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 Ev-Dragon >> Forum >> Histoire du Jeu en Temps Réel ! >> Through the dragons

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Dragon bleu
 Le 06/01/2007 à 00:11:54 

La chaire est faite pour être lacérée, les os broyés et les nerfs transmettre la douleur…
J’ai le goût du sang dans la bouche, cela me rend folle, c’est un goût acre et doux a la fois… métallique ! Comme la lueur dans mes yeux qui reflètent la froideur de ma lame et de mon armure.
Je regarde celle qui combat a mes cotés sans faiblir depuis trois heures déjà et je sais qu’il n’y aura pas de survivants, que cette folie destructrice durera jusqu’au matin, lorsque l’aube se lèvera sur les cadavres pour me voir déverser ma bile.
Encore une fois, le retour a la réalité sera douloureux de remords, et je me jurerais d’un jour ne plus avoir de sang sur les mains. Mais je sais pertinemment que la vengeance réclamera son dû encore et toujours.
Quand ce cauchemar finirait-il ?
Droite sur la colline jonchée de corps disloqués, Glamdring à mes cotés, je versai une unique larme illuminée par le premier rayon de l’aube. Un nouveau jour commençait, m’entraînant un peu plus dans les ténèbres… je fit volte face vers mon destin, continuant encore plus à l’ouest. La larme qui avait jusqu’alors roulé sur ma joue alla violemment s’écraser au sol.

Et dire qu’il y a un an a peine j’étais encore une paisible gardienne de troupeaux ! Pourtant tout allait bien, j’avais une vie certes simple mais qui me convenait, et depuis quelques mois on ne voyait plus de bêtes sauvages. Comme toujours c’était le calme précédant la tempête ! Tout d’un coup les moutons avaient commencés à disparaître, il ne restait même pas les carcasses. Les villageois avaient d’abord pensé à un voleur, puis le temps passant et les battues se succédant sans résultats, les murmures avaient commencé à se répandre… Les portes se fermaient sur le passage de la vieille Margot, et les esprits les plus fiévreux avaient rappelé que pour les sorcières la peine encourue était le bûcher ! Pourtant la seule magie dont faisait preuve la pauvre veuve était de tenir debout malgré ses rhumatismes !

Je tenais à mes bêtes et la situation commençait a me peser, je décidais donc un soir de tenter ma propre méthode… plutôt qu’une battue bruyante qui faisait fuir l’animal je préférait agir seule. J’enfilais donc un chaud manteau d’hiver et emportais une dague dans ma botte et un fusil a l’épaule. Mes parents ayant succombés à la dernière grande famine trois ans plus tôt je n’avais pas à me justifier pour sortir, cependant une fois la porte refermée je me fondais dans l’ombre pour éviter de piquer la curiosité de mes concitoyens. Il n’y avait qu’un peu plus d’un kilomètre à parcourir pour atteindre le pré de la mère Marie où les premières disparitions avaient eu lieu, et le bois qui devait abriter le coupable n’était guère plus loin. Je m’engageais donc rapidement dans la fraîche obscurité de la forêt, tout était calme, on sentait l’odeur caractéristique à cette époque des champignons et de l’humus. Tout d’un coup je réalisais ce qui clochait, ce n’était pas ma première sortie nocturne mais cette fois-ci tout était trop calme! D’habitude le bois fertile grouillait de vie, même la nuit on pouvait entendre le discret grattement des rongeurs dans les feuilles en décomposition, le hululement solitaire d’un hibou en chasse… cette fois même le vent semblait avoir suspendu son activité!

Soudain je frissonnais sous le plus léger des souffles, cela venait de derrière moi… J’hésitais à me diriger vers l’avant où la foret restait figée, vers ce qui était sûrement la source du danger mais aussi le but de ma venue. Ou bien à prendre mes jambes à mon cou, comme me le criait mon instinct, vers ce seul souffle rassurant !

Dragon bleu
 Le 10/01/2007 à 21:46:34 

Après cet instant d’hésitation, je décidai finalement d’éviter le chemin où ma silhouette se serait détachée, et de passer dans la partie la plus touffue de la forêt. Puis je me dirigeai là ou je soupçonnais ma proie de se trouver ; mais je n’y allai pas directement, je décidai de parcourir un large arc de cercle pour la contourner, et pouvoir ensuite la rabattre vers la prairie où je serais beaucoup plus à mon avantage.
J’entrepris donc de me frayer un chemin entre les branches et les buissons tout en gardant ma direction, et continuai ainsi pendant près de deux heures. Cependant la progression était difficile au milieu des fourrés et je n’avais pas dû parcourir plus que quelques kilomètres. Je commençais ainsi à perdre la notion du temps écoulé et de la distance parcourue, sans parler de ma direction, mise à mal par les détours incessants pour éviter fossés et obstacles! Bientôt, je m’avouais perdue. Je m’assis donc pour réfléchir, et déterminer la conduite à suivre. Valait-il mieux rester ici attendre des secours, ou avancer tout droit pour sortir du bois ? Les moutons restant à l’étable durant cette période de troubles, ma disparition ne serait pas immédiatement découverte! Mais si je décidais de marcher dans la mauvaise direction, je risquais de me retrouver sur le territoire des Grandes Terres, où nul ne sait ce qu’il peut arriver!

Après un moment à peser le pour et le contre, je décidai encore une fois de m’en sortir par moi-même et commençai à observer les troncs qui m’entouraient. En effet le lichen qui y pousse aime l’ombre et la fraîcheur qui se trouvent le plus souvent sur le coté nord des troncs. Mais dans un bois aussi touffu, les arbres s’abritent mutuellement et il devient difficile de se fier à cet indicateur! Satisfaite de mon observation, je me rassis pour envisager la position solaire la plus probable en imaginant la projection des ombres. C’est alors, plongée dans ma réflexion, que je sentit un souffle chaud contre ma nuque. Je me retournais d’un seul bloc pour faire face… à la même forêt vide ! J’observai longuement les profondeurs du sous bois, tentant de percer ce mystère, comment était-il possible de disparaître aussi rapidement sans laisser de traces ?!

Je réalisais petit à petit que l’un des rochers qui jonchaient le sol différait des autres. J’étais entourée par des pierres qui, malgré une certaine variété, étaient toutes plus ou moins rondes, polies par la pluie et le temps, et couvertes de mousse. Mais à quelques mètres se trouvait une roche qui semblait brute. Non pas que ses contours aient été saillants, mais c’était l’aspect de cette roche grise non dépolie qui tranchait avec les autres. Et ce bloc était plus gros que les autres, le seul suffisant pour cacher un homme à vrai dire ! Je m’en rapprochai donc pour surprendre le plaisantin, poussée par une certaine curiosité. Je me déplaçai donc à pas de loups, mais plus je me rapprochais plus je ralentissais, jusqu'à m’arrêter, à quelques pas, médusée…

Dragon glace MJ
 Le 11/01/2007 à 22:14:02 
Toujours aussi fluide et plein de suspens distillé avec soin !
Dragon bleu
 Le 14/01/2007 à 01:01:40 
[HRP] Merci Phoenix de tes compliments, ça me motive pour la suite! [HRP]


De près, on remarquait que le rocher avait une forme extrêmement curieuse ! Il formait comme… un cône! Oui c’était bien ça, une sorte de cône couché et un peu tronqué au sommet… Le dessus était finement strié et si l’on suivait le contour des nervures on pouvait nettement distinguer vers la base un creux plus marqué avec au centre… une pupille ! Je fis un bond en arrière, et le r… la tête s’anima, se soulevant du sol jusqu'à une hauteur impressionnante !
Mon regard s’éloignait de la tête pour suivre le long cou sinueux et s’arrêter sur un corps massif. Cette créature semblait tout droit sortie de ces contes de bonnes femmes à base de monstres reptiliens et de météorites ! L’animal se secoua, sa peau prenant lentement une couleur jaune et il étira voluptueusement ses fines ailes membraneuses. Je restais immobile, pétrifiée par la terreur ! Peut être serais-je trop petite pour qu’il me voie ? Je remarquais que sa peau, qui m’avait semblé si semblable au roc, avait maintenant l’air souple et lisse, brillant d’une belle lueur dorée. C’est alors qu’il abaissa majestueusement sa tête et planta ses prunelles d’or dans mes yeux, m’ôtant tout espoir de passer inaperçue.
- N’aie pas peur petite humaine !
A ma plus grande surprise, la créature parlait ! Usant d’une voix riche et grave qui donnait envie d’y accorder toute son attention.
- Je me présente, Glamdring, dragon jaune.
- Dragon !?
- Tu ne sais pas ce que je suis ?
La magnifique créature m’expliqua alors ce qu’étaient les dragons, puissants et fascinants, me parlant pendant des heures de sa vie et du lointain pays d’Atsami d’où il venait. Il m’en narra l’histoire et les légendes jusqu’à ce que le pâle soleil qui s’était levé se couche à nouveau. Nous étions immobiles telles deux statues dans la nuit, seules nos voix entremêlées et d’occasionnels grondements montant de nos ventres, nous trahissaient. Petit à petit les membres s’engourdirent et les voix se firent rauques, c’est alors que mes yeux papillonnants et les hurlements de plus en plus sauvages de nos estomacs nous firent réagir.
- Je crois qu’il est temps pour toi de rejoindre les tiens, et pour moi de me mettre en chasse… puisque vous semblez tenir à ces créatures blanches si tendres.
- Alors nous ne nous reverrons pas ?
- Je ne sais pas, nous autres dragons sommes par nature très indépendants ! Mais peut-être reviendrais-je demain me reposer dans ce bois… tu me plais humaine, cherche-moi demain, et peut-être seras-tu récompensée.
Ainsi je quittai le bois dans un état de semi conscience et regagnai directement mon lit.

Le lendemain je me réveillai difficilement, ne sachant pas si mes souvenirs venaient de la veille ou de mes rêves. Un peu troublée, je me levai et préparai un copieux repas en essayant de rassembler les lambeaux de ma mémoire en un ensemble cohérant. Mais la seule explication qui s’imposait à mon esprit torturé semblait tellement incroyable ! Je me décidai finalement à ignorer la voix en moi qui voulait croire à cette merveilleuse rencontre, et j’entrepris un grand ménage. Peut-être que ranger et nettoyer dans ma maison m’aiderait à faire de même dans mon esprit, ou du moins à oublier mes préoccupations?
Après quelques heures de rangement, la maison étant impeccable, je commençais à tourner en rond, et me retrouvai, sans même savoir comment, en bordure de forêt, une hache à la main.

Dragon fantome
 Darkshadow 
 Le 14/01/2007 à 11:20:41 
Plop, toujours aussi bien!
Dragon bleu
 Le 28/01/2007 à 00:05:42 
[HRP] Merci Darkshadow, la suite a un peu tardée pour problemes de connexion...

Face à la forêt et au choix qu’elle impliquait, j’étais désemparée. Deux solutions s’offraient à moi, faire encore une fois confiance à mon instinct et à la force qui avait guidée mes pas jusqu’ici, ou rebrousser chemin vers la sécurité des foyers et du quotidien. Mais maintenant que j’étais venue là, n’avais-je pas déjà pris ma décision ? Je restais immobile et indécise à l’orée du bois. J’avais la sensation que mon esprit était détaché de mon corps, que les mains que je voyais serrées sur cette hache ne pouvaient pas m’appartenir. C’est dans cet état de semi conscience que je dirigeais mes pas vers la forêt.
C’est en fait plutôt mes pas eux-mêmes qui me dirigeaient. Et ils prirent automatiquement le chemin de la clairière où j’avais, la veille, rencontré Glamdring pour la première fois. Cette fois-ci j’empruntais le chemin de terre qui traversait la forêt, ce qui me gagna un temps précieux. Mais pour atteindre la clairière il me fallait sortir du chemin et me frayer une voie à travers bois entre les broussailles. Une heure plus tard j’émergeais en sueur et le pantalon déchiré par les ronces dans la clairière. Je reconnus immédiatement les rochers qui jonchaient le sol, c’était le bon endroit. Cependant l’imposante masse que j’y avais précédemment trouvée était cette fois absente. Je m’asseyais donc, dépitée, sur le roc, essayant de rassembler mes esprits et espérant sentir à nouveau ce souffle qui m’avait premièrement troublée. La forêt était immense, et si l’animal avait réussi a se cacher jusque la, il n’était pas envisageable de le découvrir contre son gré. Il allait falloir attendre sa bonne volonté. Je décidai donc de l’attendre là, cela semblait le point de rendez-vous le plus probable. Mais, me souvenant de l’inconfortable nuit que j’avais passée sur la dure pierre, je songeai qu’il serait peut être plus judicieux de retourner chercher nourriture et couvertures. Cependant le trajet aller-retour à travers le bois dense et les buissons épineux ne m’enchantait guère ! Et le risque de ne pas être revenue lorsque le dragon arriverait (s’il venait) était non négligeable. Je me résolvai donc à affronter le froid et les crampes en tentant de me confectionner, avec un tas de feuilles mortes, une sorte de coussin pour m’asseoir au sol dos contre la pierre. J’attendais ainsi plusieurs heures, et sombrai finalement dans un sommeil profond.

~*~

Des taches de couleurs, comme des milliers de points juxtaposés pour former un ensemble. Une grande surface ocre parsemée de variations du beige au brun le plus foncé en passant par des degrés de rouge. Au loin, se rapprochant, une multitude de verts. Et partout qui m’entoure ce bleu sombre.
Où suis-je ? Où est le sol ? Et surtout mon corps ! Je ne peux pas étendre mes membres ! Je ne les vois pas ! Où suis-je ? Serais-je paralysée ? Mais alors qu’est ce qui m’entoure ? Pourrais-je être… morte ?!
- Arrêtes tu vas me déconcentrer avec toutes ces questions dans ma tête !
Qu’était ce que cela ? Quelqu’un est là. Je ne peux pas le voir ! Est-ce que l’on me veut du mal ? Il faut que je fasse quelque chose !
Je suis terrorisée, je ne peux m’empêcher de paniquer. Mon cerveau fonctionne à toute allure, je ne supporte pas cette impuissance dans laquelle je me retrouve, quoiqu’il m’arrive j’ai besoin de savoir et pouvoir agir ! Je rassemble toute ma volonté, toute ma force dans un seul but, dans le simple acte de tourner ma tête. C’est alors que ma vision change. Je peux maintenant voir nettement deux monstrueuses pattes griffues et il ne s’étend plus que du brun devant moi. Mais les points se mettent à grossir rapidement. Ma vision se fait plus précise, je peux distinguer le relief, ce n’est pas une étendue plate. Soudain je réalise ce qui m’entoure ! Je suis, aussi improbable que cela puisse paraître, au beau milieu du ciel ! Et je m’apprête à m’écraser violemment sur la terre desséchée et couverte de roches tranchantes ! Une seule pensée s’impose à mon esprit : C’est la fin ! Il n’y a plus rien à faire !
- Bon sang ressaisis toi ! Il faut virer à droite, concentres toi !
Dans cet instant de pure terreur je décide de me raccrocher à cette voix, la seule à m’offrir une porte de secours. Je rassemble encore une fois toute ma concentration, toute ma volonté, malgré la peur qui menace de me submerger. Et lentement je vois mon champ de vision changer… à la limite de celui-ci apparaissent la ligne d’horizon, puis les arbres et enfin le ciel. Mais ce que je sais maintenant être des arbres se rapproche incroyablement rapidement, et le sol reste extrêmement proche. Je ne comprend pas ce qu’il m’arrive, se pourrait-il que je sache voler ? Une chose est sûre je ne maîtrise pas du tout la situation ! Et je n’ose plus tenter de mouvement. L’effroi passé, je me sens malade, c’est comme si je me déplaçais en rase motte, frôlant chacune des roches aux arrêtes acérées ! Les images se déplacent vertigineusement vite, tout s’accélère. Soudain la bordure des arbres est toute proche, je remonte légèrement mais il semble évident qu’il est trop tard pour les éviter… Je voudrais fermer les yeux mais je ne peux pas chasser ces images.

~*~


Dragon mouton
 Muthos 
 Le 28/01/2007 à 00:21:33 
Plop !
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