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 Ev-Dragon >> Forum >> Histoire du Jeu en Temps Réel ! >> Arrivée d'Iluambarnya'

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 Auteur  Message  Edit 
Dragon loup
 Lvb 
 Le 26/09/2006 à 22:22:54 


Arrivée d’Iluambarnya’




[je sais que l'on discute actuellement sur la suppression des BG mais une décision n'ayant pas encore été prise et l'envie de faire connaître le mien étant trop forte, je le mets quand même et ne m'opposerai pas à une éventuelle suppression du topic]

Lvb actuellement :
http://img147.imageshack.us/img147/1150/tek060919874e85di3.png



1er chapitre : La tempête

Le vent soufflait avec force, des bourrasques d’air glacé me frappait le visage et refroidissait mes oreilles et mes doigts. Je ne sentais plus mon nez. Les flocons cachaient les lieux et il était impossible de se repérer. Je m’enfonçais dans la neige jusqu’au genou. Je n’avais que peu de provision et celles-ci demandaient à être cuites avant de les manger, l’eau avait gelé dans ma gourde et même la liqueur elfique était à l’état solide. Mes vêtements étaient constitués d’un pantalon vert quelque peu usé et pas très épais, d’une chemise verte assez fine, d’une paire de bottes et une cape. Tout ceci était fait pour un été normal et non un hiver rude. D’ailleurs, Grésil était coincée dans son fourreau et mon pendentif luisait faiblement dans la nuit froide, lui qui, d’habitude, brillait de mille feux. Ce monde était vraiment différent du mien et je n’avais jamais connu de temps aussi rude. A moins de tomber sur un abri, nous étions condamnés. Je dis nous, car, caché dans ma cape, dans mes bras, il y avait un petit animal dont l’espèce m’était inconnue. Cela c’était révélé une bonne idée car il me réchauffait et sans lui, je serais déjà étendu dans la neige, mort à cause du froid. Même si maintenant, je doutais et me demandais si mon initiative n’allait pas nous mener tous les deux à la même fin logique.

Tout en continuant d’avancer, je dépliai le tissu et regardai cet étrange être. Il était roulé en boule et dormait profondément comme si il ne sentait pas le froid, ce qui n’était peut-être pas tout à fait faux puisqu’il me réchauffait… Son corps était spécial puisqu’il était constitué de quatre pattes à peu près de la même longueur, les membres avant étant légèrement plus courts que les membres arrières. Sans oublier le plus curieux : deux ailes sur son dos, encore trop petite pour qu’il puisse voler, mais qui se développeront peut-être par la suite. Tout son corps était d’un noir sombre comme une nuit sans lune. Cependant, la peau était plus claire autour de ses yeux et sur ses ailes. De son museau sortait un petit filet de fumée que l’on pouvait confondre aisément avec de la vapeur que moi je rejetais tellement il faisait froid.

Détachant mon regard du petit animal, je regardais devant moi et découvris, surpris, une maison là où il n’y avait rien il y a quelques instants… Espérant pouvoir m’y abriter le temps d’attendre la fin de la tempête, je pressais le pas et, arrivé à la porte, je frappais. La maison n’avait pas l’air jeune, mais pas vieille non plus. Elle était en pierre comme les anciennes maisons de mon pays, cependant, l’état général était correct, la porte encore en bon état tout comme les fenêtres. Pas une seule plante n’avait poussé sur la façade, ce qui prouvait que quelqu’un y habitait et l’entretenait. J’étais plongé dans mes pensées quand j’entendis la porte s’ouvrir dans un grincement. Un vieillard se tenait devant l’entrée et me faisait signe d’entrer. Je ne me fis pas prier et avançais sans tarder. Je regardais autour de moi et découvris un aspect tout à fait différent à l’extérieur. La maison était constitué d’une seule pièce, en face de moi flambait un feu dans la cheminée avec devant un fauteuil et un repose-pieds. A ma gauche, il y avait une table avec trois chaises dont deux avaient l’air inutilisé depuis un moment vu la poussière accumulée dessus. A ma droite, une impressionnante collection de livres était disposée dans des étagères mais là aussi, la poussière s’y était accumulée. Trois objets exceptés la chaise et le fauteuil avaient encore l’air de servir : le lit, un meuble où était stocké les ustensiles utiles et une épée suspendue au-dessus du feu. Je regardais alors le vieillard, celui-ci avec encore quelques cheveux blonds perdus dans les gris, ses yeux ne laissaient ressortir aucune émotion, que ce fut de la peur envers moi, un inconnu pour lui ou de la joie à l’idée d’avoir sauvé quelqu’un. Il avait aussi une barbe peu longue. Ses habits avaient l’air neuf, mais quand on y regardait de plus près, on remarquait qu’ils avaient déjà beaucoup servis et ne dataient pas d’aujourd’hui.

Dès mon entrée, l’être qui était dans ma cape se réveilla, il avait senti le réchauffement de température et instinctivement c’était mis vers la source de chaleur : le feu. Il se roula en boule et se rendormit avant que je puisse réagir. Décidément, il était assez spécial… Je pris alors conscience que le vieillard me regardait et que c’était à moi d’entammer la conversation.
- Bonjour
- Bonjour , répondit-il.

Rien de plus, rien de moins, il devait se demander qui j’étais et si il devait avoir peur ou pas de moi. J’improvisais alors une explication.
- Désolé de vous avoir dérangé, mais, voyez-vous, j’ai été surpris par la tempête et quand j’ai vu votre habitation, je me suis dit que je pouvais venir demander si je pouvais y rester le temps que ça se calme , dis-je d’un ton rapide.
- Le dragon est un être exceptionnel , répondit-il en regardant l’animal qui s’était endormi.
- Euh…oui, certes. Mais, puis-je rester chez vous le temps d’attendre la fin de la tempête ? Vous me seriez d’un grand secours.

Je n’avais aucune idée de ce qu’était un dragon et je me demandais même pourquoi il avait dit ça. A la fin de ma phrase, il se retourna vers moi et me fit un grand sourire en répondant :
- Oui bien sûr. Vous en profiterez pour me raconter pourquoi vous êtes sorti par un temps pareil et comment vous êtes arrivé jusqu’ici.
- C’est d’accord, même si mon récit va vous paraître absurde, je suis prêt à vous le raconter. Par contre, je connais peu de chose sur le dragon et j’aurais aimé que vous m’en disiez plus sur lui.
- Pas de problème, je le ferai à la fin de votre récit.
Nous nous sommes assis au coin du feu, lui dans son fauteuil, moi prenant une chaise et je me suis mis à lui raconter mon histoire, la longueur du récit nous occuperait le temps d’attendre.

texte corrigé par Tribal


Ce message a gagné 15 Po !
Dragon glace MJ
 Le 26/09/2006 à 22:40:01 
On ne supprimera pas de BG, et surtout pas s'ils ont une suite ! On l'attend avec impatience !
Dragon loup
 Lvb 
 Le 26/09/2006 à 22:44:20 
merci  ;)
ne vous inquiétez pas, la suite arrive  ;)
Dragon glace
 Mew 
 Le 27/09/2006 à 14:51:39 
Aussi belle histoire que celle de Bowser alors elle est exellente!!
Dragon loup
 Lvb 
 Le 02/10/2006 à 21:19:20 
voilà la suite et un petit lien vers une image de mon perso :
http://img147.imageshack.us/img147/1150/tek060919874e85di3.p ng


2ème chapitre : Iluambarnya’

Le soleil brillait, pas un nuage. Un jour d’été merveilleux. J’étais occupé à jouer dans la forêt entourant mon village avec des amis, j’avais alors 12 ans ou 6 ans pour vous. Nous nous amusions comme des fous en cherchant à nous attraper. Certains bernôs, des personnes ayant fini leur formation, nous avaient rejoint et selon l’enfant qu’ils encourageaient, bloquaient la progression des autres ou aidaient la sienne en faisant pousser des branches ça et là avec leur esprit.

Oui, avec leur esprit. Pour que vous compreniez cela, je vais vous expliquer mon monde en général. Celui-ci n’a pas de forme définie, il est en constante évolution et s’adapte selon ce que désire un être. Je vous en dirais plus en prenant un exemple, supposons que notre monde soit plat. Quelqu’un arrivant au bout du monde et doté d’une grande force psychique pourrait, sans aucun problème plier le monde à sa volonté et arriver à rejoindre l’autre bout du monde. Cependant je sais ce que vous pensez, quelqu’un doté d’un grand esprit et d’une mauvaise conscience pourrait asservir le monde. Mais ce n’est pas le cas, le monde lui-même possède un esprit et n’accepte pas les transformations qui mèneraient à de mauvaises fins. Si quelqu’un voulait essayer quand même, le monde s’arrangerait pour que la nouvelle conception de cette personne entraîne son décès. Si elle oublie de dire qu’elle veut encore avoir un sol en dessous de ses pieds, le monde en s’adaptant, va se déplacer pour que la personne se retrouve dans le vide… C'est d'ailleurs grâce à ce contrôle du monde que chacun l'appelle "mon monde" ou Iluambarnya' en elfique.

Revenons à mon histoire, nous jouions quand ma mère vint me rechercher. Je la suivis sans me plaindre et retournai à la maison. Ma mère était une elfe pure souche, rien qu’à son visage on le remarquait. On y retrouvait les cheveux blonds, les oreilles en points communs aux elfes. Mon père, par contre, était totalement différent. Il était humain et le seul à être différent chez nous. Les elfes avaient déjà entendu parler d’autres races venues d’ailleurs mais notre village avait découvert leur premier humain en voyant mon père. Quand à lui, il s’était aussitôt senti chez lui, c’était marié et avait fondé une famille. Nous étions trois : ma mère, mon père et moi. Ma mère étant elfe, mon père étant humain, j’étais entre les deux. J’avais obtenu les cheveux blonds et la longévité des elfes, mais je n’avais pas les oreilles en pointe et la sagesse me faisait défaut parfois. J’avais parfois des réactions « humaines » disions-nous. Je désirais me battre et devenir fort, idée rare chez les elfes qui n’aspiraient qu’à la paix.

Nous venions d’entrer dans la maison et je découvris le visiteur. Vêtu d’un habit de voyage, il venait s’en doute d’arriver car il n’était pas encore assis, il était en train de discuter à mon père d’éducation… Me voyant entrer, mon père me fit signe d’approcher, j’avançai sans bruit et écoutai :
- Voilà, je te présente ton futur tuteur, celui-ci va t’enseigner le contrôle de ton esprit afin que tu puisses transformer la nature toi aussi. Ton entraînement durera une dizaine d’années… Comme tu as aussi du sang humain dans tes veines et voyant que tu as la même attitude que des humains par moment, je lui ai demandé de t’enseigner les bases du combat. Cependant, tu ne devras jamais t’en servir, je fais cela uniquement pour que tu connaisses aussi un peu ma culture et que tout ne soit pas perdu.
- Effectivement, ajouta le tuteur. Il parait que tu es sage et réfléchis correctement. Tes études ne devraient donc pas te poser de problème et j’attends de toi que tu sois un de mes meilleurs élèves. Sache que je n’ai plus éduqué personne depuis cinquante ans et que je te fais l’honneur de t’apprendre le psychisme afin de voir comment se comporte un cerveau mi-humain mi-elfe face à cet apprentissage. Soit donc digne de cela et ne me fais pas perdre mon temps.

Ma mère arriva par derrière et se mêla à la conversation :
- Pourra-t-il venir nous voir de temps en temps ?
- Non sauf pendant les périodes de fêtes, cet apprentissage ne doit pas être troublé par les problèmes de famille, c’est pourquoi il faut qu’il y ait le moins de contact possible entre l’enfant et sa famille. Cependant, il est vrai qu’il faut qu’il voie encore ces parents de temps à autre, c’est pourquoi je le libérerai à chaque fête.
- Et où enseignerez-vous ?
- J’ai toujours fait apprendre mes élèves dans la forêt, c’est l’endroit le plus propice à la concentration et la nature qu'on trouve près de mon habitation peut être contrôlée facilement.
- Très bien, encore une dernière question : quand enseignerez-vous ?
- Et bien, le plus tôt sera le mieux, cependant, je laisse toujours le choix aux parents dans la limite du raisonnable
- D’accord, nous allons réfléchir à la question, si vous nous permettez quelques minutes de réflexion
- Bien sûr.

Mes parents se retournèrent alors et chuchotèrent, ils se retournèrent ensuite et proposèrent à mes 22 ans. Le tuteur accepta disant que c’était un bon âge. Il serra alors la main de mes parents et leur dit qu’il reviendrait le jour même de mes 22 ans. J’avais donc 10 ans de répit. 10 ans pour profiter de la vie avant de la comprendre. Pour l’heure, j’avais une partie à terminer avec des amis et je m’empressai d’aller les rejoindre tout en réfléchissant à ce qui venait d’être dit. Dans 30 ans, je serais un bernô, je serais alors capable de faire pousser des branches là où bon me semblerait.

- Excusez moi de vous interrompre, mais je boirais bien une tasse de thé, en voulez-vous ?
Je sortis de mon histoire et me rendis compte que le vieillard me parlait.
- Oui, oui, volontiers, merci.
- Continuez, je vous écouterai de la cuisine.
- Bien, je continue alors…

texte corrigé par Tribal



Dragon glace MJ
 Le 02/10/2006 à 22:29:02 
Encore ! Le dessin est de toi ?!
Dragon loup
 Lvb 
 Le 03/10/2006 à 17:02:37 
c'est un site qui les fait. on peut choisir les éléments et les mettre sur son personnage. Si le site intéresse quelqu'un, je veux bien le donner
Dragon slim
 Le 03/10/2006 à 17:14:28 
Super ton histoire lvb !
Moi le site m'intéresse, si t'es d'accord de le donner :)
Dragon loup
 Lvb 
 Le 07/10/2006 à 11:31:44 
pas de problème, le voici :
http://www.tektek.org/dream/dream.php#


3ème chapitre : le portail

Après cet évènement, je voulais profiter de la vie. Aussi, je passais le plus de temps possible auprès de mes amis. Un jour, alors que nous nous étions enfoncés plus que d’habitude dans la forêt, nous avons débouché sur une clairière. La lumière vive et directe du soleil nous avait aveuglé car la forêt protégeait les plantes grâce aux longues branches couvertes de feuilles des hauts arbres qui filtraient la lumière et réchauffaient l’air. Une brise fraîche nous fit éternuer et nous nous dépêchâmes de remettre le vêtement que nous avions noué à la taille.

Une fois adaptés au soleil, nous l’avons vu. Au centre de la clairière, un trou deux fois plus grand que moi trônait. C’était un trou sans trou. En effet, lorsque je regardais du côté où nous étions arrivés, il y avait une ouverture. La démarcation entre l’ouverture et les arbres à l’arrière plan n’existait pas. L’ouverture était nette. Mais quand on regardait de côté, il y avait une fine ligne, pas plus grosse qu’un cheveu. Ensuite, lorsqu’on allait derrière, on voyait le même trou. Je pris prudemment une pierre et là jetait au travers. La pierre franchit l’ouverture et le trou ondula comme une pierre jetée dans l’eau. Peu à peu celui-ci rétrécit jusqu’à ne plus être qu’un minuscule point qui n’exista bientôt plus. Je pris alors peur. La pierre n’avait pas traversé le trou et n’était pas ressortie de l’autre côté, elle avait disparu ! Le trou avait absorbé la pierre. Ce qui me faisait peur surtout c’était que j’avais failli avancer à l’intérieur de celui-ci.

Si d’autres ouvertures comme celles-là existaient, il fallait prévenir le village. Un ignorant pourrait très bien y entrer et ne pas savoir revenir. Je courus jusqu’à la maison et entrai. Mon père me vit tout essoufflé et me demanda ce qui n’allait pas.
Je lui expliquai ce que j’avais vu. Peu à peu, son visage devint blême. Il me cria alors :
- N’approche plus jamais de cela lorsque tu en vois un !!
- Pourquoi ?
- C’est un portail. Ce trou, comme tu dis, c’est ce qui m’a fait arriver ici. Je suis passé à travers et me suis retrouvé dans ce monde. Comprends-tu ? Si jamais tu passais à travers, tu ne pourrais plus jamais revenir. Aussi, je t’en prie ne t’approche plus d’un portail !

Je fus abasourdi par la nouvelle. D’autres mondes… Je croyais que la pierre avait tout simplement disparu, mais non, elle était ailleurs. Je venais de découvrir le seul danger qui parcourait ce monde de paix. Partir ailleurs ou voir arriver des gens d’ailleurs. J’en fus à la fois inquiété et curieux. A quoi donc pouvaient bien ressembler ces mondes… Je questionnai mon père qui devait en savoir plus.
- Oh, je n’en ai jamais connu que deux, celui-ci et mon monde d’origine. Mon monde d’origine n’est pas aussi fabuleux qu’ici. Dans mon monde, il y a plusieurs personnes. Les bonnes, les mauvaises et celles qui hésitent. Les bonnes ne te posent pas de problème. Si tu sais parlementer avec celles qui hésitent, elles ne te créeront pas de problème non plus. Mais si jamais tu tombes sur une mauvaise personne, là, tu dois savoir combattre et défendre ta peau. Malheureusement, chaque jour là bas voit naître de plus en plus de mauvaises personnes et moins en moins de bonnes.
- Père, qu’est-ce que le combat ?

Je vis à la tête de mon père qu’il hésitait à me répondre. Peut-être la réponse n’était elle pas une bonne chose pour moi. Puis apparemment, il voulut savoir la réaction que j’allais avoir et me répondit.
- Le combat vois-tu, c’est la manière d’utiliser un objet afin de faire du mal à l’autre. Ce n’est pas chose courante ici mais là-bas, ça l’est. J’ai d’ailleurs demandé à ton tuteur de t’en enseigner les bases.

Il se dirigea alors vers une armoire, se mit sur la pointe des pieds et pris un objet situé au-dessus. L’objet en question était un espèce de bout de bois, enroulé dans du cuir et courbé. Il revint vers moi et me montra l’objet.
- Ceci est une épée. C’est l’objet que l’on utilise généralement pour combattre
- Un bout de bois ?
- Non, ce que tu vois, c’est le fourreau. Mais l’épée c’est ceci…

Il tira à l’une des extrémité et un morceau de fer sortit. L’épée, comme disait mon père, était particulièrement belle. Il continua ses explications :
- Cette épée, c’était la mienne là-bas. Je ne m’en suis plus servi depuis que je suis arrivé ici. Lorsque tu auras terminé ton entraînement, je te la donnerai. Elle s’appelle Grésil…

Il me tendit l’épée et je faillis tomber sous le poids de celle-ci. Je lui rendis précipitamment et lui demandai quelques gestes du combat. Il accepta en disant qu’il était un peu rouillé cependant. Il enchaîna alors des mouvements. Grésil virevoltait rapidement. J’avais du mal à suivre l’épée, le temps que mon regard la repère, elle était déjà partie ailleurs. Mon père, tout à coup excité, me dit qu’il allait me montrer un coup spécial. Il déposa Grésil sur sa botte et, soulevant son pied, la fit monter jusqu’à sa main où il l’attrapa et recommença à faucher l’air… sous les yeux stupéfaits de ma mère… La voyant, il rougit subitement et rangea l’épée sans un mot.

Quand à moi, je crus bon de sortir afin de les laisser seuls. J’avais peut-être fait une bêtise en lui posant autant de questions mais dire à ma mère que ce n’était pas mon père qui avait commencé n’y aurait rien changé. Je trouvais dehors mes amis et nous nous dépêchâmes de décrire à tout le monde un portail et ce que c’était. Il fallait éviter les accidents.

texte corrigé par Tribal



Dragon loup
 Lvb 
 Le 18/10/2006 à 16:10:39 
Beaucoup de boulot ce we donc je n'ai pas sû faire le 5ème chapitre, mais comme je vois que je n'ai pas encore mis le 4, le voici ^^



4ème chapitre : Le clan Vorondil

Le vieillard revint vers moi avec deux tasses et du thé. La petite boule de chair dormait toujours profondément. Le vieillard me tendit une tasse et je la pris. J’essayai de la boire mais l’eau était trop chaude.
- Vous étiez souvent avec vos amis, me dit-il.
- Pardon ?
- D’après votre histoire, il me semble que vous passiez pas mal de temps avec vos amis…
- Effectivement, à part mes parents, mes amis étaient les seules connaissances que j’avais dans le village. Aussi je passais le plus clair de mon temps avec eux. Tiens, cela me rappelle des souvenirs…
- Pourriez-vous m’en dire plus ?
- Et bien, nous avions formé un groupe…

Je venais de quitter la maison et je me dirigeais vers notre cachette secrète, celle-ci était une grotte assez profonde. Un homme de grande taille pouvait y entrer mais l’ouverture se réduisait par la suite. Nous avions élaboré notre base tout au fond et des provisions nous permettaient de pouvoir y passer une soirée tranquillement. Nous avions invité des luminéclaires à venir y vivre afin d’avoir de la lumière. Aujourd’hui, c’était la réunion de notre groupe, chaque mois, nous nous réunissions (il arrivait que nous y soyons tous en même temps, mais ce n’était pas LA réunion), nous y discutions des problèmes des adultes, de nos problèmes et du monde à venir. J’arrivais enfin à la grotte et entrais rapidement à l’intérieur. Les quatre autres étaient déjà là et me saluèrent de la main. Je m’asseyais par terre et nous commençâmes la discussion :
- Très bien, notre réunion va pouvoir commencer, dit celui qui était le plus loin de l’entrée. Au programme d’aujourd’hui, nous parlerons du « portail », de « l’épée », de notre future éducation et enfin une petite surprise de ma part.
- Pour le portail, je crois qu’il faut juste éviter de s’en approcher trop près, dis-je. Evitons-les et nous n’aurons pas de problème.
- Je suis de son avis, dit celui en face de moi. Pour moi le sujet est clos, nous avons prévenu les autres et ils savent à quoi s’attendre.
- Bon, ça va, repris le premier. J’aurais voulu en savoir un peu plus sur l’épée que t’as montrée ton père, me dit-il en se tournant vers moi. A quoi ressemble-t-elle, qu’est-ce ?
- Et bien, pour faire simple, je dirais que c’est un morceau de fer courbé qui coupe très fort. C’est assez lourd et on est plus encombré avec qu’autre chose. Je n’y vois aucune utilité mais peut-être en saurais-je plus lorsque j’aurai mon entraînement.
- D’accord. Maintenant, je propose que l’on parle de notre future éducation. Nous serons bientôt pris chacun à part pour devenir un bernô et nous ne pourrons nous revoir que très rarement
- C’est un fait et cette grotte risque de rester vide bien longtemps, dit celui à ma droite pensivement.
- Le problème n’est pas là. Comment allons nous nous retrouver si nous ne nous sommes pas vu pendant 10 ans ? Que se passera-t-il si l’un de nous est devenu différent et n’est plus aussi chaleureux envers nous comme auparavant ?
- La seule solution à ce problème est de rester en contact… Mais comment ?
- C’est là que j’ai la solution repris celui tout au bout.

Il chercha dans son sac et tira cinq parchemins et cinq pendentifs. Il prit aussi une plume et un encrier. Les pendentifs étaient assez rudimentaires. Ils étaient constitués d’un simple lien de cuir et une boule de verre y était suspendue. Je ne voyais pas du tout en quoi pouvait servir ces choses et j’attendais qu’il reprenne la parole avec impatience. Il les étala devant lui et les disposa devant lui de la même manière que nous étions installés. Chacune des boules étaient colorées différemment. Enfin, il parla :
- Voilà, ces pendentifs ont été fabriqués par un de mes ancêtres et ont toujours été utilisés au moment où un enfant allait être éduqué. Mon père me les a donné il y a quelques jours en m’expliquant à quoi ils servaient. Tout d’abord, avant de continuer sur ces pendentifs, je vous propose que nous donnions un nom à notre groupe. Quel nom trouvez vous le mieux approprié ?

Chacun réfléchit et, celui qui n’avait pas parlé jusqu’à présent prononça presque inaudible « vorondil ». Quoi de mieux que de nommer un groupe par ce qui le caractérise le mieux, nous étions prêt à nous sacrifier les uns pour les autres et Vorondil signifiait l’ami fidèle. Celui qui est prêt à donner sa vie pour l’autre. Nous avons approuvé d’un signe de tête et celui qui était tout au bout écrit ce qui ressemblait fortement à un pacte. Il nous tendit à chacun un papier et une plume et, tour à tour, nous fîmes tourner les cinq papiers pour qu’ils portent nos cinq signatures. Je le lis et vis que le papier nous engageait à rester ensembles pour toujours et que notre amitié prévalait sur tout. J’étais parfaitement d’accord et signais rapidement les parchemins. Chacun en garda un.

Il restait à présent les pendentifs. Chacun en prit un et le tint devant lui. Et puis, ensemble, nous avons mis chacun le notre. Tout à coup, mon esprit fut inondé par d’autres pensées. Je retirai précipitamment le pendentif puis, avec appréhension, le remis lentement. Les pensées revinrent et j’essayai de les comprendre. Elles parlaient toutes de pendentif et je constatai que c’était les pensées de mes amis. Nous pouvions nous entendre sans parler. Il suffisait de penser. C’était merveilleux, ce lien mental nous permettrait de rester en contact à distance. L’amusement se lisait sur nos visages et nous essayâmes de converser mentalement.

Notre groupe ne sera désormais plus séparé. C’est avec ce même émerveillement que nous rentrâmes chacun chez soi, mais jusque tard dans la nuit, nous continuâmes à converser jusqu’à ce que la fatigue l’emporte et que chacun se fut endormi.

texte corrigé par Tribal





Ce message a gagné 20 Po !
Dragon loup
 Lvb 
 Le 01/11/2006 à 19:06:50 
5ème chapitre :L’anniversaire

En Iluambarnya, du moins, dans mon village, le passage à l’âge adulte s’effectue à 22 ans. A cette occasion, le village prépare un banquet et fais la fête toute la nuit. Le village avait donc prévu toutes sortes de choses pour mon anniversaire. Nous retournions vers les jours d’hiver mais c’était encore une belle journée ensoleillée et sans trop de vent.

Des tables avaient été dressées dehors et elles étaient disposées parallèlement l’une à l’autre sauf la table du chef qui était perpendiculaire. Chaque membre de la famille du chef avait sa place à la table d’honneur et ensuite, les familles s’installaient une par table même si, peu après avoir écoulé deux ou trois tonneaux, chacun changeait de place et discutait joyeusement. A côté de l’entrée de la grange, une cinquantaine de tonneaux étaient empilés. Une fumée blanche s’élevait des fourneaux où on s’occupait à cuire depuis tôt le matin. Un orchestre composé de volontaires du village essayait quelques accords. L’un tapait sur un morceau de bois, l’autre secouait une poche de riz, un autre encore soufflait dans des roseaux creux. Les jeunes filles avaient été chercher dans la forêt des fleurs et étaient occupées à les disposer sur les tables. Les garçons quant à eux, avaient passé la nuit dernière à courir après les lucioles et les vers luisants en les enfermant dans des bocaux pour pouvoir continuer la fête jusque tard dans la nuit.

Une trompette sonna alors. La fête allait commencer. Tout d’abord, le village se réunit devant la hutte du chef qui fit un discours en mon honneur. Il me tendit alors un bracelet doré, symbole de l’âge adulte. Lorsque le discours fut terminé, chacun se dirigea vers sa table et les pères de famille prirent place au bout de celle-ci, face au chef. J’avais passé mon pendentif et je demandai mentalement aux Vorondil où ils étaient afin de nous retrouver. Les cherchant du regard, je tombais sur mon futur tuteur et baissai rapidement les yeux afin qu’il ne me remarque pas. Je ne dus pas attendre longtemps pour que ma table soit désertée par les membres de ma famille. Mes amis s’empressèrent alors de me rejoindre et nous bûmes. On nous avait apporté des mets de toutes sortes. Nous avions eu du cerveuil sur un lit de pommes. Ensuite, des plateaux de légumes circulaient. Peu après, on nous avait tendu de belles pièces de broeuf. Et enfin, des baies et des fruits avaient conclu le repas. Tout cela repris plusieurs fois bien entendu.

Puis, lorsque vint le soir, les mères se levèrent et allèrent chercher leurs enfants. Ceux-ci mécontents de devoir aller se coucher, se cachaient et s’enfuyaient en riant dès qu’on les lâchait. Malgré cela, on réussit à les mettre couché et la fête devint silencieuse. On buvait en silence puis, après un chuchotement d’une blague, des éclats de rire éclataient. Les personnes faisant l’orchestre s’étant désaltérées, elles reprirent leur place et entamèrent des morceaux plus doux. Certains voulurent danser et invitèrent les femmes à les suivre.

Plus tard dans la soirée, les plus vieux étant partis se coucher aussi. Nous nous retrouvâmes autour d’une même table. Il restait mon père, le chef du village, mon tuteur, l’orchestre et quelques autres. L’ambiance était bonne et le vin coulait à flot. Je commençais à avoir l’esprit un peu embrouillé et j’avais du mal à tenir debout. Le tuteur engagea la conversation :
- Et bien, tu as 22 ans maintenant…
- Oui…
- Nous ne commencerons pas l’entraînement aujourd’hui il est trop tard. Mais, je veux te voir demain à la première heure et capable de réfléchir correctement.
- Oui…
- Désormais tu m’appelleras maître aussi.
- Oui… maître…

Les autres ne faisaient pas attention à nous et continuaient à discuter en rigolant.
- Quelle est ta première impression sur moi ?
- Et bien, vous me faites un peu peur , répondis-je sans réfléchir.
- C’est la peur qu’un élève a envers son maître. C’est tout à fait normal, mais à part cela ?
- Je suis inquiet et en même temps fier et curieux.
- C’est une bonne réponse. Il faut savoir apprendre à se méfier de tout mais pourtant toujours vouloir en apprendre plus.

J’avais plus que mal à la tête et je fis un effort pour conclure la conversation rapidement
- Vous avez raison. Cependant, je crois qu’il serait bon que j’aille me coucher.
- Je le crois aussi.
- Dans ce cas, je vous souhaite la bonne nuit et à demain matin, maître.

Je me dirigeai en chancelant quelques peu vers ma maison et allai me coucher. Demain, une rude journée m’attendait et je devais être courageux.

texte corrigé par Tribal


Dragon loup
 Lvb 
 Le 11/12/2006 à 13:17:27 
6ème chapitre : L’apprentissage

Lorsque je me réveillai, j’eus l’impression que des cloches étaient venues habiter dans ma tête. J’avais du mal à réfléchir et la pièce tournait. J’entendis alors qu’on frappait à la porte et j’allai ouvrir.
- Bonjour…
- Euh, bon…, bonjour maître, dis-je avec l’impression que tout résonnait.
- Comme promis, je viens te chercher.
- Je, … Je ne suis pas encore prêt.
- Et bien prépare tes affaires, fais tes adieux, je te donne une demi-heure.
- Bien maître.

J’allai réveiller mes parents, qui n’étaient pas dans un meilleur état, et je montai dans ma chambre (au grenier) faire mes bagages. Il y avait peu de choses dans celle-ci. La pièce était petite et les murs se rapprochaient en s’élevant. Une couette était dépliée au centre. Dans un coin, une boîte contenait notre pacte, des parchemins, des morceaux de charbon pour écrire ou dessiner ce qui m’arrivait peu souvent. J’avais aussi un instrument composé de roseaux, le bracelet d’or et d’autres objets offerts à diverses occasions. Je rassemblai rapidement le tout et les liai avec une corde. Je redescendis, mangeai un peu de viande froide, embrassai mes parents et sortis.

Mon tuteur était là, assis à côté de la porte. Quand il me vit, il se releva et avança sans dire un mot vers la forêt. Je le suivis, titubant quelque peu à cause de mon balluchon et de l’alcool qui agissait encore. Tout en avançant, je voyais mes amis sortir et me saluer de la main car je leur avais annoncé, grâce au pendentif, mon départ. Une fois dans la forêt, le silence fut plus pesant. Le chemin semblait tout tracé et pourtant quand je regardais en arrière, je ne distinguais plus de trace de notre passage. C’était à coup sûr l’œuvre de mon tuteur…

Je vis alors une clairière ou plutôt une ancienne clairière car en son centre un chalet de bois, haut comme la cime des arbres possédait une toiture de la taille de la clairière bloquant la lumière. Le chalet en lui-même était rond et ne possédait pas de vraies fenêtres. C’étaient de simples ouvertures. Mon maître devait considérer l’endroit comme suffisamment protégé pour se permettre cette fantaisie.

Mon maître me fit signe d’avancer et entra dans la maison. L’intérieur était sobre : dans l’entrée, une table et quelques instruments de cuisine ainsi que d’autres objets ; au premier étage, une paillasse et une armoire fermée à clé, cette pièce était sans doute celle de mon tuteur ; ensuite le 2ème, une pièce totalement vide.
- C’est ici que tu dormiras, de sorte à ce que tu ne puisses pas descendre sans que je le remarque, dit-il.
- Et où mène l’escalier qui monte au-dessus de ma chambre ?
- Viens voir par toi-même.

Je grimpais les escaliers et fut émerveillé par la vue. Rien ne cachait l’horizon, au loin, je voyais des fumées de cheminée s’élever qui devaient être celle de mon village. Le ciel était dégagé et j’avais l’impression d’être le roi du monde. Je sentis une brise fraîche et j’eus envie de m’asseoir et de rester ici, mais mon tuteur me faisait déjà signe de redescendre.
- Bon, nous n’avons pas une minute à perdre…
- Mais, il y a encore 10 ans devant nous…
- C’est juste assez pour t’apprendre les bases, le reste, tu devras le découvrir par toi-même
- Bon, très bien, par quoi allons nous commencer ?
- Tout d’abord, je pense que favoriser ton sens de l’orientation te sera utile, tu seras ainsi plus à même d’écouter et de regarder le monde qui t’entoure. Suis-moi donc…

Il me fit prendre des gourdes et me conduisit jusqu’à une rivière. Là, il me demanda de les remplir. Une fois cela fait, je me retournai et me rendis compte qu’il avait disparu. Affolé, je courus d’abord un peu dans toutes les directions pour essayer de voir si il n’était pas allé plus loin. Puis me rappelant qu’il m’avait parlé d’orientation, j’en conclus que je devais rentrer moi-même au chalet. Je pris donc les gourdes et avançais dans la forêt… Pas moyen de dénicher une empreinte, ou quoi que ce soit d’autre, je tournai en rond et revins plusieurs fois à la rivière. Finalement, je me souvins que nous étions sortis par l’arrière de la maison et que donc, si j’avançais dans la direction de la fumée de mon village, je devrais tomber sur le chalet.

Ce ne fut que tard dans la soirée que j’arrivai. Un feu finissait de s’éteindre devant la maison. Fatigué, je montai sans un bruit dans ma chambre et mon tuteur, déjà couché, ne me remarqua pas.

Les journées se déroulaient donc ainsi, les exercices les plus répétitifs étant la méditation sur la plateforme, l’orientation, l’équilibre sur des roseaux au-dessus du cours d’eau et l’entraînement à l’épée. Je ne voyais pas en quoi tous ces exercices me rapprochaient du statut de berno mais je laissais faire et attendais la suite impatiemment.

texte corrigé par Tribal


Dragon glace MJ
 Le 11/12/2006 à 13:23:40 
Décidément, Lvb est en forme :)
Dragon loup
 Lvb 
 Le 11/12/2006 à 13:39:57 
Merci, merci ^^
Dragon fantome
 Darkshadow 
 Le 23/12/2006 à 01:22:07 
Allez, mets nous vite la suite s'il te plaît, ton récit est un vrai régale :-)
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