et me colle près du feu. je passe la nuit à tenter de me réchauffer et d'éviter les regards d'estafador. je refuse tout dialogue avec lui. la nuit devrait me porter conseil.

Ellanna (Broceliande)2021-03-12 09:07:56
Lorsque je me réveille aux premiers rayons du soleil, je sens que mon corps a retrouvé sa chaleur. je me lève et me rend compte qu'estafador m'a bordé de son manteau pendant la nuit. je ne peux m'empêcher d'humer discrètement son parfum. la culpabilité m'envahit lorsque je me remémore ma nuit, je n'ai pas pris mon tour de garde. il a dû passer la nuit entière à s'occuper de moi comme si j'étais redevenue une enfant. alors que je réfléchis au fait qu'il soit un parfait gentleman, il revient avec quelques baies en main, notre petit-déjeuner.

je détourne instinctivement le regard, cet homme me fait me perdre dans les contradictions qui m'envahissent l'esprit. c'est à cet instant que j'entend sa voix chaude m'expliquer qu'elle attend des réponses.

la surprise de ses questions me permettent enfin de me retourner et de le regarder. ses cheveux ébènes recouvrent doucement une partie de sa cicatrice, quelques gouttes s'y accrochent, comme s'il venait de s'entraîner. ses lèvres s'entre-ouvrent et je sens comme un sentiment de peur s'ancrer dans son regard.

comment ai-je réussi à le déstabiliser ? les questions qu'il vient de me poser son si loin de la réalité que je suis tentée de rire. a moins que cela ne soit encore une manière de me taquiner ? non ses yeux attendent une réponse sérieuse.
je me rend compte que j'ai été égoïste. a penser constamment à mes ressentis j'en ai oublié de remarquer les siens. je me racle doucement la gorge, chassant les dernières brumes de sommeil.

- esta je...je suis sincèrement heureuse que tu fasses parti de cette mission. ce n'est pas dans mes habitudes de faire une mission en duo, cela est même strictement interdit, mais je peux t'assurer que la pitié n'a rien à voir là-dedans. je...je ne voulais pas dénigrer ton ancienne vie. j'essayais simplement de rattraper le temps perdu et voir si nous pouvions toujours être...des amis tout les deux. je ne désire pas bouleverser ta vie actuelle avec ta femme qui peut potentiellement revenir d'un moment à l'autre et...

la fin de ma phrase se perd dans un souffle. je suis extrêmement mal à l'aise et je sens encore une fois mon visage devenir si rouge que j'en viens à manquer d'air. mon dieu que cet homme est dangereux. je prend une grande inspiration avant de continuer, chuchotant presque

- j'ai peut-être oublié un peu mes bonnes manières avec le temps, cette situation est inédite pour moi. je ne pensais pas que mes paroles avaient un quelconque poids pour toi. et je t'assure que tu réponds à mes attentes !

je me suis élancée sur la dernière phrase, la hurlant presque, me souvenant de cette idée saugrenue qu'il a eu. je me reprend tout de suite, baisse la main avant qu'elle ne touche son visage. je me retourne rapidement, me maudissant de mon élan.

- si tu n'as pas d'autres questions, je crois que nous devrions repartir. comme je te l'expliquais nous sommes attendus et je ne veux pas être mise en avant par mon retard. je vais me changer, si nous avançons bien nous pourrions même arriver dans la nuit.

je me retourne une dernière fois, lui souris pour ne pas l'inquiéter et me dépêche de partir dans les sous-bois. une fois à l'orée de la forêt, je me déshabille et enfile une longue robe de dame. a manche longue et d'un pourpre intense, elle est joliment brodée sur l'ensemble du buste, avant de s'évaser sur mes jambes. je déteste ces habits de femme, surtout par ce temps glacial, mais il est impensable d'arriver en tenue masculine. je me brosse les cheveux avec les doigts et décide de les laisser lâchent. ils englobent mes épaules et me réchauffent légèrement.

en me retournant, je lève les yeux vers l'excavation et remarque une ombre partir précipitamment à l'intérieur. j'espère pour lui qu'il ne m'a pas regardé me changer ! un craquement vers la forêt me fait pivoter d'un coup, les sens aux aguets. j'attend quelques secondes, en position de combat avant qu'une louve bien trop grande pour sa taille apparaisse. elle s'assoit à une certaine distance de moi et m'explique :

- son dragon est venu hier soir. il n'y a pas eu de contact direct entre les deux, mais ils se suivent. ce dragon ne me semble pas bien causant, il a été tout du long seul à suivre son maître sans pour autant s'en préoccuper réellement. je ne vois aucune animosité à notre égard. si je peux me permettre ella, je pense même que cet homme t'apprécie.

- arrête tes bêtises, je lui réplique piqué au vif. occupe toi plutôt de ce dragon, il lui a fait une marque au visage, je veux savoir s'il risque de nous poser problème ou s'il viendra nous aider au besoin.

- je...je pense que c'est un excellent guerrier. j'ai beau être une louve et ne pas faire de bruit il m'a repéré mais n'a rien dit. je pourrai peut-être établir un contact ?

- fais ce que tu veux, mais tu as une journée. après nous ne pourrons plus nous joindre.

elle hoche la tête et repars aussi discrètement qu'elle est venue. je n'aime pas la laisser seule, depuis des années elle a été mon roc sur lequel je pouvais compter. j'ai comme l'impression qu'une partie de moi s'en va dans les bois. c'est normalement son rôle de remettre mes idées au clair, sans elle mes émotions prennent complètement le dessus. je respire une dernière fois et retourne au campement. arrivée là-bas je lui propose de reprendre la route, un léger sourire au lèvre, heureuse d'avoir pour une fois pu m'exprimer sincèrement sur une question.
j'aime sa franchise. encore une qualité qu'il possède.

Ellanna (Broceliande)2021-03-12 21:51:35
La traversée se passait bien. brocéliande n'était pas loin, vers le nord de ma position. le lien qui nous unit me permet de savoir toujours approximativement où elle se trouve. je discute de temps à autre avec estafador. depuis que nous sommes partis notre relation est au beau fixe. cela me réchauffe le coeur d'avoir un tel compagnon de voyage.

la forêt dans laquelle nous nous situons doit normalement être un raccourci vers notre destination. j'ai hâte de terminer cette mission pour m'occuper un peu plus sérieusement de ma vie personnelle. l'arrivée de ce brun me donne envie de prendre du temps pour moi. d'un autre côté je redoute particulièrement notre arrivée. je sais qu'il n'est pas prêt à me voir jouer ce rôle.

- ma chère cette forêt me paraît anormale, me dis t-il

a l'instant où il me dit cela je ressens la pression de l'air changer. je dois dire qu'il a de bons réflexes et je décide de lui faire confiance. d'enfin placer un peu de ma confiance en lui. en espérant ne pas avoir de retour de bâton avec cette décision. je me mets sur mes gardes.

soudain je le vois juste derrière un chêne. mon ex-mari, komodo. son visage si souriant me regarde dorénavant inquisiteur. je me glace sur place. il est mort sur le champ de bataille il y a maintenant plusieurs années. cela ne peut être vrai.

- alors tu veux me remplacer dans ton coeur ? tu veux que je disparaisse à jamais c'est ça ? me crache t-il

ma gorge est nouée. et puis aussi vite qu'il est apparut un flash le fait disparaître. je cligne des yeux et me retrouve à quelques mètres de l'arbre où il a surgit il y a quelques secondes.
je me retourne vivement vers estafador.

- tu viens de voir ça ? je m'écris toujours sous le choc

- je crois... et d'où venait ce flash ? me demande-t-il

au même moment j'entend un rugissement de dragon. il se situe exactement là où doit normalement être brocéliande. un instinct me souffle qu'elle est potentiellement en danger. je ne sais pas quoi faire, je suis affolée. je regarde à droite puis à gauche, essayant de chercher une présence, un potentiel guet-apens, mais rien ne vient. aucune présence mise à part celle d'estafador et la mienne.

- connais-tu ce chemin ma chère ?

- je dois dire que j'ai peut-être voulu prendre un raccourci. j'ai l'impression que nous n'avançons pas.

un hurlement suit ma diatribe. il est beaucoup trop proche de nous. je sors une dague qui était cachée au creux de ma botte. je vois mon compagnon dégainer également. je regarde en tout sens et n'arrive pas à savoir d'où va surgir l'attaque. je vois le corps de brocéliande surgir de ma droite. elle décrit un large vol avant de venir s'effondrer aux pieds d'estafador. elle ne se relève pas. je me précipite vers elle et tourne ma tête vers où provient l'attaque. un golem écrase de nombreux arbres et parvient à ma hauteur. ma dague ne risque pas de me protéger face à cela, mais il faut que je protège mon amie. je me dresse entre elle et ce monstre. estafador quant à lui s'approche de moi en soutien.

je me jette vers l'ennemi mais avant même d'atteindre la créature je reçois un choque sur le côté et m'écroule dans la neige. je me relève et découvre une harpie d'une blancheur éclatante. elle me hurle dessus avant de se jeter de nouveau sur moi. j'arrive à dévier l'attaque mais une griffe érafle ma joue. j'aperçois au loin estafador se battre avec le golem. je reporte mon attention sur mon adversaire un goût de fer dans la bouche.

le combat est éprouvant et je n'en possède pas l'avantage. au sol dans la neige, mon adversaire est au-dessus de moi. je parviens tant bien que mal à parer, mais le froid commence à m'engourdir.

un puissant rugissement fige la scène pendant quelques secondes. un majestueux dragon descend du ciel et s'attaque sans peur au golem, qu'il met rapidement en difficulté. je n'ai cependant pas le luxe de profiter de ce spectacle. la harpie ne me quitte pas, s'acharne sur moi comme si j'étais une proie. mon bras cède lors d'un de ses assauts. mon cri déchire le silence qui s'est fait. quelques flocons se remettent à tomber.

un flash retentit de nouveau. le golem et la harpie ont disparus à l'instant où mes yeux s'habituent de nouveau à la clarté environnante. sommes-nous en train d'halluciner ? je me retourne et ma louve est toujours au sol inconsciente. je rampe vers elle, le bras également en sang. où que soit passées ces créatures ce combat était bien réel. au loin je vois nos montures mortes éventrées.
je me tourne légèrement vers estafador. quoi qu'il se passe ici nous devons partir au plus vite si nous voulons rester en vie. son dragon s'approche de brocéliande, la place doucement dans sa gueule et s'éloigne avec elle.

- ne t'inquiète pas il va bien s'occuper d'elle, me rassure le brun.

une immense fatigue accompagne ses mots.

Ellanna (Broceliande)2021-03-13 11:38:53
J'aurai dû montrer un aspect plus fort de ma personne. je me maudissais de dépendre de quelqu'un si rapidement. lorsque ses doigts ont touchés ma joue brûlante mes nerfs ont failli flancher. ce contact rassurant et doux est le premier que je reçois depuis des années. j'essaie de dissimuler cet état au jeune homme. heureusement pour moi il est concentré sur ses soins.
sa mixture fait effet rapidement, je sens déjà la brûlure diminuer.

- tu es privée de combat, me dit-il en me taquinant.

même dans les pires moments il garde son trait d'humour. je n'en montre rien mais je lui en suis reconnaissante. je me suis rapidement spécialisée dans l'assassinat car je ne suis pas la meilleure combattante. ma profession est souvent déclarée comme lâche et sans honneur car nous faisons toujours tout pour ne pas nous battre à armes égales. je sais que je suis une piètre attaquante à l'épée mais je vois mal comment un ancien combattant rouillé pourrait bien m'aider.

la pression de l'air change et j'aperçois la harpie de nouveau. un frisson me parcoure. estafador se place face à elle. il a une attitude bien trop décontractée, il va se faire tuer bêtement. je me relève rapidement, prête à me battre malgré son interdiction.

c'est alors que je le vois, ce mouvement fluide, rapide et précis. il tranche l'ennemi en un simple coup, comme si elle était constituée de beurre. je reste bouche bée par sa prouesse. je l'ai sous-estimé. s'il s'agit de sa puissance alors qu'il n'a pas pratiqué depuis des années je n'ose imaginer comment il était au meilleur de sa forme. il me regarde, à peine essoufflé.

- dépêchons-nous de partir ici princesse, me dit-il dans un sourire

- je t'ai déjà dit de ne pas... je ne finis pas ma phrase, je vois déjà un grand sourire sur son visage. il me taquine encore. je lève les yeux au ciel et commence à reprendre le chemin. il m'emboîte le pas, gardant tout de même son bras armé.

nous réussissons à échapper à cette forêt après trois longues heures de marche. peut-être plus car elle réussit parfois à nous faire perdre les mètres que nous avalons. elle n'était pas si épaisse que cela, mais je suis exténuée. marcher dans la neige avec une robe de cour n'est vraiment pas la meilleure idée que j'ai eu. par chance cette dernière n'est pas trop abîmée et je pourrais facilement faire diversion. a mes côtés, mon garde du corps reste à l'affût. il possède finalement toutes les qualifications pour cette fonction et sera parfait pour le rôle.

la nuit arrive plus tôt que je ne le pensais. sans montures notre traversée a été fortement ralentie. je trouve une cabane abandonnée à la sortie de cette maudite forêt. a l'intérieur une simple pièce avec un poêle, une chaise ainsi qu'une table en bois branlante et un lit. mise à part la porte une fenêtre donne sur l'extérieur. c'est mieux que ce que je pouvais espérer.

je chois sur la chaise enlevant mes bottes d'un simple geste des pieds et m'évertuant à allumer un feu avec les bûches situées près du poêle. j'entend la porte se fermer derrière moi. il est partit chercher de quoi nous substanter pour la nuit. nous n'avons pratiquement rien mangé de la journée. une fois le feu allumer je me change rapidement, enlevant le peu de couche de vêtement que j'avais. je me place ainsi pieds nus avec pour seul atout un pantalon et une chemise devant la source de chaleur.

estafador rentre avec quelques racines et un écureuil à ce moment précis. il ne fait aucune remarque sur ma tenue. il doit lui aussi être épuisé. le repas est convivial et agréable. je ne peux m'empêcher de rire à ses taquineries et d'y répondre. je sens un lien renaître entre nous. après le repas je m'en vais me coucher dans ce lit miteux. en parfait gentilhomme il prend les couvertures que nous avions et s'installe au sol.
je suis légèrement déçue qu'il ne soit pas plus aventureux dans ce domaine, avant de me rappeler les mots de mon mari dans la forêt.
* pour une fois ella, vas-y doucement*

le lendemain, nous ne sommes plus qu'à quelques heures du château du duc.je me réveille et me frotte avec un peu de neige le visage et mon bras. il ne reste presque plus rien de l'attaque de la harpie sur mon corps. le paysage commence à se transformer et nous apercevons les premiers champs et paysans. c'est le moment que je redoute, celui où je vais devoir afficher un masque qui risque de détruire ce lien si difficilement créer.

Ellanna (Broceliande)2021-03-13 19:08:02
Ces paysans furent adorables et me permirent surtout de tester ma couverture. elle fonctionnait pour l'instant à merveille. estafador avait joué le jeu et je me sentais à présent assez confiante pour réussir rapidement cette mission.

- voilà comment cela va se dérouler. nous allons êtres invités à passer une semaine au sein du château. ton oncle cherche à se remarier après la mort de sa femme. des murmures racontent qu'il l'aurait tué lui-même lors d'un de ses jeux sadiques. toujours est-il que ma condition de fille de kitiara va être tournée à notre avantage. il rêve d'un mariage qui lui permettrait de rentrer à la cour royale. le charmer ne devrait pas être bien difficile. cependant pour que la couverture soit parfaite je ne le tuerai pas dès le premier soir. je jugerai du moment opportun mais cela devrait être vers la fin de notre semaine. une fois mort, il faudra faire croire soit à une mort naturelle soit à un assassinat. dans ce dernier cas de figure, je choisirai une victime à qui faire porter le chapeau au préalable.

- tu veux envoyer quelqu'un à la potence pour ton crime ? s'exclame surpris le brun

je le regarde longuement. il commence petit à petit à comprendre quel type de personne je suis réellement. j'ai peur de voir dans ses yeux de la déception.

- oui. je suis prête à tuer une autre personne pour m'en sortir, je finis par lui dire.

je lui laisse digérer la nouvelle avant de poursuivre, doucement, comme de peur de l'effrayer davantage.

- je dois te prévenir que nous ne pourrons pas facilement communiquer une fois entrée. je vais devoir te prendre de haut la plupart du temps, voir te rabaisser. tout ce que je te dirai, sache que je n'en pense pas le moindre mot. dis toi que tu vas découvrir une autre personne. je...je tiens également à te prévenir que je risque d'être extrêmement...proche de ton oncle. nous pourrons discuter plus facilement dans la chambre qu'ils me donneront, mais n'oublie jamais que les murs ont des oreilles dans les châteaux. je dois également te prévenir que si la mission se déroule correctement, je ne serai que rarement dans cette chambre. tu sera peut-être amené à être à mes côtés dans des situations qui pourraient s'avérer disons...gênantes. si cela est trop difficile je peux m'arranger pour que tu ne sois pas présent lorsque...

je laisse de nouveau ma phrase en suspens pour lui laisser le temps de comprendre et d'assimiler. je ne sais pas vraiment pourquoi je prends autant d'attention pour lui expliquer les choses, mais je veux qu'il sache sur quelle fourmilière il marche.

nos montures nous font rapidement arriver en ville. en haut d'une colline se situe le château. pour une si petite bourgade, l'architecture est respectable. une douve encadre un pont-levis. la grande porte du château commence à se discerner. ce dernier possède un large hall encadré par deux tourelles rondes.

- c'est le moment pour poser tes dernières questions mon ami, une fois passé ce pont je ne pourrai plus te parler facilement. acceptes-tu toujours de m'accompagner ou désires-tu rester dans une auberge de la ville le temps que je finisse ma besogne ? je ne t'en voudrais pas.

j'ai l'impression de le sortir d'une difficile pensée avec ma question. en attendant qu'il prenne la parole, je me redresse, remonte le menton pour afficher un port altier. je sens mon visage se fermer pour afficher un masque hautain et princier. je suis prête à affronter cette mission.

Ellanna (Broceliande)2021-03-13 22:16:28
Il m'appelle ma dame. ce simple mot prouve qu'il a compris, qu'il accepte de me suivre dans ce repère de vipères. un point s'enlève de mes épaules. je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours apprécié la solitude de mes missions, mais je suis heureuse qu'il ne me laisse pas seule. nous franchissons le pont-levis. avant même de toucher terre, un valet se positionne près de moi et m'aide à descendre de mon cheval. estafador descend seul à côté et vient se placer derrière moi, une main sur la garde de son épée, tel un protecteur.

quelques marches plus loin le seigneur des lieux s'avancent pour venir nous accueillir. le duc vlader n'est pas très grand mais compense par sa largeur. derrière ce ventre bedonnant se cache cependant une musculature de guerrier. dans la fleur de l'âge, il ne doit pas dépasser les 45 ans, ce qui ne fait que le double de mes printemps. la barbe longue est bien taillée, le visage dur et des yeux sadiques complète la caricature de cet homme. il tente cependant d'afficher un sourire amical et bienveillant ce qui le rend d'autant plus suspect à mon goût.

- ma chère dame, quel plaisir de me rendre visite dans mon humble demeure. les bardes ont essayés de retranscrire votre beauté en parole mais n'y sont pas parvenus, vous êtes une déesse descendus sur terre, s'écrit-il après un baisemain des moins gracieux.

- mon cher duc ce plaisir est partagé. j'ai entendu tant de chansons louer votre bravoure que j'en suis toute intimidée de vous toucher aujourd'hui.

* commençons par le flatter *

- ne me faites pas rougir si vite ma bonne enfant. venez rentrer je vous en prie, vous êtes mon invitée. et qui est cet homme qui vous accompagne ? votre nouveau amant ?

- lui ? non je n'ai pas de si mauvais goût tout de même ! j'éclate de rire. il s'agit de mon nouveau garde du corps. pour ce que j'en sais, il ne m'a pas été d'une grande aide actuellement mais que voulez-vous, ma mère ne voulait laisser une de ses filles traverser seul le pays. il se dit que les pillards envahissent de nouveau nos routes.

- votre mère à tout à fait raison, et je suis soulagé de vous voir entière franchir ma demeure. ne vous en faite pas je prendrai soin de vous comme d'une sainte relique, me dit mon hôte.

pendant tout cet échange nous sommes parvenus dans le hall. ce dernier est en effervescence, des dizaines de petites mains se bousculent pour mettre en place la dîner de ce soir. de loin nous pouvons entendre quelques cris dans la cuisine ainsi que d'innombrables arômes en parvenir. nous bifurquons vers la gauche et commençons à gravir les escaliers d'une tour. parvenu au second étage, après être arrivé dans un long couloir, il finit par s'arrêter devant une porte de bois identiques aux autres.

- voici votre chambre pour vous reposer ma cher. si vous voulez tous savoir je vous ai fourni la meilleure du château.
il me regarde en souriant avant de pointer une autre porte au fond du couloir : "elle se situe juste à côté de la mienne. si vous avez le moindre problème n'hésitez pas à venir me voir personnellement".

mon dieu que cet homme est peu subtile. son oeil lubrique est déjà venu se poser bien trop longtemps sur la chair qui dépasse de ma robe. je savais que cette mission ne serait pas difficile mais il s'agit ici d'un cas d'école.

- votre seigneurie est trop bonne avec moi, je lui répond dans mon plus beau sourire. j'en arrive même à jouer avec mes cheveux et à minauder devant lui. s'il veut jouer sur mon terrain je ne vais pas me retenir.

il profite du spectacle dans un silence trop long pour ne pas devenir explicite. puis soudain il détourne son regard de ma silhouette et le plante dans celui de mon garde du corps qui se trouvait derrière moi.

- rappelez moi le nom de votre servant ma mie ? j'ai comme l'impression de l'avoir déjà vu quelque part.

* merde, je croyais que sa famille n'avait aucun souvenir de lui. tant pis, je ne peux pas me permettre de mentir *

- je crois qu'il se nomme estafador. je l'ai choisi car il est de la région. je ne fais pas vraiment attention à ce genre de détails, mais je pense me souvenir qu'il pourrait être d'une bonne famille de votre région.

- ma chère vous devriez faire plus grande attention avec qui vous voyagez ! ah mais oui, ce regard mauvais et cet air de provocateur, je le reconnais il s'agit de mon neveu ! voilà longtemps que je pensais cet incompétent disparu à jamais. comment as-t-il fini à vos côtés ?

je sens estafador se tendre. je me retourne et vois ses poings se fermer sur la garde de son épée. pour apaiser la situation je me retourne, me rapproche de son oncle et lui dis d'une voix lascive

- je vous raconterez cette histoire plus tard au dîner si vous le souhaitez, je vous avoue être épuisée par ce voyage. et j'aimerai me refaire une beauté pour être à mon avantage lors du repas. je voudrai vous faire honneur...mon ami. puis-je vous considérer comme tel ? je penche légèrement la tête sur le côté pour découvrir mon cou. ce mouvement ne manque jamais de faire son effet.

- pardonnez moi je manque à tout mes devoirs. je vous en prie entrez et reposez-vous le temps qu'il faudra. je vais partir installer votre servant avec mes domestiques.

- non ! je me retourne trop vivement. les deux hommes s'arrêtent étonnés par la véhémence de mon propos. "ma mère m'a spécifiquement demandé qu'il ne s'éloigne jamais de moi. vous comprenez elle a peur pour ma vie. je n'ai réussi à quitter la cour qu'à cette unique condition. je me dois de tenir cette promesse. il devra être avec moi, dans cette chambre quoi qu'il arrive. "

- mais... il n'y a qu'un lit et je n'ai pas la place de vous en portez un second vous n'allez tout de même pas dormir ensemble !

- mon tendre ami (j'arrive difficilement à tenir ce personnage devant cet air stupide), je suis certaine que vous ne voudriez pas être la cause d'une dispute entre une mère et une fille. de plus je n'aime pas votre sous-entendus. pensez-vous sérieusement que j'aurai traverser la moitié du pays, manqué de me faire attaquer par des brigands pour finir avec votre neveu, qui est, des propos que vous tenez un lâche déserteur ?! il m'est déjà assez difficile d'imaginer devoir dormir à côté de lui, ne rajoutez pas à ma peine, des doutes sur ma bonne foi d'apprendre à vous connaître plus...intimement

les larmes me montent au yeux. c'est parfait pour tendre les derniers pièges à ma proie. cela ne manque pas, le duc se répand en excuses, s'empresse d'ouvrir la porte et de nous laisser seul, non sans un dernier regard mauvais auprès de son neveu. ce dernier le lui rend bien. je sens que la tension est à son paroxysme. j'attends que mon compagnon referme la porte avant de lui lancer un regard noir. il va devoir s'expliquer et rapidement.

Ellanna (Broceliande)2021-03-15 19:16:39
Mon esprit est en ébullition. cet homme n’est pas estafador. ce duc n’est pas le duc vlader. plus je réfléchie et mieux je comprends cette mission. elle me paraissait bien trop simple. toujours se méfier des apparences.

- ainsi je comprend mieux pourquoi il me faut le tuer. il n’est pas ce qu’il prétend être. une fois tué, le vrai duc pourra reprendre sa place. a moins que l’on me demande de le remettre sur son trône d’une manière ou d’une autre.

je marche en réfléchissant. j’ai envie de hurler contre ce compagnon que je ne connais pas, mais je ne peux lui en vouloir de ne pas m’avoir dit les choses avant. nous n’étions pas assez proche. nous ne sommes rien l’un pour l’autre. je garde cette idée dans un coin de ma tête pour avoir peut-être une explication un jour. pour l’instant l’important est de mener à bien tout ceci.

nous restons quelques heures enfermés dans cette pièce. le temps de déballer le peu d’affaires que nous avons. peu après notre arrivée deux servantes m’apportent de l’eau chaude qu’elles font couler dans une baignoire séparée d’un paravent en bois du reste de la pièce. la vapeur chaude aux huiles essentiels embaument rapidement l’espace. ce dernier est par ailleurs spacieux et chauffé convenablement. pendant qu’estafador s’acharne à regarder les flammes dans l’âtre de notre cheminée, j’en profite pour me décrasser dans le bain. j'essaie de faire le point sur la situation. je peux tourner cette information cruciale à mon avantage. mais surtout il ne faut pas que je me précipite. la précipitation est l'ennemi de l'assassin.

vient l’heure de descendre. j’enfile une robe que j’ai fais venir du couturier de la ville. cette robe d’apparat est bien trop outrageuse pour ma personne, faite de noir et d’or et me coupant le souffle avec ce corset trop serré. je respire mal mais le but de ce dîner est de marquer les esprits. personne ne doit oublier qui je suis. cela peut sembler contradictoire mais une personne qui s’apprête à tuer un de ses semblables ne pensera jamais à attirer le regard sur elle. cependant cette robe me sers tant que j’ai besoin du bras d’estafador pour me tenir debout et descendre les marches de pierres jusqu’au hall. souffrir pour être belle me répète ma mère, j’ai bien hâte d’être de nouveau laide dans ma tenue ordinaire, je ne peux m’empêcher de penser.

la pièce où se déroule le banquet est remplie de longues tables en bois agencées pour former un rectangle. au centre des jongleurs et des fous divertissent l’assemblée. nous arrivons les derniers, comme tout bon invité d’honneur. ma place se situe juste à la gauche du duc, preuve une fois de plus de la considération qu’il me porte.

il n’est pas intéressant de relater ce passage tant il est banal. les plats étaient bons et chauds, le duc bavard et lubrique, les fous divertissants bien que je connaisse déjà leurs jeux. estafador (ou plutôt cette personne) se tient tout le long du repas derrière moi stoïque. mon esprit s’égard souvent vers lui, me posant milles questions, cherchant à comprendre si le peu que j’ai appris de lui pendant ce périple est vrai ou faux. il ferait un excellent assassin. je me rend à l’évidence, je ne sais pas qui est cette personne et cela me blesse plus que de raison. je parviens tout de même à flatter le duc. ce dernier plaçant sa main sur ma cuisse lors du repas. tout le monde le remarque dans l’assemblée mais ne dit mot. le plan est parfait.

soudain le silence se fait à l’arrivée d’un chevalier par la grande porte. ce dernier se place au centre de l’assemblée, interrompant un chant de barde.

- cher duc je suis désolée de vous apprendre la mort de votre fils.

des cris et des murmures de consternations envahissent la salle. le duc quant à lui se lève fébrile et demande qui à occis sont unique descendance.

- je suis sincèrement désolé de vous apprendre qu’il a été occis de manière lâche, par un poison mon duc. le chevalier s’agenouille devant son chef avant de poursuivre. nous avons heureusement pu retrouver la coupable. le serpent est entrée dans votre maison puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que de la princesse ellanna.

des hurlements retentissent alors que des gardes sortent de l’ombre pour m’agriper. je ne comprends rien à la situation. ma robe me sert, je n’arrive plus à respirer. je n’ai jamais touché un cheveux de cet homme, je peux le jurer. je me retourne vers le duc et le voit avec un sourire sadique sur son visage. et je comprends. je viens de tomber dans un piège. la tête me tourne, la situation m’échappe. je me tourne vers estafador alors que les gardes me traînent vers les cachots. je voudrais lui dire que je suis innocente, mais après ce que je lui ai raconté ce matin sur ma capacité à faire porter mes crimes à un innocent j’ai peur qu’il ne me croit pas. et pendant que l’on me traîne dans les geôles je ne peux qu’ancrer mon regard dans ses yeux sans qu’aucun son ne sorte de mes lèvres.

Ellanna (Broceliande)2021-03-15 23:21:24
La pièce est minuscule, à peine de quoi faire deux pas de long et de large. aucun mobilier, un unique seau qui sent l’urine. pas de fenêtre et une humidité constante qui fait instantanément friser ma chevelure. en arrivant dans ma nouvelle demeure je fais fuir un couple de rat. le gardien qui est devant ma porte est jeune, grand aux cheveux blond il a un nez légèrement empâté. il transpire cependant l’alcool et je sais déjà que je vais passer un sale moment en sa compagnie. cela ne manque pas.
il me déshabille sans ménagement. ma robe disparaît au profit de mon pantalon et mon chemisier en dentelle qui se retrouvent mouillés rapidement. il me confisque ainsi deux couteaux que j’avais caché sur moi, ainsi qu’une fiole contenant un puissant somnifère. je les garde toujours près de moi, surtout que j’avais l’intention de les placer dans la chambre du duc ce soir, pour pouvoir les utiliser dans la semaine. cela ne va clairement pas plaider en ma faveur. je finis ainsi sans chaussure dans ce qui doit être un mélange de boue et de déjections.

- s’il vous plaît, je suis innocente. en attendant de pouvoir le prouver laisser moi du papier et une plume que je puisse écrire et vous montrer ma bonne foi. j’ai le droit de demander une aide de la cour royale, ceci est mon droit de princesse.

je m’époumone devant lui. il finit par me rire au nez avant de fermer la porte du cachot. je suis maintenant dans le noir complet. cela va me permettre de réfléchir.
je ne suis pas certaine qu’estafador vienne m’aider. j’aimerai, mais rien ne l’y oblige. il faut également envisager l’idée qu’il puisse faire parti du complot ou tout du moins qu’il soit au courant de cela et témoigne contre moi. l’idée me répugne mais je dois y faire face. si, dans le cas où il reste de mon côté, il faut que je trouve un moyen de le faire venir ici, pour lui expliquer la marche à suivre. sinon, il me faudra me débrouiller seule. comme toujours. brocéliande me manque cruellement à ce moment précis. la situation pourrait être pire, pour l’instant aucune preuve mise à part celles trouvées dans mes habits ne vient étayer la thèse que j’ai tué cet homme. alors que je suis dans mes pensées le bourreau ouvre de nouveau la porte. le duc vlader entre à suite.

- alors très chère, on pensait pouvoir me rouler dans la farine ?
- je n’ai jamais touché à un seul cheveux de votre fils, je m’écris
- je le sais. d’ailleurs personne ne l’a jamais effleuré. il se trouve actuellement à plusieurs lieues d’ici, à apprendre le maniement des armes dans une contrée voisine. nul doute qu’il rentrera un jour…peut-être
- mais alors pourquoi ?
- je sais qui t’envoie ! je sais que ton but est de me tuer ! tu as cru que tu m’aurai sale petite…tu travailles pour l’élite, cela fait des mois qu’ils veulent ma peau. et maintenant tu me ramènes ce soit-disant neveu pour me faire couler devant la cour entière. j’ai bâti ce pays, s’il est aussi riche aujourd’hui c’est grâce à moi. je ne laisserai ce pouvoir à personne d’autre. personne ne le mérite autant que moi !

je suis abasourdie par tant de véhémence. avant même que je ne puisse m’exprimer il m’agrippe par les cheveux et me frappe plusieurs fois. la force des coups me laisse échapper quelques gémissements. je sens mon oeil gonfler et du sang ruisseler de ma lèvre fendue. les coups cessent rapidement, cet homme n’ayant aucune endurance. je reste droite face à lui.

- frapper une femme, d’autant plus de la cour. vous venez de signer votre arrêt de mort. personne ne laissera passer ça et cela même si j’avais réellement tué votre fils. la potence sera pour vous.

le duc part d’un franc rire.

- pour venir vous sauver vos preux chevalier devraient d’abord savoir que vous êtes en danger. officiellement vous êtes particulièrement heureuse de votre condition ici. nous allons d’ailleurs bientôt nous marier. dans quelques mois je dirai que vous êtes tombé de cheval ou que vous êtes morte lors d’une fausse couche et le monde entier vous oubliera. quant à votre garde du corps, il a déjà préféré s’enrôler avec nous plutôt que de vivre dans le déshonneur d’avoir servit à vos côtés.

je reste cois.

- les choses finissent toujours pas se savoir ! je lui hurle dessus avant qu’il ne referme de nouveau la porte.

je me laisse tomber dans le noir. la situation est plus critique que je ne le pensais. si je ne peux envoyer une quelconque lettre explicative, même crypté je ne risque effectivement pas d’avoir la moindre chance de sortie. la nuit passe ainsi. les bruits des gouttes tombant dans la terre meuble; celui des clés du garde lorsqu’il passe près de ma porte. tout cela me berce et me réveille à la fois.
j’ai déjà perdu la notion du temps, lorsque j’entends des bruits parvenir du couloir. au pas je dirai deux personnes. elles s’arrêtent devant ma porte.

- allez laisse nous la voir bernie, il paraît qu’elle est super belle en plus ! dis une voix traînante et légèrement nasillarde.
- je peux pas, les ordres c’est les ordres. la porte doit jamais être non gardée
- mais on est des gardes donc si on est là on la garde non ? allez je t’offre la tournée tout à l’heure
- disons deux, répond le bourreau
- heu…c’est qu’avec les enfants j’ai pas trop de quoi… répond la voix trainante
- c’est d’accord, répond une troisième voix grave.

la porte s’ouvre et je suis un moment éblouie par la lumière. je tente de me relever, mon pantalon et mon chemisier blanc tout crottés, collés à la peau je dois ressembler à une sauvage. je le vois debout, épuisé, il semble hagard. je ne vois pas l’autre garde à ses côtés. je n’arrive plus à faire semblant. je me jette dans ses bras. je me colle à lui, comme si je désirais ne faire qu’un. je reste ainsi quelques minutes, heureuse qu’il ne m’ait pas trahi. qu’il soit descendu jusqu’ici pour me venir en aide. c’est la première fois que cela arrive.
reprenant mes esprits je me détache de son étreinte et lui explique ce que j’ai appris du duc.

- je vais rester ici quelques temps. le mieux pour l’instant est que l’on me pense coupable. de ton côté il faut que tu remontes à notre chambre. trouve une fiole de somnifère, ce doit être une bleue. elle est caché dans mes jupons cherches bien. lorsque tu l’aura, débrouille toi pour que le duc et ses gardes les plus proches en prennent ce soir. lorsqu’ils seront endormi tu devra les tuer. une fois cela fait disparaît. pars le plus loin possible du château. si tu te débrouilles bien pour faire profil bas, personne ne devrait se souvenir de toi.

il me regarde longuement. je ne sais pas s’il s’agit de mes blessures ou de ce que je lui demande de faire qu’il ne conçoit pas.

- si cela est trop difficile pour toi on peut changer le plan. tu peux les endormir et venir me chercher. il te faudra tout de même tuer le bourreau pour me libérer. une fois cela fait, j’irai moi-même tuer le duc pendant que tu partira te mettre à l’abri. oui cette idée est meilleure, je ne veux pas t’inculper encore plus dans cette mission qui n’est pas la tienne.

il reste toujours silencieux et me fixe avec un regard intense. je n’ai pas le temps pour ce brasier qui me brûle les joues lorsqu’il est prêt de moi. même en pleine crise mon corps me tiraille avec de basses envies.

- il faut que tu partes esta, le duc ne va pas tarder à revenir et je dois absolument être en cellule à ce moment là. c’est mon alibi qui est en jeu sinon. laisse moi ici, ne t’inquiète pas je suis solide.

je suis certaine de moi, même s’il est difficile à croire qu’un corps si frêle puisse tenir tête à un mastodonte comme le duc. toute la réussite de ce plan tient au fait qu’estafador réussisse à ne pas se faire prendre. je place pour la première fois la totalité de mes espoirs en quelqu’un d’autre que moi. je le chasse littéralement de ma cellule.

- ne te fais pas tuer, je lui dis dans un dernier murmure

Ellanna (Broceliande)2021-03-16 19:02:07
On perd vite la notion du temps lorsqu'on est dans le noir. la dernière personne que j'ai pu voir était estafador. ou du moins celle qui se fait passer pour lui. j'ai le temps de longuement réfléchir à ce que cela implique. la valeur d'un nom. pourquoi ce mensonge ne passe-t-il pas ? j'en ai pourtant réalisé de bien pire durant ma vie d'assassin. d'ailleurs cette mission n'est-elle pas un échec total de côté-ci aussi ?

comment le duc a-t-il pu savoir que je venais de la part de ma guilde ? qui lui a soufflé cette réponse ? plus j'y réfléchi et plus j'ai la certitude qu'une autre personne est sur le coup. ce vlader est bien trop bête pour avoir senti le coup venir. un autre assassin marche sur mes plates bandes. et ça me met en rogne. non pas que j'ai le monopole sur ce terrain, loin de là. mais personne ne s'attaque normalement à moi. soit car les rumeurs disent que je viens de l'elite et cela suffit aux plus endurcies pour douter. soit parce que je suis une dame de la cour et que j'ai des entrées. c'est d'ailleurs cette double casquette qui m'a permise de toujours me sortir des pires aventures. jouant de mes charmes ou de mes lames. mais alors qui oserait s'en prendre à l'elite ou au pouvoir en place ? il y a bien une guilde noire qui désire renverser cette monarchie, mais aux dernières nouvelles ils n'ont pas la force de frappe nécessaire. je vais devoir vérifier cela en rentrant.

je souffle bruyamment. pour l'instant je n'ai aucun moyen de savoir ce qui se trame. la seule chose qui m'intéresse est de savoir comment ce compagnon de voyage travail au-dessus de ma tête. j'espère qu'il n'est pas trop gauche. je n'ai aucune peur concernant sa force, mais je ne suis pas certaine de sa discrétion. je pourrai toujours m'en sortir grâce à une pirouette diplomatique s'il faisait trop de dégâts, mais j'espère ne pas avoir à sortir cette carte de ma poche. je n'aime pas appeler ma soeur à la rescousse.

et que faire une fois qu'il sera loin ? la logique voudrait que je ne le rejoigne pas. que je lui rende sa liberté. il n'a aucune raison de risquer de nouveau sa vie s'il se sort de ce pétrin aujourd'hui. je vais déjà avoir des ennuis si on apprend que j'ai réalisé cette mission en duo avec un néophyte qui plus est ! non le mieux pour lui est de ne jamais le recontacter. ce ø sur mon front était l'unique geste de tendresse que nous auront eu. il est mon arme, ma force pour cette mission, mon instrument et rien de plus. je répète cette litanie dans ma tête pour m'en persuader.

- ella, tu l'utilises. il tue le duc et il s'évapore. tu es blanchis, tu pars d'ici outrée et déçue. les répercussions vont être énorme mais elles sont facile à gérer. tu ne le revois jamais, tu le protègera dans les plus hautes sphères en expliquant que tu ne l'a plus revu. et ce sera la vérité. si tu veux qu'il survive laisse le retourner à sa vie, je murmure ces principes jusqu'à ce que ma gorge soit sèche.

j'ai beau savoir que c'est la bonne solution j'ai un sentiment d'abandon et de tristesse qui m'envahit. l'abandonner oui, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. si je l'apprécie un minimum il me faut être forte et tenir cet engagement. je n'ai déjà que bafouer les principes de mon métier pour cette amitié.

le bourreau ouvre la porte et me jette une miche de pain avec une cruche d'eau. il ne semble pas me considérer comme une menace. il est bien plus grand que moi aussi bien en largeur qu'un hauteur.

- alors ma petite, prête pour l'échafaud ? c'est ton ami qui a proposé cette idée, je crois qu'il a hâte de te voir morte celui-ci. il paraît qu'il est copain comme cochon avec le duc, et qu'ils réfléchissent ensemble à la manière la plus cruelle de te tuer. si tu veux mon avis je trouve que c'est du gâchis, on pourrait d'abord s'amuser avec toi si tu vois ce que je veux dire. mais leurs sourires ! un garde m'a raconté qu'il en avait eu froid dans le dos à les écouter parler, et c'est pas un couard celui-ci !

il veut discuter avec moi. j'essaie de ne pas intégrer les phrases qu'il me dit. soit estafador est un assassin inné et parvient parfaitement à jouer la comédie soit... non ne doute pas de lui, pas maintenant.

je profite de la porte ouverte pour regarder les alentours. les clés sont à ma portée, le geôlier ne se doute de rien, je pourrai facilement le tuer et après... et après quoi ? ma couverture serait fichue et je ne pourrais plus jamais repartir en mission. je le regarde longuement, je pèse le pour et le contre. un coup rapide et sec au niveau de son cou. je peux arriver à l'entrée en quelques minutes. sur la gauche je trouverai certainement une tenue de rechange. me déguiser en servante pour fuir le lieu et revenir après que les choses se soient calmées ? les gardes seront certainement en alerte, mais j'aurai mes armes et la nuit avec moi pour faire un carnage.
l'idée de verser le sang sur les pierre de ce château sans distinctions fait vibrer mon corps d'extase. imaginer les dizaines de corps à mes pieds, entendre les personnes me supplier et avancer silencieusement dans les couloirs pour offrir un repos éternel. sans m'en rendre compte mes pupilles se rétrécissent, la tête me tourne et je sens mon corps se tendre d'envie. le geôlier a arrêté de parler et me fixe. involontairement il recule d'un pas lorsqu'il croise mon regard, dans un réflexe de protection. ce simple mouvement fait exploser mon désir et je me vois me jeter sur lui et goûter à son sang.


la porte se referme et je m'acharne sur ce quignon de pain trop sec. la nuit retombe sur ma cellule et j'essaie de calmer mes pulsions meurtrières avec peine.

Ellanna (Broceliande)2021-03-17 00:07:33
La lumière apparaît de nouveau lorsque la porte s’ouvre. se tient le bourreau accompagné d’un garde et d’un homme de paroisse.

- ma demoiselle, veuillez sortir d’ici, cet endroit ne sied guère à une personne de votre condition, me déclare l’homme du clergé
- j’aimerai bien mon père, mais je n’en ai pas le droit selon les lois de ce duc.
- n’ayez crainte mon enfant, le duc n’est plus. et sa mort vous a innocenté !

j’essaie de dissimuler un sourire. ainsi donc estafador a réussit le pari. je sors et tente de retrouver de ma prestance. le bourreau courbe l’échine devant moi. il en est presque à demander pardon. je me fais rapidement accompagner par la petite troupe. toutes les personnes que je croise marque un temps d’arrêt à mon approche. la honte se lit sur leur visage et je savoure cet instant.

*la chance vous sourit, le regret est bien plus doux que ce que je prévoyais de vous faire *

je croise esta quelques mètres avant de parvenir à ma chambre. il est dans un sale état. certaines de ses coupures semblent profondes, il a le teint pâle et l’air fiévreux. un sourire timide apparaît sur ses lèvres quand il m’aperçoit, alors que son regard semble disparaitre, aspirer dans les affres de la maladie. une fine pellicule de sueur recouvre l’ensemble de son corps qui commence à s’agiter de spasmes. je retiens mon premier mouvement de lui venir en aide et le regarde froidement. je me mords sauvagement l’intérieur de la joue pour ne pas craquer.

je me positionne devant, le surplombant d’une tête en me plaçant une marche au-dessus de lui. il est soutenu par l’homme à la voix nasillarde. j’ai peur qu’à tout instant il s’évanouisse.

- qui sers-tu ? je lui demande d’une voix ferme et sèche

il met du temps à répondre. j’ai d’abord l’impression qu’il a perdu connaissance.

- vous ma chère princesse, me répond t-il

il a la tête basse et je ne peux voir l’expression de son visage, mais la boutade est toujours présente. je me retiens de sourire

- en es-tu certain ? j’ai ouïe dire que tu ne m’étais pas fidèle. je n’ai que faire de gens de ta condition. jure moi allégeance maintenant ou quitte ce domaine à jamais.

je lui laisse le choix. ma décision est déjà prise, soit il me quitte sur le champ et disparaît, ce qui lui laisse la vie sauve. soit il me jure allégeance devant cette cour improvisée et je pourrai le soignée dans « notre » chambre. et lui rendre sa liberté une fois que nous aurons quitter le château ensemble. quoi qu’il fasse son sort est scellé, je m’en fais la promesse. j’entend le garde murmurer à l’homme de paroisse « qu’elle dame difficile. elle voit son seul soutien ici et ne peut s’empêcher de régler ses comptes alors qu’il tient à peine debout ! »
« mon fils, cette femme sait comment tenir son rang. elle se doit d’être strict avec son personnel sinon personne ne la prendra en considération. » lui répond l’homme. je ne peux qu’être d’accord avec lui.

je n’ai pas le droit de montrer une seule considération à son égard. je n’ai pas le droit de le considérer comme un ami. je n’ai pas le droit de le soigner, de le toucher tendrement ou pire de m’éprendre de lui. je n’ai pas le droit de ressentir ce que je ressens pour lui.

en attendant sa réponse qui tarde à venir, j’en viens à rêver un instant de m’occuper de lui, de panser ses blessures dans la cabane où nous étions il y a quelques jours.

Ellanna (Broceliande)2021-03-17 14:50:06
Je le rattrape avant qu’il ne touche le sol. il est lourd et les deux gardes le prennent rapidement par les bras. ainsi donc il veut absolument poursuivre l’aventure avec moi. très bien.

- installez-le dans ma chambre et apportez moi de l’eau chaude. j’aurai besoin de prendre un bain.

la troupe me regarde comme si j’étais sans pitié mais un regard de ma part parvient à ne pas leur faire poser de question. ils l’installent sur le grand lit d’apparat et quittent rapidement la pièce. une fois seule avec lui je ne perds pas de temps.

je lui arrache sa chemise et découvre l’étendu des dégâts. une longue et profonde balafre est présente. je commence par la nettoyer avec de l’eau tiède avant d’appliquer un onguent que j’ai confectionné. je passe ensuite à la préparation d’une mixture pour chasser la fièvre et le reste du poison dans son corps. cet idiot à dû boire mon somnifère. il ne devait pas savoir qu’un assassin met toujours une dose de poison même dans un simple somnifère, de quoi tenir sa proie sous son joug quoi qu’il advienne. il est quelque peu récalcitrant mais je parviens à lui faire avaler par petites rasades ce dont il a besoin.

son visage se détend et je m’autorise à souffler lorsque je le vois reprendre quelques couleurs. j’en profite pour prendre ce fameux bain, je sens mauvais et j’ai besoin de réfléchir à ces derniers jours.

la profonde respiration d’estafador qui est juste à côté de moi me berce gentiment alors que mes soucis se dispersent comme la crasse dans l’eau. j’ai envie de déguerpir d’ici. pendant un instant j’ai envie de prendre ma retraite.
*cette mission t’a retourné plus que de raisons*

en sortant de ce bain je me drape rapidement avant de m’affaler sur le lit en compagnie du malade. je suis épuisée et ne mange rien de ce que l’on m’apporte. je surveille mon ami, le nourrissant doucement lorsqu’il se réveille à moitié. je passe la nuit à son chevet. le lendemain matin je reçois une missive d’un expéditeur inconnu.

mission réussie. tu peux partir. nous nous occupons du reste. l’argent est dans ton sac. voici 150 pièces d’or comme convenu.

je soupèse la bourse qui se trouve subitement dans mon sac. une petite fortune. sans crier garde je demande à ce que l’on m’amène deux chevaux. j’arrive à maintenir tant bien que mal estafador dans mon dos lorsque je grimpe sur l’animal. il est plus grand et plus fort que moi et notre centre d’équilibre est précaire mais je parviens à mener la bête en dehors de la ville, la seconde chargée de nos quelques affaires. je suis partie précipitamment, sans grande déclaration, ni départ convenable pour mon rang. je n’en ai que faire.

ce n’est qu’au crépuscule que nous parvenons au niveau de la cabane. j’attache rapidement les chevaux et tire comme je peux mon compagnon jusqu’au lit. le changement est brutal, les ustensiles précaires et pourtant je me sens enfin en sécurité.

je change et soigne de nouveau estafador. j’ai bon espoir qu’il se réveille demain matin si tout se passe bien. je mange un repas frugal, comme si l’inquiétude grignotait mes envies. un pli sur mon front ne veut plus me quitter depuis qu’il a perdu connaissance. peut-être que j’y suis allée un peu fort. je me rassure en me disant qu’il montre de plus en plus de signes de rémission. je réussis à allumer un feu alors que la nuit est noire dehors. le vent se lève et dans un état second je me colle à lui pour espérer trouver un peu de chaleur. je m’assoupis en me disant que c’est mon âme qui aurait besoin d’être réchauffée plus que mon corps. un sommeil sans rêve me happe.

Ellanna (Broceliande)2021-03-17 18:55:34
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas aussi bien dormi. je me réveille le lendemain avec le chant du coq. une tempête de neige s'abat autour de nous, faisant vibrer cette cabane si peu douillette. j'ouvre un oeil et constate qu'il ne reste que des braises dans l'âtre. je me décolle d'estafador et prend conscience de la position dans laquelle j'étais avec lui. mon visage devient rouge sang et je bénis la déesse que ce dernier dorme encore. il n'a rien vu et ne saura jamais ce que j'ai osé faire dans un élan de fatigue.

je me lève, remets quelques bûches et fait repartir le feu. je vais devoir aller chercher des morceaux de bois, mais avec la tempête qui nous enveloppe nous n'allons pas pouvoir faire grand chose de plus de notre journée. nous mangerons sur les provisions que j'ai emporté du château et je m'occuperai du malade.

je décide donc d'aller faire un stock de bois pour la journée. la tempête me pousse méchamment et après une trentaine de minutes dehors je suis bien heureuse de retrouver la chaleur de cette cabane. lorsque je rentre j'aperçois monsieur devant l'âtre, torse nu. je marque un temps d'arrêt. il a le visage un peu fatigué mais il est vivant. ses yeux ont retrouvés de leur malice. je descend mon regard qui se pose sur son torse. je me maudis d'avoir des pensées obscènes à ce moment. j'ai soigné ce corps ces derniers jours je ne devrai pas réagir maintenant qu'il est réveillé.
je pose mes bûches dans une espèce de quinte de toux pour cacher ma gêne.

- comment vas-tu ? je finis par lui demander maintenant que je suis assise à côté de lui sur le lit.
- bien mieux grâce à toi.

je m'assombris instantanément. je préfère me concentrer sur mes soins. il commence par me dire qu'il n'a pas besoin de cela. il m'énerve à gesticuler et à faire l'homme fière et fort. je finis par le pousser sur le lit. je me mets à califourchon sur ses jambes et l'oblige à rester allonger.

- maintenant tu va te laisser faire tranquillement ou je peux t'assurer que tu ne reverra pas la lumière du jour avant longtemps. nous avions bien dit ma mission mes règles non ?!

- cette mission n'est-elle pas terminée ? ne sommes nous pas maintenant ...
- redevenue des amis ? je réponds à sa place. si bien sur, tu as raisons il n'y a plus réellement de règles. mais laisse moi au moins réparer mes erreurs. fais moi cette dernière faveur de pouvoir me repentir.

il a arrêté de se débattre et me regarde intensément. je nettoie la plaie et dispose l'onguent de nouveau. j'essaie de faire cela correctement, mais je ne peux m'empêcher de caresser cette cicatrice. mon cerveau explose et ma respiration s'accélère. quelle idée de me mettre sur ses cuisses pour lui prodiguer des soins aussi ! je finis rapidement la tâche. d'ici quelques jours il n'y aura plus rien.

je me redresse, respire profondément et me retourne doucement pour avoir le temps de me préparer à cette tentation qu'il est devenu pour moi. comment as-t-il pu me charmer aussi rapidement ? nous étions des amis depuis si longtemps, à quel moment cela a-t-il dérapé dans mon esprit ?

- tu as f..faim ? ma voix tremble et je suis mortifiée. je me racle la gorge avant de poursuivre. j'ai pris quelques provisions si tu veux.

pitié faite que quelqu'un me vienne en aide. je n'ai aucun problème à trancher la chair des hommes ou à me jouer d'eux, mais cette sensation dans ma poitrine est bien trop difficile à appréhender pour moi.

Ellanna (Broceliande)2021-03-17 21:39:21
Il veut rester auprès de moi. malgré cette blessure, les propos que j'ai tenu, cette mission catastrophique. il veut bien encore de moi. ai-je déjà eu des moments agréables et paisibles ? il fut un temps oui. mais je me rends compte que cela fait déjà un moment que je me suis coupée du monde et de mes émotions.

la pièce semble trop petite, l'air chaud de la cheminée me prend à la gorge. je le vois devant moi en train d'attendre une réponse de ma part. je vois ce corps qui en une semaine s'est déjà affiné, ses muscles devenir saillant. je vois ce visage avec ces prunelles qui réussissent à me captiver et à me faire chavirer. quelques mèches noires descendent vers ses lèvres pleines. sa peau dorée qui appelle le soleil dans ce froid polaire. plus je le regarde et plus je perds pieds.

je m'avance vers lui. chacun de mes pas m'emplie d'envie et de désir. j'ai l'impression de ne plus respirer, d'avoir un trop plein de d'émotions. arrivée à sa hauteur, je me mets sur la pointe des pieds, attrape son cou et pose avec ardeur mes lèvres sur les siennes. je l'embrasse longuement, avidement, ne lui laissant aucun répit. toutes mes barrières sont en train de disparaître. la digue est brisée, mon désir trop longtemps retenu doit être assouvi. mes mains disparaissent dans sa chevelure alors que je n'arrive plus à quitter ma langue de la sienne. il a une odeur d'agrume. je perds la notion du temps.

je finis par le relâcher de mon emprise. j'ai la tête qui tourne. j'ancre mon regard au sien.

- je ne sais pas vivre paisiblement. mais je sais rendre les choses agréables.

je suis haletante. je tente de reprendre ma respiration. mon cerveau se remet en marche et l'horreur de la situation m'apparaît. mon dieu pourquoi avoir fait ça avec un ami. marié qui plus est ! j'essaie de voir comment reprendre en main la situation.

- ce qui se passe ici restera ici. nos venons de deux mondes différents, il faut que tu retournes à ta vie et moi à mes...

il ne me laisse pas finir ma phrase et pose un doigt sur mes lèvres.

Ellanna (Broceliande)2021-03-17 22:38:23
Nous avons perdu toute notion du temps. j'ai l'impression que toutes ces tensions et pulsions s'assouvissent enfin. j'apprend à connaître son corps, y retournant continuellement. je découvre une cicatrice, un grain de beauté. je me délecte de ses caresses. nous y avons passé la journée. des rires et de la tendresse pour seule nourriture. ce point niché dans mon coeur s'évapore enfin. je n'ai pas arrêté de sourire, de rire. dans cette tempête qui nous empêche de voir le monde extérieur, pendant une journée nous avons vécu un rêve parfait.

mais comme tout rêve, il y a toujours un réveil douloureux. le lendemain, il est temps d'aborder des sujets qui fâchent. la tempête s'est quelque peu calmée, assez pour repartir dans des conditions difficiles mais possible. si nous le voulions bien évidemment.

je suis dans l'âtre, simplement vêtue de son chemisier qui m'arrive à mi-cuisse, buvant une tisane bien chaude avec quelques herbes du coin. je l'observe longuement alors qu'il est alanguie dans le lit.

- esta... je voudrais certaines réponses, je lui dis calmement.

il se redresse sur un coude et je sens qu'il appréhende ce moment. il me fait un léger hochement de la tête pour me dire qu'il accepte (peut-être) de me répondre.

je me pose sur la chaise, à une distance respectable de lui. je sais parfaitement que si je suis trop près je n'aurai pas la force de tenir une conversation. son être m'attire continuellement. il ne le sait pas encore, mais il pourrait faire ce qu'il veut de moi. c'est un secret que je compte bien garder.

- je n'ai que trois questions. qui es-tu réellement ? que veux-tu de moi ? et où est ma dragonne et le tien par la même occasion ?

son regard se fait de nouveau perçant. cela fait maintenant plusieurs jours que je n'ai pas de nouvelles de brocéliande et cela ne fait pas parti de ses habitudes. je sais que dans quelques jours, voir quelques heures j'aurai une nouvelle mission, et je dois réfléchir à l'après. sauf que quand il est à mes côtés je ne vois que l'instant présent. j'oublie tout. j'ai encore son odeur sur ma peau, j'ai encore des vertiges de nos ébats d'il y a quelques minutes. j'ai le gout de ses lèvres sur mon corps. cet homme me fait perdre la tête. littéralement. et je ne sais pas dans quelle barque je suis.

c'est à mon tour de le regarder avec appréhension. par ces questions je lui montre ma fragilité. et j'attends sa sentence.

Ellanna (Broceliande)2021-03-19 10:43:11
Il ne peut s'empêcher de commencer ses explications par une boutade. j'aurai volontiers souris à cette dernière si j'avais pu. mais un frisson d'excitation est remonté le long de mon échine montrant à quel point j'aurai cédé facilement face à cette proximité.

son histoire me ramène rapidement à la réalité. la caste du feu ? j'en ai entendu parlé et je comprends mieux sa force et son mode de combat à l'épée. c'est un véritable guerrier, fait pour briller là où je me cache dans la pénombre pour frapper. je le regarde sous un nouveau jour. chasseur de dragon hein ? j'aurai dû me douter que nos modes de vies étaient différents. décidément je ne connaissais pas tant que ça mon ami.

orphelin si jeune, né dans l'impérium, habitué à détruire les compagnons fidèles des atsamiens. et moi, née de parents sith pour ma mère et atsamien pour mon père. toujours élevée au coeur de la noblesse, recevant dès mon plus jeune âge ma dragonne et meilleure amie. j'aurai dû savoir que coucher avec l'ennemi ne serait pas la meilleure des idée et pourtant...

une fois qu'il a finit de parler je détourne le regard vers les flammes du foyer. je désire mettre de la distance entre nous, juste un peu. je sais pertinemment que si je m'approche de lui je vais encore me vautrer dans des plaisirs coupables. et j'ai besoin de réfléchir.

- je veux bien que nous cherchions ma dragonne. j'ai...besoin de savoir comment elle va.

je marque un temps de pause. je me lève machinalement, le feu est trop fort. je vais à cette fenêtre réfléchissant à la suite. comment tout concilier ? estafador m'attire vers lui, me bloquant dans ses bras, un sourire beaucoup trop charmeur sur ses lèvres. il m'embrasse tendrement. je commence à perdre pied. ses mains se crispent au bas de mes reins et je sens que nous allons de nouveau sombrer. je pose mes mains sur son torse brûlant et le repousse doucement. j'arrive non sans mal à décoller mes lèvres des siennes.

- je sais que nous sommes amis...enfin amant...enfin non pas vraiment, nous sommes...

et voilà que je recommence à ne plus savoir parler. le sang dans mes tempes, je sais pertinemment que je suis rouge pivoine et je me maudis de paraître si jeune et ingénue face à lui. son sourire se fait malicieux et je sais qu'il adore avoir cet effet sur moi.

- bref là n'est pas la question. ce que je veux dire c'est... c'est... rah ! tu m'énerves esta !

je m'arrache de ses bras, me détourne et fulmine contre cette situation. reprends toi ella bon sang !

- ce que j'essaie de dire c'est que je vais devoir partir. je crois...non j'en suis certaine. je veux dire le plus tôt sera le mieux ! oui voilà ! on retrouve ma dragonne et je m'en vais !

je parle au mur. je n'arrive toujours pas à me retourner pour lui expliquer la situation. j'entends un rire étouffé de sa part. je me retourne et le frappe. violemment. cela fait bien longtemps que quelqu'un ne m'a pas autant chamboulé.

il me regarde toujours avec ce fichu sourire. il se lève m'accule contre le mur et m'embrasse fermement. je lui cède tout. immédiatement. il a un pouvoir bien trop grand sur ma personne, mais c'est plus fort que moi. sa chemise qui composait mon unique vêtement finit bien vite à terre et nos corps la rejoignent rapidement.

- c'est la dernière fois esta, après on part, je lui murmure dans un souffle

un grognement et un sourire énigmatique sont ses seules réponses.

Ellanna (Broceliande)2021-03-25 16:10:29
Je passe la journée avec une angoisse grandissante en moi. j'aimerai l'extériorisé mais je me contiens face à estafador. j'ai l'impression que le lien avec ma dragonne s'effiloche. elle me manque et je ne peux m'empêcher d'être obnibulée par son absence.

estafador me propose une partie de chasse. je suis heureuse de sortir, penser à autre chose qu'à mes envies et mes besoins. une partie de moi réfléchie tout de même à comment prendre contact avec ma dragonne. je dois rapidement recevoir une autre mission et je me dois de la retrouver auparavant.

lorsque nous rentrons dans notre cabane, je reçois une missive. je la décoche et lis lorsque mon compagnon ressort chercher quelques bûches.

"nouvelle mission : tu as le choix. supprimer celui qui se fait nommer estafador ou tuer le prince de la ville économique de l'impérium. ton choix permettra de réduire les défenses ennemies."

mon coeur s'emballe. je pensais ne pas m'être fait repérée, mais il est maintenant certain qu'ils savent que je ne voyage pas seule. c'est la première fois que j'ai le choix. choisir qui tuer. un luxe que je ne pensais pas capable. ma question est de savoir pourquoi estafador est dorénavant dans leur viseur. as-t-il un poids dans ce conflit important ? dois-je m'inquiéter de nouveau concernant sa personne ?

en sortant de la cabane, la pression de l'air se modifie. je vois le dragon d'estafador arriver. seul. l'angoisse et une vague de fureur me submerge. je vois ces derniers sous tensions. je me rapproche de mon compagnon, sortant des dagues. je suis prête à me battre pour récupérer mon amie s'il le faut.

Ellanna (Broceliande)2021-03-29 20:39:18
Estask était un dragon imposant. il dégageait une force et une puissance hors du commun et n'avait rien à envier aux autres de son espèce. estafador m'avait fait quelques confidences à son sujet après nos ébats. il me disait qu'il était taciturne, renfermé, grognon et même mauvais.
je n'ai retrouvé aucun de ces adjectifs en sa personne.

je range mes dagues rapidement dans ma combinaison. j'aime les dragons, je les ai toujours admirés. j'ancre mon regard dans l'être ancestral et lui prodigue un profond salut empli de respect. estask se baisse de son mieux. j'agrippe une de ses écailles et grimpe sur son dos. son corps est brûlant et je réprime une grimace de douleur. certains dragons, gonflés de puissance extériorisent cette dernière par les pores. d'habitude quand ils travaillent en combinaison avec leurs dragonniers ils apprennent à éviter ces rejets pour ne pas blesser leurs partenaires. une chose est certaine, estafador ne doit pas grimper sur son dos régulièrement.

je lance un regard contrit à mon compagnon avant que son dragon ne s'envole. brocéliande est petite pour son espèce et commence tout juste à apprendre. les vols que je faisais avec elle auparavant était calme et emplit de joie. le vol d'estask n'a rien à voir. il possède une puissance proche de la violence et je dois déployer tous mes talents pour ne pas tomber. parvenu en altitude il se stabilise et je peux enfin profiter de ce voyage.

une étendue d'arbres se déploient sous mes yeux. au loin, des champs. si je plisse les yeux je peux apercevoir le château que nous venons de quitter. un sentiment de liberté me submerge et je ne peux m'empêcher de hurler de bonheur face à cela. je sens estask tousser sous mes jambes, avant de comprendre qu'il rit. un rire caverneux et hésitant, mais je sens qu'il comprend ce que je ressens.

je me reprend légèrement, bien qu'un sourire ne puisse s'effacer mon visage. en dessous, estafador est maintenant sur son cheval et nous suit tant bien que mal. je ne peux qu'apprécier l'idée d'estask. faire courir cette homme est satisfaisant. son dragon commence un virage vers la gauche, et sans plus faire cas de son dragonnier démarre son périple. j'envoie un ø à l'homme qui est en bas et l'oublie moi aussi, heureuse de retrouver très bientôt mon amie.


2021-04-16 07:02:43



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