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 Ev-Dragon >> Forum >> Ev-Dragon >> [RP] Jeux de Role : Action !

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Dragon gris
 Gauvain 
 Le 01/09/2005 à 22:08:26 
Le lendemain matin, sous le soleil levant, Anaya fut la première à se réveiller et a constater que Ashen avait disparu. Elle réveilla tout le monde pour demander si personne ne l'avait aperçu mais en vain. Finalement il revint un peu plus tard et expliqua qu'il était simplement parti chasser. Mais une question qui n'avait pas été évoquée hier revint à l'esprit de Miguel et il ne pu résiste rà la tentation de la poser.
-"Dis-moi Ashen, tu ne nous as pas parlé de la présence de ce temple Irga sur cette île".
-"C'est vrai, après la guerre de Dallas certaines Irgas ont fuis les contrées de Kerrin et se sont réfugiée ici. Mais elles ont disparues, abattues par leur propre invocation, par ce qui ne doit pas être réveillé..."

Ils n'en tirèrent rien de plus alors ils se mirent à la construction d'un radeau qui peut-être pourrait les ramener vers la terre ferme. Ils constatèrent rapidement que les vestiges du bateau ne suffiraient pas, il leur fallait plus de bois. Alors, équipés d'outils de fortune, ils pénétrèrent dans la forêt. Ils travaillèrent sans relâches sous le soleil écrasant de l'après-midi jusqu'au moment où un glissement de terrain se fit entendre. Ils se réunirent et vérifièrent que personne ne manque. Tous étaient là mais leurs cœurs s'emplissait d'un sentiment étrange. Ce sentiment représentait à la fois la peur et la curiosité. Le silence commençait à peser mais il fut brisé par un cris déchirant. Immédiatement Elvyan se tourna vers Ashen qui la prit de vitesse et dit :"Il a bougé ..."

Tous saisirent leurs armes respectives et se précipitèrent vers le temple. Miguel passa le premier suivi du reste de la compagnie. Ils empruntèrent tout d'abord un large couloir. L'obscurité était très dense mais on pouvait distinguer la fin du couloir. Ils pénétrèrent dans une immense pièce circulaire avec un gigantesque plafond en coupole. L'obscurité fit place à une faible lumière bien que l'on ne put connaître sa provenance. La compagnie fut forcée de reconnaître que les Irgas étaient de fameux architectes et que leur savoir était plus grand que celui de la race humaine.
Elvyan fut la première à prendre la parole :
-"C'est magnifique, jamais auparavant je n'ai pu admirer une telle splendeur !!"
-"Restons tout de même sur nos gardes : nous ne savons pas ce qui peux nous attendre ici."
Ils s'approchèrent d'un mur pour en déchiffrer les inscriptions.
Ce fut Leylawë qui lut :
"Si le gardien devait être éveillé :
c'est que la fin est arrivée.
Il est l'eau mais incarne le feu,
Il habite la terre mais son domaine est l'air.
Si le gardien est éveillé :
Prends garde à toi étranger !!!"
-"De quelle créature peuvent bien parler ces écrits ?" s'interrogea Anaya.
A peine eut-elle fini sa phrase qu'une énorme masse volante vint se poser à quelques mètres d'eux : LE GARDIEN !!!! Il avait la tête d'un reptile et la peau couverte d'écailles mais ce n'était pas des écailles c'était autre chose... De l'eau, oui c'est ça cet animal avait une peau en eau !!! Cependant une immense chaleur émanait de son corps si bien que des flammes jaillirent de ses deux énormes naseaux. Le gardien mesurait dix bons mètres de longueur et possédait une magnifique paire d'ailes.

Le combat était engagé... Anaya et Elvyan furent les premières à charger la bête mais elles furent repoussées par un lot de flammes incandescentes. Miguel et Kender tentèrent à leur tour d'approcher le gardien mais furent projeté en arrière par un battement d'ailes. Ils retentèrent tout les quatre cette opération sans succès pendant plusieurs minutes. Quand ils l'eurent enfin encerclé, ils l'assaillirent... C'est ce moment là que choisit Leylawë pour décocher ses flèches meurtrières... Tous les cinq avaient portés un coup qui aurait du être mortel mais ils furent surpris de constater qu'ils étaient passés à travers la peau du gardien sans même le blesser : le gardien était INTOUCHABLE !!! C'est alors qu'une idée traversa l'esprit de Rèstlin qui était resté inactif depuis le début du combat : que craint l'eau ??? Les fortes températures bien sûr !!!!!!!! Et c'est par magie qu'il fit s'embraser les armes de ses amis et ils lança également des sorts de feu soutenu bien évidemment par Ashen. Les flèches sifflèrent, les dagues frappèrent et les flammes apparurent. Le gardien essaya tant bien que mal de se défendre mais à quoi bon, il était vaincu. Et c'est en poussant un dernier cris qu'il choisit de disparaître de la surface de la terre...


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Dragon brume
 Le 02/09/2005 à 18:32:29 
Elvyan soupira de soulagemment, pendant un instant elle avait crue devoir réellement se battre contre la créature.
" Heureusement que l'autre guignol était là, parce que les autres... " pensa-t elle.
Elle allait pour se mettre un peu à l'écart lorsque Miguel l'interpella :
" Attend Elvyan ! il couru vers elle et laissa les autres les devancer. Je voulais te demander quelque chose. "
La jeune fille l'observa une seconde puis soupira et dis :
" J'y crois pas, tu as une de ces mémoire... "
" Que voulait donc dire Ashen hier soir par "ta vraie nature" ?"
" Rien qui ne te concerne pour le moment, lâcha-t elle avant de reprendre la route."
Miguel n'insista pas plus, personne n'insistait jamais plus avec Elvyan.
Arrivés au campement elle se remit dans son arbre et observa longuement la mer.
" Pourquoi reste-tu toujours seule Elvyan ? "
" Laisse moi tranquille Ashen. "
" Pourquoi te cache-tu aux autres ? "
" Ca ne te regarde pas. "
" Cet oeuf... si tu reste avec eux c'est à cause de... "
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la jeune fille était déjà sur lui dague en main.
" Je t'ai dit que ça ne te regardais pas. "
Ashen repoussa lentemment la dague de sa gorge et sourit
" J'aurais dû m'en douter... C'est toi n'est-ce pas ? "
" Moi qui ? "
" Cela fait tellement longtemps A... "
Avant qu'il ne puisse terminer Elvyan lui donna un coup de poing dans le visage qui le fit tomber à terre.
" Ferme-la, c'est tout ce que j'ai à dire, cracha-t elle. "
" Je vois... Très bien. De toute façon je ne veux pas risquer un combat contre toi. "
Il s'éloigna donc d'elle pour rejoindre les autres puis s'arrèta un instant :
" Je ne dirais rien aux autres, promis. " murmura-t il.
" Crétin... tu ne changera donc jamais ? pensa-t elle "
Elle se remit sur sa branche et repensa à l'histoire de l'elfe. Elle était étonnée qu'il en sache autant, bien qu'il lui manque encore beaucoup pour finaliser et comprendre le tout.
Les Hautes Terres de Tursellantes... ils n'en étaient pas si loin que ça. Elvyan pouvait sentir d'ici l'odeur du vent chaud du desert.
Elle décida de rejoindre le groupe pour éviter tout risque de nostalgie. Elle s'installa près du feu et écouta Kelnor et Miguel parler et rire ensemble.
" Plus le temps passe, plus je deviens proche d'eux, pensa-t elle alors qu'Anaya tentait d'entamer une discussion avec elle. Je ne devrais pas, ça va encore mal se terminer... "
Machinalement elle prit l'oeuf des mains de Miguel et le carressa tendrement pendant qu'elle discutait, elle senti le jeune dragon à l'intèrieur et ne pu s'empêcher de sourire légèrement.
" Qu'est-ce que tu as ? demanda Anaya intriguée par ce sourire. "
" Quoi ? Moi ? Rien c'est juste que je pensais à quelque chose. "
" Mouais... On dirait plutôt un sourire d'amoureuse... "
Et elle éclata de rire, Elvyan tenta de démentir cette information mais l'elfe noire n'arraitaît pas d'en rajouter et, à la fin, tout le monde rigola et l'atmosphère quelque peu tendue devint joviale...
Pourtant cela ne durerait pas car de loin un être les observaient et attendait son heure...
Dragon brume
 Le 21/09/2005 à 17:35:40 
Le vent soufflait fort en direction de l'Est et Elvyan était, pour une fois, de bonne humeur et tout le monde l'avait remarqué car l'ambiance était détendue.
Mais Réstlin ne pouvait s'empêcher de l'observer. Il repensait à la discussion qu'il avait eu avec Ashen, comment une jeune femme comme elle avait-elle pu blesser quelqu'un comme Ashen ? Tout d'un coup il se rappela de leur rencontre avec lui et de ce qu'il avait dit à propos d'Elvyan.
"Ta vraie nature..."
La jeune femme se retourna brusquement et regarda le mage dans les yeux, involontairement il avait prononcé ces dernière parole à voix haute.
"De quoi parles-tu ?" demanda-t'elle les yeux insistant.
"De rien." répondit-il précipitemment, et il parti de l'autre côté du bâteau.
Lelyawë le vit s'accouder à la rembarde et à réspirer fort pour reprendre son souffle, il s'approcha de lui et le questionna :
"Qu'y a t-il ? Tu as le mal de mer ? Tu n'était pourtant pas malade sur l'autre bâteau."
"Ce n'est pas le mal de mer, répondit Réstlin. Ce serait plutôt du "mal d'Elvyan"."
"De quoi... ?"demanda l'elfe surpris.
"Elle m'a fait peur... elle à un de ces regards..."
"A vous glacer le sang." termina Anaya.
Ils se retournèrent vers elle le regard interrrogateur.
"Et encore t'as de la chance, elle est de bonne humeur aujourd'hui, elle soupira un instant et reprit. Moi j'y ai eu droit lorsqu'elle était en colère et crois moi je n'avais jamais vu ça."
"C'est vrai qu'elle à tout le temps un regard sérieux et froid, ajouta Kelnor."
"Sauf lorsqu'elle a l'oeuf entre les mains, intervint Miguel. Regardez, dit-il en la pointant du doigt."
Et il avait raison, la raison pour laquelle Elvyan était contente aujourd'hui c'était parceque c'était à son tour de s'occuper de l'oeuf. Elle le carressait tendrement et murmurait quelque chose d'inaudible à son égard. Et tout le monde fut surpris de lui voir un sourir au lèvre à un moment donné.
"J'aurais jamais cru voir ça un jour... murmura Kelnor."
"Lorsqu'elle l'a entre les mains, c'est quelqu'un de tout à fait différent, remarqua Miguel. Mais cela n'empêche qu'elle vraiment étrange."
"Surtout depuis qu'Ashen était parmis nous, renchérit Réstlin."
"Comment-ça ? demanda Lelyawë. Je n'ai rien remarqué."
Réstlin se demandait si il fallait leur dire qu'elle l'avait frappé, mais ne voulait pas risquer de recevoir les foudres d'Elvyan...
"Regardez, dit faiblement Anaya."
Il se retourna mais ne vit rien au départ, puis il remarqua que le bout de la rembarde qu'Elvyan serrait de sa main libre était fissuré et semblait s'éclater. Il observa son visage et y vit une expression de douleur, puis elle s'éffondra à genou sur le pont. Réstlin se précipita vers elle et s'agenouilla :
"Qu'y a t'il ? Qu'est-ce que tu as ?"
"Rien du tout ! cracha-t'elle. Tout va bien, laisse-moi, répondit-elle haletante. Argh... C'est vraiment pas le moment... murmura-t'elle pour elle-même."
"Mais..."il voulu poser sa main sur son dos mais au moment ou il l'effleura Elvyan lui attrapa le poignet et le serra tellement fort qu'il crût un instant qu'il était brisée... Il poussa un cri de douleur et Lelyawë accouru pour l'aider, mais le temps de saisir le poignet de Réstlin qu'Elvyan s'était relevée et se grattait le dos en grimaçant.
"Vous allez bien ? demanda Miguel"
"Moi oui, lui non, répondit Elvyan en montrant le mage du regard. Je t'avais bien dit de me laisser, lui lança-t'elle."
"Il a fait ça pour t'aider, et c'est comme ça que tu le remercie ? s'écria Kelnor."
Elvyan ne répondit rien pendant un instant puis soupira et dit :
"Désolé... et... elle regarda la mer le regard vide. Merci..."
"Est-ce que l'on peut savoir ce qui t'est arrivé ? demanda Miguel."
Elvyan sembla réfléchir un instant puis brusquement lâcha un "non" net et ferme qui interdisait à tout le monde d'en demander plus.
Dragon loup
 Lvb 
 Le 25/09/2005 à 22:06:01 
La nuit était en train de tomber et on décida que le capitaine tiendrait la barre pendant que les autres iraient se reposer. Chacun était fatigué de cette éprouvante journée et ils ne tardèrent pas à s'endormir.

Vers le milieu de la nuit, alors que tout le monde dormaient d'un sommeil paisible, un cri déchira le silence: le capitaine la petite troupe qui se reposait dans la cale se réveillat d'un bond. Les armes à la main, ils allèrent voir ce qui se passaient, un groupe de bêtes, on aurait dit un mixe de plusieurs êtres: une tête d'homme, des cornes de bouc, des ailes dans le dos et une queue de serpent. Il y en avait 3 ou 4 sur le bateau et d'autres arrivaient des airs, elles avaient assomaient le capitaine et elles s'étaient rassemblés en cercle ... autour de l'oeuf, il flotait dans un halos de lumière qui descendait directement de la lune!!

Dès qu'Elvyan s'en rendit compte, elle fonça sur les bêtes et les attaqua. Pendant ce temps, Lelyawé s'était mise en hauteur et décochait des flèches sur les autres qui descendaient des cieux, elle était si bonne tireuse qu'elle arrivait à traspercer leurs ailes qui étaient faites d'une fine membrane et à les faire tomber dans la mer. Les créatures qui nagaient très mal avec leur queue de serpent se noyaient aussitôt.
Elvyan s'approchant des bêtes qui encerclaient l'oeuf n'eut même pas le temps de se jeter sur la 1ère d'entre elles, l'ouef se défendait de lui-même : il envoyait des rayons de lumière sur les créatures qui avaient l'air de supporter très mal ces attaques, elles reculèrent peu à peu jusqu'au bastinguage et Elvyan termina le travail en les poussant dans l'eau. Elle alla ensuite s'occuper de l'oeuf, bizarrement, il ne l'attaqua pas et même on aurait juré qu'il avait poussé un petit cri de tendresse et Elvyan le regardait d'un air de mère affectueuse...

L'assaut enfin repoussé, on s'occupa du capitaine, il allait s'en remettre mais il avait besoin de repos. Mais tout n'était pas clair, pourquoi les créatures les avaient-ils attaqués? Comment l'oeuf avait-il pu se défendre? Quel était le rapport entre Elvyan et l'oeuf? Mais les aventuriers s'occuperait de ses questions plus tard, il fallait otut d'abord soigner le capitaine et le soleil n'était pas encore levé preuve que l'on pouvait se recoucher. question encore plus dure, qui monterait la garde au cas où? Se sera l'a le débat de la courte paille.
Dragon gris
 Narmo 
 Le 29/09/2005 à 00:07:44 
Le sort désigna Elvyan pour monter la garde. Bien qu’inquiets, les autres compagnons sauf Lelyawë retournèrent se reposer. Ils étaient conscients que chaque instant de répit devait être saisi. Qui pouvait dire ce que l’avenir allait réserver ? Toutes les épreuves déjà passées ne tendaient à prouver qu’une chose : accompagner l’œuf se révélait à chaque instant être une entreprise plus périlleuse. Manifestement, des puissances occultes surveillaient ce qui se passait. En espérant que cela se limitait à de la surveillance, ce dont la plupart doutait.

Tirant quelques herbes de sa sacoche, Lelyawë prépara rapidement un cataplasme pour réduire l’enflure sur la tête du malheureux Vickram, suivi d’une tisane pour l’aider à dormir. Puis, allant s’asseoir à la poupe, il contempla silencieusement Elvyan pendant de longues minutes. A la fin, ce fut la jeune femme qui finit par craquer :
« Tu veux mon portrait ? » lâcha-t-elle d’un ton hargneux.
« J’en connais de plus déplaisants mais ce n’est pas la raison de mon examen. Je me demandais juste ce qui te poussait à t’isoler ainsi. Quitte à tricher pour y parvenir. »
« Que veux-tu dire ? »
« Pas de ça avec moi Elvyan. J’ai remarqué ton petit tour de passe-passe quand le moment est venu de présenter les morceaux de bois du tirage au sort. Je dois reconnaître toutefois que tu m’as stupéfait : si je ne t’avais pas surveillée de près, mis en alerte parce que je t’avais vue ramasser un morceau de bois avant de commencer le tirage au sort –un morceau suffisamment petit pour être certaine que ce serait toi qui resterait à la barre- je ne m’en serai jamais rendu compte. Ton agilité est stupéfiante… j’irai même jusqu’à dire inhumaine » Lelyawë, bien que parlant à voix basse, insista sur le dernier mot.

« Tu insinues quoi par là ? » La voix d’Elvyan était lourde de menace et son regard encore plus glacial que d’habitude.
« Détends toi un peu. Nous sommes tous là dans le même but : faire en sorte que rien de fâcheux n’arrive à cet œuf. Même s’il est maintenant évident qu’il dispose de ses propres moyens de défense… Ce qui me fait penser également que nous ne sommes pas réunis par hasard. Mais c’est une autre histoire. Te concernant, plusieurs choses ont attiré mon attention. Ta « vraie nature » mentionnée par Ashen. Le fait que tu aies été capable de le blesser. La force physique dont tu as encore récemment fait preuve –l’elfe désignait la zone du bastingage où l’on pouvait discerner le bois éclaté sous la pression de la poigne d’Elvyan- Sans parler du lien particulier qui t’unit à cet œuf. Tout cela laisse beaucoup de place aux suppositions, même les plus folles, pour qui connaît un peu les légendes. Tu devrais peut être envisager de partager ton secret. »
« Non »

L’oreille sensible de l’elfe sentit que cette dénégation était moins catégorique que quelques heures auparavant. Mais la voix était toujours aussi froide. Soupirant légèrement, Lelyawë tenta une nouvelle approche.
« Dommage. Tu n’as rien à gagner tu sais. Et au contraire tout à perdre. Si ton secret est honteux, ce dont je doute fortement, ce sera pire quand il sera révélé au grand jour et qu’il t’explosera en pleine face. Si ton secret n’a rien de honteux, ce que je pense, tu t’attireras le respect et la confiance de ceux avec qui tu voyages en en parlant de toi même. Alors que sinon, on risque de te le reprocher, le manque de confiance s’installerait entre nous, ce qui tôt ou tard finirait par nuire à l’efficacité de notre compagnie. Et à moins que mon instinct me fasse défaut, nous aurons d’ici peu besoin de nous appuyer les uns les autres sans une hésitation si nous voulons survivre. Penses y : c’est un lourd secret certes, mais vaut il de mettre en péril le succès de notre quête ? »

L’elfe arrangea ses couvertures pour s’installer plus confortablement.
« Ca ne te dérange pas si je fredonne un air avant de dormir ? »
Sans attendre de réponse, il entonna à voix basse une ode classique. Involontairement, Elvyan crispa ses mâchoires, espérant que la nuit masquerait suffisamment ce mouvement qui lui avait échappé. Pourquoi, parmi toutes les chansons et légendes, Lelyawë avait-il choisi précisément celle qui racontait sa propre histoire ? Etait ce volontaire ou l’effet d’un simple hasard ?…
Dragon brume
 Le 02/10/2005 à 13:54:38 
Elvyan observait la lune, pour elle c'était claire, "il" avait voulu la prévenir. Que ce n'était pas un oeuf de dragon normal ? Cela elle le savait déjà, sa croissance était anormale, beaucoup trop rapide. "Il" le protégeait, elle en était sûre. Mais pourquoi ? Où voulait-il en venir...
Elle fut tirée de ses pensée par un mouvement venant du pont, elle se retourna et vit l'elfe se retourner dans son sommeil.
" Je deviens nerveuse... murmura-t'elle."
Elle repensa à sa discussion avec lui, avait-il deviné ? Impossible, seul Ashen connaissait la vérité et il avait promis de se taire. Mais, devait-elle leur dire ?
>"Tu n’as rien à gagner tu sais. Et au contraire tout à perdre." le souvenir de ces paroles la firent sourir, "tout à perdre"... elle n'avait plus rien à perdre depuis longtemps, qu'aurait-elle pu perdre dans ce voyage ? La confiance de ses compagnons ? Pourquoi aurait-elle peur de la perdre, elle-même ne leur faisait pas confiance.
>"[...]Ton secret n'a rien de honteux..." elle pouffa légérement en y repensant, bien sûr qu'il n'était pas honteux, loin de là, depuis toujours elle avait été fière de ses origines, mais depuis qu'ils... elle ne voulait pas y penser, elle ne voulait pas souffrir à nouveau, si elle leurs disait, elle souffrirait et eux ne comprendrerait pas...
"Personne ne peux comprendre..." murmura-t'elle à l'intention de la lune.
J'aurais peut-être dû partir depuis longtemps et les laisser se débrouiller sans moi... pensa-t-elle.
Sans qu'elle s'en rende compte le soleil se leva, elle avait passer la nuit à cogiter aux événement. Elle soupira légèrement et décida de leur expliquer la situation... enfin... un peu.
Elle réveilla Lelyawë d'un léger coup de pied et observa la mer.
"Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? grogna-t-il."
"Rassemble les autres... je dois vous dire quelque chose..." Elle avait dit ces mots tellement faiblement que si Lelyawë n'avait pas été un elfe il n'aurait pas entendu.
L'elfe sourit et se rendit dans la cabine réveiller les autres. En quelques minutes ils étaient tous réunis sur le pont, impatient de savoir finalement ce qu'était Elvyan.
"Tu as finalement décidé de tout nous dire ? La discussion d'hier... commenca Lelyawë."
"N'as rien à voir avec ma décision, coupa Elvyan. Contrairement à ce que tu pense je n'ai rien à perdre ni rien à gagner. Ce que je vais vous dire mettra fin à vos incessantes questions." elle avait une voix neutre mais légèrement dure.
"Qu'as tu à dire alors ? demanda Miguel soupçonneux"
"La raison pour laquelle je ne peux justement rien vous dire, répondit-elle."
Personne ne fit de commentaires pendant une seconde, puis Anaya pris la parole :
"Ce n'est pas ce à quoi nous nous attendions, mais c'est déjà mieux que rien je pense."
Elvyan prit une inspiration et commença :
"Si je ne veux rien vous dire, c'est parce que j'ai décidé il y a longtemps de ne plus penser à mon passé, de ne plus regarder en arrière, de... elle s'interrompis une seconde et regarda l'elfe noire dans les yeux. Il y a longtemps, là d'où je viens, un événement s'est produit, un événement contre lequel je n'ai rien pu faire... Bien que personne ne m'en ai voulu, bien qu'ils m'ont toujours dit que ce n'était pas de ma faute, je n'ai pu m'empêcher de penser comme tel, ils m'adoraient tous tellement fort, ils avaient tellement confiance en moi... et moi... je ... Elvyan étouffa ce dernier mot et ferma son visage au souvenir de son passé. J'ai décidé de ne plus laisser personne avoir confiance en moi, j'ai décider de vivre pour vivre, de ne plus m'occuper des autres, seulement de moi."
Personne ne dit mot, ce qu'ils venaient d'entendre était tellement inattendu.
"Pourquoi ne pourrions nous pas avoir confiance en toi ? Et pourquoi est-tu avec nous alors ? demanda Réstlin d'un ton dur "
Elvyan le regarda l'air pensif et reprit :
"Car un jour je vous décevrait, ce ne sera pas de le trahison, mais tout comme. Si vous avez confiance en moi vous serez tristes, en colère ou, encore pire, vous tenterez de comprendre. Et vous connaissez déjà la raison de ma présence parmis vous."
"L'oeuf... murmura Miguel."
"Que représente-t-il pour toi ? demanda Réstlin."
"Beaucoup de choses en fait... mais rien qui n'est à voir avec notre aventure."
Il n'y avait plus rien à dire, quoi qu'ils demande, ils n'auraient plus eu une seules réponses et ils le savaient. Pourtant Kelnor s'avança et tendis l'oeuf à Elvyan.
"Tu as l'air heureuse avec lui et je crois qu'il préfère être avec toi."
Elvyan resta interdite pendant quelques secondes puis eu un étrange sourir, tendre et affectueux à la fois, elle posa sa main sur la tête de Kelnor et répondit :
"Tu est gentil, mais garde le, il doit apprendre que d'autres que moi sont capable de s'occuper de lui. Et... il doit apprendre à te connaître."
A ces paroles Kelnor rougit légérement et recula en serrant fort l'oeuf contre lui.
"Je suppose que tu ne nous dira pas pourquoi? Et que tu ne paux nous donner aucunes autres informations ? demanda Anaya."
"Tu as tout compris, mis à part le fait que... elle s'interrompit une seconde."
"Que... insista Anaya."
"Que depuis le départ nous voguons vers l'Est et que notre destination se trouve vers le nord."
...
Tout le monde en resta bouche bée et avant qu'ils n'ai pu dire quoi que ce soit Elvyan avait grimpée lestement sur le haut du mat et regardait le ciel et les nuages, inaccessible...

[il y a des moments où je me demande si ça n'arrive pas qu'a moi pour m'ennerver...  ;) ]
Dragon brume
 Le 09/10/2005 à 16:53:36 
Elvyan, qui avait refusée la dague de Miguel, observa réstlin lancer son sort et soupira, il allait rater, elle le savait, rien qu'a la position de ses mains elle voyait qu'il était trop crispé et qu'il n'y arriverait pas.
Elle regarda le bateau pirate et se demanda ce qu'elle devait faire, les aider de la manière la plus efficace ou en faisant semblant de faire de son mieux pour éviter d'augmenter encore plus les soupçons ?
Elle observa les autres membres du groupe un instant, ils étaient tous tendus, Anaya peut-être un peu moins car elle observait avec une certaine curiosité la dague qu'elle tenait entre les mains, ce qui fit rire légérement Elvyan.
"Si elle savait ce que j'ai dans mon sac... pensa-t-elle."
"Tu est bien confiante, lui dit Lelyawë. On voit que tu ne sais pas contre qui tu va te battre."
"Que tu pense mon cher elfe, que tu pense... répondit-elle le regard fixé sur le bateau qui approchait."
Au moment où le bateau allait aborder Restlin tenta de lancer le sort mais, comme Elvyan l'avait prédit, il le rata et le bateau ne bougea quasiment pas.
A ce moment le capitaine des pirates prit la paroles :
"Ce n'est pas la peine de fuir ou de vous battre, vous êtes perdu d'avance ! cria-t-il du pont."
"Nous ne nous laisserons pas faire ! hurla à son tour Lelyawë."
Le pirate se mit alors à rire et à ce moment là ses hommes sautèrent sur le pont prêt à en découdre. L'elfe réagit au quart de tour et fondit sur les ennemis, suivit de près par Annaya, géné par le terrain Restlin tentait quand même de lancer des sorts. Miguel, quant à lui, restait près de Vickram et de Kelnor pour les protéger.
La bataille faisait rage, les elfes, en premières lignes, faisaient de leur mieux pour en tuer un maximum avant qu'ils n'atteignent le pont, pendant qu'Elvyan restait en retrait, tuant quand même tous ceux qui s'approchait trop près de son épée. Elle réflechissait au moyen de protéger l'oeuf, sans forcément montrer ce qu'elle savait faire.
"Foncer dans le tas ? Non, ça serait rop rapide pour être honnête... pensa-t-elle. "L"'utiliser ? Bof, je n'en ai pas vraiment envie, et puis ils me demanderaient d'où je la sort..."
C'est à cet instant qu'elle ressentie une décharge de mana, elle compris tout de suite qu'ils avaient un mage parlis eux, et puissant par dessus le marché. Elle regarda Restlin et vit qu'il était déjà épuisé de ses sorts, il en lançait beaucoup en essayant d'être le plus précis possible, il ne ferait pas le poids... Des épines de glaces envahirent le bateau, gelant au passage le pont. Elvyan soupira, elle n'avait plus le choix, elle devait le faire...
Elle se tourna vers Lelyawë et cria :
"Retient-les je reviens tout de suite !"
"Où est-ce que tu va ?"
Elle ne répondit pas et fonça dans la cabine, là elle chercha son sac et y pris un objet envelloppé dans un drap. Elle remonta à toute vitesse, esquiva plusieurs coup et sauta sur la rembarde du bateau.
"Qu'est-ce que tu fait ?! hurla Annaya. C'est dangereux !"
Mais Elvyan n'écoutait pas et, esquivant habilement les ennemis, sortit du drap une sorte de harpe.
"Ce n'est pas le moment de jouer de la musique ! l'interpella Miguel."
Elle secoua la tête, ne relevant pas la remarque, et se mit à jouer une mélodie douce et rythmée, au bout de quelque mesure elle se mit à chanter dans une langue étrange en même temps. Sa voix douce semblait venir de partout à la fois, un flux de mana parcourait tout le champ de bataille. Le mage ennemis, voyant ça, lança une boule de feu sur Elvyan, mais au moment ou elle allait l'atteindre une gerbe d'eau jaillis de la mer pour l'en empêcher.
Lelyawë n'en croyait pas ses yeux derrière Elvyan se dressait Leviathan, le légendaire esprit originel de l'eau, comment avait-elle fait pour conclure un pacte avec lui ? On le disait le plus réticant aux pactes d'invocation.
Les pirates furent effrayées par cet apparition et tentèrent de rejoindre leur navire, mais un mouvement de queue de Léviathan créa une vague qui retourna le bateau ennemis et noya les pirates restés à bord, puis d'un autre mouvement de queue une seconde vague s'abattit sur le bateau d'Ashen, Lelyawë alla pour se tenir contre le mat mais il vit que l'eau, comme vivante, ne le touchait pas, mais noyait les pirates à bord.
En quelques secondes ce fut terminé, il ne restait plus un seul pirate vivant, et les membres du groupe étaient tous sain et sauf, Elvyan sauta sur le pont, ramassa le drap dans lequel la harpe était et commença à le plier pour remettre l'instrument, quand Léviathan parla.
"Cela faisait tellement longtemps que tu ne m'avait plus appellé, je croyais que tu m'avais oublié, cela me fait plaisir."
"humm... Si tu le dis, répondit-elle sans conviction. Tu peux nettoyer le pont ? demanda-t-elle en se dirigeant vers la cabine."
"Comment ose-tu parler ainsi à un esprit originel ! s'écria Lelyawë."
Mais Elvyan était déjà rentrée, il alla pour lui demander des explications mais Léviathan le retin du bout de sa queue.
"A ta place je n'irais pas."
"Mais elle... commenca l'elfe."
"Tu crois donc qu'elle m'offense ? il se mit à rire. C'est une des seules personnes avec qui j'ai conclu un pacte et tu sais pourquoi ?"
L'elfe secoua la tête.
"Car c'est la seule qui ne nous prend pas pour des éspèces de semi-dieux ou à des serviteurs. Elle nous as toujours prit d'égal à égal, et c'est ce que nous avons toujours aimé chez elle, reprit-il."
"Nous ? Vous voulez dire qu'elle a d'autres pactes à son actif ? demanda Miguel intrigué."
Leviathan se mit à rire pour éluder la question et, envoyant une vague pour nettoyer le pont des corps de pirates, leur dit :
"En tout cas, je vous remercie du fond du coeur."
"Pourquoi ? demanda Annaya."
"Je ne sais pas ce que vous lui avez fait, mais j'ai bien l'impression que plus elle passe du temps avec vous plus elle redevient elle-même, et ça, c'est la plus belle chose qui puisse arriver."
"Elle-même ? Que voulez vous dire ? Je ne trouve pas qu'elle est changée depuis que nous sommes partis, s'empressa de dire Restlin."
"Que tu crois jeune mage, aujourd'hui, elle vient de vous protéger, et elle ne l'avait plus fait depuis des années, répondit Léviathan."
"Elle aura voulu protéger l'oeuf, reprit Kelnor."
"Je t'assure que non, je la connais, elle aurait prit l'oeuf et l'aurait protéger lui, pas vous tous. Tout ce que j'ai à dire c'est : continuez comme ça et bientôt nous pourrons tous revoir son sourir et sa joie de vivre, il marqua une pause et reprit. J'aimerais que vous lui remettiez ceci après que je sois parti, il fit apparaître devant Annaya une bulle d'eau dans laquelle se trouvait une bague. Elle comprendra..."
Il se retourna prêt à plonger dans la mer puis se retourna de nouveau pour ajouter :
"Ne lui demandez rien, vous ne ferez que lui faire revivre de mauvais souvenirs, elle parlera en temps et en heure, et à ces mots il s'enfonça dans l'océan."
"C'est impossible... murmura Leyawë. C'était Léviathan, le Léviathan..."
"Regarde, qu'est-ce que tu en pense ? demanda Annaya en montrant la bague à l'elfe."
C'était une bague en argent ciselé, ornée d'une tête de dragon dont les yeux étaient deux pierres d'un rouge profond.
"Je n'ai aucune idée de ce que cela peut signifier, il vaudrait lieux la donner à Elvyan."
Il prit la bague et alla dans la cabine où il vit Elvyan ranger soigneusement ses affaires.
"Il est enfin parti ? demanda-t-elle. Il a toujours été du genre bavard."
"Il a laissé ça pour toi, dit simplement Lelyawë en tendant la bague."
Elle regarda le bijou une seconde puis son visage changea d'expression, elle semblait extrèmement surprise, elle arracha la bague de main de l'elfe et sorti précipitemment pour l'observer à la lumière.
"Mais... Où l'a-t-il eut ? demanda-t-elle."
"Il as dit que tu comprendrait, répondit Miguel."
Elvyan serra un instant la bague contre son coeur puis détacha son collier pour la mettre sur la chaine, elle se dirigea ensuite sans dire un mot vers le mat et sauta dessus pour s'endormir au même instant, sans demander son reste.
"Je n'ai jamais vu quelqu'un s'endormir aussi vite, remmarqua Kelnor."
"Tu n'as du jamais voir quelqu'un ne pas dormir pendant trois ou quatre jours puis invoquer un esprit originel... elle doit être épuisée, répondit Lelyawë. Nous ferions mieux de la laisser dormir."
...
Un soleil éclatant brille sur une plaine surplombée par une colline, assis sur l’herbe se trouve des enfants et des adultes, une petite fille avec de long cheveux brun bouclés écoute attentivement son maître lui apprendre la magie de soutient, plus loin on peut voir un jeune garçon avec des cheveux noirs dont on peut distinguer certains reflet bleus s’entraîner à lancer des sort offensifs avec son père et, finalement, à équidistance des deux groupes se trouve deux petites filles, l’une d’un blond éclatant, presque blanc, et l’autre d’un blond moins clair mais tout aussi joli, elles écoutent consciencieusement une jeune femme extrêmement belle et qui semble d’une grande sagesse. Au sommet de la colline un jeune garçon apparaît, ses cheveux blond volant au vent, il coure jusqu’au petit groupe et, après avoir reprit son souffle, demande quelque chose à sa mère, qui acquiesce d’un sourire doux. A ce moment il hurle quelque chose à l’intention des autres enfants. L’enfant brune regarde son maître, qui accepte d’un mouvement de tête, l’autre petit garçon n’attend même pas l’approbation de son père et rejoint ses amis, la petite fille aux cheveux claires se lève, aidée par son frère, et regarde la dernière enfant, elle semble timide et ne paraît pas savoir si elle peut venir, mais elle regarde la mère de son amie qui l’encourage du regard et elle voit la main du jeune garçon blond se tendre vers elle, elle se lève et pars jouer avec ses amis...
Assise sur le rebord de la fenêtre de sa chambre une jeune fille blonde regarde distraitement la nature qui s’étend aux pieds du château, elle entend une voix, tourne la tête et voit ses amis assis sur son lit en train de lui demander de les rejoindre, elle sourit...
Dans la salle du trône une jeune femme pose un genou à terre, jurant fidélité à la mère de sa meilleure amie et à cette dernière, à ses côtés, légèrement en retrait, se trouve ses deux autres amis, jurant eux aussi fidélité, elle se jure de tout faire pour les protéger...
Dans les jardins du palais une guerrière discute avec une femme mûre incroyablement belle malgré les ans, c’est une discussion sérieuse, le visage de la guerrière se ferme un peu plus à chaque parole de la femme, elles s’arrêtent brusquement, un jeune homme accompagné de sa soeur apparaissent, ils leur font signe, la guerrière lève les yeux au ciel, de gros nuages noirs s’amoncèlent...
Elvyan ouvrit les yeux, il faisait nuit, elle s’assit correctement et se rendit compte que des larmes coulaient le long de son visage.
« Je... pleure ? se demanda-t-elle. »
Elle ne savait quoi penser, elle n’avait plus fait ce genre de rêves depuis des années. Elle sauta sur le pont et regarda la lune un moment, laissant aller ses larmes pendant un certain temps. Elle se retourna brusquement après avoir entendu un bruit et vit Lelyawë se retourner pendant son sommeil, mais elle remarqua qu’il n’était pas le seul à dormir, Kelnor, qui semblait devoir monter la garde, dormait à poings fermé. Elle alla le rejoindre et le secoua, il se réveilla en sursaut :
« Que... quoi ? Je ne dormais pas. »
« Va continuer ta nuit en bas, je prend le relais, dit simplement Elvyan. »
Kelnor obéit et rentra penaud dans la cabine. La jeune femme regarda les étoiles un instant et soupira, elle descendit sans faire de bruit et prit sa harpe, elle se mit à l’aise et joua un air entraînant et triste à la fois, au bout de quelques mesures elle se mit à chanter au rythme de la musique. Quelques instant plus tard une sylphide apparue devant elle, curieuse de savoir qui chantait une si joli chanson, quand elle vit Elvyan elle sourit et disparue, à ce moment là un oiseau paru, il observa Elvyan chanter et comprit, il s’éleva et battit fort des ailes pour créer une bourrasque qui gonfla les voiles du bateau, puis reparti sans rien dire, il n’y avait rien à dire...

Lelyawë se réveilla le lendemain matin carréssé par les rayons du soleil et la brise marine, il s'étira un instant et se retourna s'attendant à voir Kelnor mais à la place il apperçut Elvyan en train d'observer la mer.
"Où est Kelnor ?"
"Je l'ai envoyé dormir cette nuit, répondit-elle."
L'elfe l'observa un instant, ouvrit la bouche pour parler mais se retint au dernier moment. Il se souvenait des paroles de Léviathan, mais ne pouvait s'empêcher de se demander qui elle était. Elle était plus forte qu'elle ne le laissait paraître, plus agile aussi et possédait sûrement des techniques puissantes en réserve.
Et pourtant... à certains moment elle semblait perdue dans ses pensées et bien qu'elle semblait s'accrocher à une certaine luminosité Lelyawë sentait une aura ténébreuse autour d'elle...
"Les dragontyrs... entendit-il murmurer la jeune femme. Que sait-tu d'eux ? demanda-t-elle."
Il fallut une seconde à l'elfe pour se rendre compte qu'elle lui parlait.
"Et bien, je n'en ai jamais rencontrés mais on dit qu'ils n'aiment pas trop les étrangers et qu'il est dur de se rendre dans leurs terres. Mais que paradoxalement ils en savent énormément sur le monde qui nous entoure. Il paraît qu'ils peuvent dompter les dragons et que leurs connaissances en ce domaine sont quasi illimitées..."
"Et sur leurs origines ? l'interrompit-elle."
"J'ai lu qu'il y a fort longtemps, bien avant ma naissance, existait un peuple puissant qui avait décidé de protéger notre monde de sa lumière. Mais que, pour une raison inconnue, les dieux ont décidés d'enfermer ce royaume quelque part, dans un endroit innaccessible. Pourtant de ce peuple survécut une guerrière : Alkianne Dragontyr, elle décida de continuer à protéger le monde malgrés ce qui c'était passé. Elle voyagea pendant des années faisant autant de bien que possible, aidant quiconque avait besoin d'elle, elle devint une héroïne aux yeux de tous. Pourtant un jour elle fut fatiguée de ses combats et décida de se retirer et de compiler toutes les connaissances qu'elle avait acquise et de les enseigner à des personnes de confiances, c'est ainsi qu'est né le peuple Dragontyrs."
"Et les dragons dans tout ça ?"
"Je ne sais pas, il n'est écrit nulle part de quelle façon les dragontyrs ont pu s'approprier le pouvoir de maîtriser les dragons."
"Je vois... C'est donc de cette façon que les elfes ont retenus ces événnement... murmura Elvyan."
"Oui, pourquoi ? Tu connais une autre version des faits ?"
La jeune femme observa au loin l'horizon et répondit :
"Pas vraiment, juste d'anciennes rumeures... Quasiment chaque peuple à sa propre version des faits, les nains pensent qu'ils ont trouvés le point faible des dragons et qu'ils l'ont utilisés ; les humains pensent qu'ils ont pu trouver une formule permettant de les contrôler et les elfes ne se prononcent pas."
"Il est vrai que les dragontyrs sont un peuple mystérieux."
"Ce ne sera pas facile de se rendre las bas... ce sera même assez difficile, ils n'aiment pas partager leurs secrets."
"Tu as l'air de les connaître..."
Elvyan hésita un instant et répondit :
"J'ai connu un dragontyr il y a longtemps, il m'a dit que les quelque fois qu'ils avaient partagés leur savoir ils l'avaient regréttés."
"Bah... on verra bien sur place comment ça se passe."
La jeune femme haussa les épaules en signe d'assentissement et se remit à observer l'horizon...
"Je me demande ce que fait Ashen en ce moment... pensa-t-elle."

Lorsque Vickram sorti de la cabine et senti le vent il sourit :
“Qu’y a-t-il capitaine ? demanda Miguel derrière lui.”
“Le vent souffle fort et il n’y a pas un seul nuage dans le ciel. Si cela continu comme ça nous arriverons plus vite que prévu à Al’mercheck, répondit-il.”
“A ce point là ? demanda Réstlin.”
“Séphy à du entendre mes prière et nous protège, renchérit Vickram.”
“Séphy ? demanda Anaya.”
“L’esprit originel du vent, répondit le capitaine. Je lui ai adressé des prière depuis notre départ.”
“Ce doit-être ça... dit Lelyawë en regardant intensemment Elvyan qui lui rendit avec une certaine innocence.”
“Et quand arriveront nous alors ? demanda Résltin.”
“Si le vent reste aussi fort... je dirais moins de deux jours, répondit Vickram.”
Lelyawë s’approcha d’Elvyan et lui murmura :
“C’est toi n’est-ce pas ?”
“De quoi parle-tu ? demanda-t-elle.”
“De Séphy, c’est toi qui lui a demandé de nous aider.”
“Je ne vois pas de quoi tu parle, Séphy n’est pas du genre à acquiscer à aucun ordre, elle est même du genre tétu comme une mule. Je ne lui ai en aucun cas demandée d’augmenter notre vitesse.”
“Pourtant tu as joué de la harpe cette nuit, je t’ai entendu.”
“Je lui ai juste demandé de nous remettre dans la bonne direction.”
“Que veut-tu dire ? demanda l’elfe de plus en plus soupçonneux.”
“Ne te méprend pas, Kelnor c’était endormis à la barre et nous avions fortement déviés de notre route et je ne crois pas que vous auriez voulu que nous nous retrouvions de nouveau à Esperanza.”
“Qu’y a-t-tl ? demanda Anaya. Qu’est-ce que vous racontez à voix basse ?”
Elvyan regarda Lelyawë un instant :
“Rien, on disait juste que le plus vite nous arriverions, le plus vite nous saurions la vérité sur cette affaire, répondit-il.”
Elvyan ne dit rien et se rendit à l’avant du bateau, elle s’appuya sur la rembarde et observa l’horizon. Elle se remit une fois de plus à penser à ce qu’elle allait faire. Cet oeuf était loin d’être normal, et le dragon qui grandissait à l’intérieur semblait différent de tous ceux qu’elle avait rencontrée auparavant. Non, pas de tous, il y en avait un qui avait à peu près la même énergie, mais c’était impossible..., elle porta la main à son collier et senti le pendentif et la bague, elle les observa un instant et comprit que ce n’était pas un hasard, elle ne les avaient pas retrouvés par hasard et ce voyage avec l’oeuf n’était pas non plus un hasard. Mais elle ne comprenait pas où`les dieux voulaient en venir.`
“Elissarn... murmura-t-elle. J’aurais mes réponses las-bas.”
...
Dragon brume
 Le 30/10/2005 à 11:31:29 
Un grand dragon blanc vole au-dessus d’une immense cité, sur une tour du château surplombant la ville une magnifique femme portant une longue robe blanche l’observe. Derrière elle se trouve cinq jeunes gens, de ses deux enfants l’une l’admire, fière, et l’autre observe la scène le regard froid. La commandante en chef des armées et chef de la garde royale contemple ce spectacle prête à tout pour protéger celles qu’elle aime. La grande guérisseuse dévisage le jeune prince rougissant légèrement et le commandant en second regarde le dragon venir vers eux.
Il se pose lestement sur la plateforme de la tour et baisse la tête en prononçant quelques mots, la reine s’approche et sa main caresse le joyau rouge incrusté sur le front du dragon, renforçant leur lien éternel. Puis il relève la tête et montre ce que sa patte protégeait : un oeuf, un oeuf de dragon qu’il tend à la reine. Elle le prend puis se retourne, elle dit quelque chose puis tend l’oeuf à sa fille qui le saisit et le tient contre son coeur, prête à tout pour établir un lien aussi fort que celui qu’a sa mère avec son dragon...

Elvyan se réveilla en sursaut, elle regarda un instant ce qui se trouvait autour d’elle avant de se rendre compte qu’elle était dans la cabine du bateau. Elle sortit et vit que le soleil était en train de se coucher. L’apercevant Lelyawë s’approcha d’elle :
« Tu vas mieux ? s’enquit-t-il. »
« Que c’est-il passé ? demanda la jeune femme en se grattant machinalement le dos.»
« Aucune idée, tu observait l’horizon quand tu t’est effondrée de douleur, à tel point que tu t’es évanouie et... il s’interrompit et la dévisagea. Qu’y a t-il ? Tu va bien ? »
Elvyan le regarda une seconde, perplexe, et sentie une larme couler le long de sa joue, elle l’essuya du doigt et l’observa un instant, elle se souvint du rêve qu’elle avait fait.
« Cal’... murmura-t-elle, et d’autre larmes se mirent à couler. Non... c’est impossible... »
« Elvyan ? qu’y a-t-il ? demanda Anaya. »
« Je... commença-t-elle. Non, ce n’est rien, je me fait des idées, elle se tourna vers Vickram. Quand arrivons nous ? »
« A cette vitesse ? Demain après-midi je dirais. »
Elvyan sembla réfléchir une seconde et se rendit dans la cabine, elle ressortie quelques secondes plus tard sa harpe en main. Tous la regardèrent interloqués, ils ne comprenaient pas ce qu’elle avait en tête.
Elle sauta sur la rambarde et se mit à jouer et à chanter, au bout de quelques secondes le bateau se mit à tanguer et le vent sembla s’amplifier.
« Accrochez-vous ! ordonna le capitaine. »
Le courant de la mer changea, il semblait porter le bateau, quand au vent, c’était devenu une tempête. Miguel faisait son possible pour garder son équilibre, il finit par attraper le mat et à s’y accrocher, il observa Elvyan et fut abasourdi, elle restait parfaitement droite sur la rambarde, comme si la mer était calme. Lorsqu’elle finie sa chanson elle sauta sur le pont se rendit sans mal dans la cabine ranger son instrument, elle sortie et observa ses compagnons essayer de se démener avec la tempête.
« Pourquoi ? ! hurla Miguel. »
« Comme ça on y sera cette nuit ou demain matin au plus tard, répondit-elle calmement. »

Vibryn ouvrit les yeux sur le plafond de sa chambre, il le regarda un instant puis s’assit sur son lit, il jeta un coup d’oeil à côté de lui et vit Erin encore endormie, sa peau blanche reflétait légèrement les rayons matinaux, le jeune homme l’observa dormir, il l’aurait embrassé pour la réveiller comme à son habitude si il n’avait pas fait cet étrange rêve...
« Qui était-ce ? se demanda-t-il. »
Depuis qu’il s’était endormis il n’avait rien vu d’autre que des morceaux d’images, d’images d’une jeune femme blonde qu’il s’était surpris à trouver parfaite, il se remémorait les gestes qu’elle faisait, un sourire, un éclat de rire, un petit geste de la main, une moue de colère feinte et... un regard résolu, un regard de guerrière, un regard de chef...
Pendant un instant il avait cru reconnaître Erin, mais ce regard n’était pas le sien, ce n’était son Erin, il la regarda et rougit, il lui sembla que pendant une nuit il avait aimé une autre femme qu’elle, encore plus fort qu’il ne l’avais jamais aimé et... il avait honte. Vibryn se leva et alla vers la fenêtre pour prendre l’air, il s’accouda et contempla le paysage, les montagnes couvertes de forêts entouraient l’espèce de forteresse dans laquelle il se trouvait, la rendant introuvable à ceux qui ne connaissaient pas le chemin. Il posa son regard sur la cour, les groupes de nuit venaient de rentrer et commençaient à étaler ce qu’ils avaient dérobés, d’autres revenaient de missions précises qui leur avaient été confiés, des meurtres la plupart du temps, et allaient faire leur rapport à leurs chefs de section. Ils étaient la guilde la plus ordonnée existante en ce monde, ce qui faisait d’elle la plus puissante et la plus riche aussi.
Il senti le corps nu d’Erin se serrer contre lui et ses bras l’enlacer.
« Tu est bien matinal aujourd’hui... murmura-t-elle en observant le lever de soleil. »
Vibryn ne répondit rien, il ne savait pas quoi dire, pourtant habituellement il aurait trouvé un mot d’esprit qui les auraient fait rire, puis ils se seraient embrassés et seraient retournés dans le lit. Mais ce jour-là était différent, il avait l’impression que s’il le faisait il trahirais quelqu’un.
« Mais qui ? pensa-t-il à voix basse. »
Comme il ne disait rien la jeune femme se serra un peu plus contre lui, il pouvait sentir sa poitrine contre son dos mais n’y réagit pas.
« Qu’y a-t-il ? Tu n’est pas normal aujourd’hui, Jhunnry t’a-t-il donné une mission difficile pour bientôt ? demanda-t-elle inquiète. »
Vibryn la repoussa et s’habilla sans dire un mot, il ne voulait pas lui parler, il avait peur de sa réaction envers elle, des mots qu’il aurait pu lui dire. Dès qu’il fut près il sortis, la laissant seule dans leur chambre.
Il se rendit dans la grande salle et alla vers la table d’honneur, là un homme était assis, lorsqu’il le vit, il fit signe au jeune homme de s’asseoir.
« Et bien, je n’aurais jamais cru te voir avant midi, d’habitude tu reste au lit avec cette fille. »
Vibryn s’assit, muet, et l’observa un instant, c’était un homme imposant, bien que maigre, mais, après tout, les assassins n’ont pas pour habitude d’avoir une stature forte.
« Tu as encore rêvé, c’est ça ? comprit l’homme »
Vibryn acquiesça d’un mouvement de tête et prit une assiette en argent sur la table, il se regarda se demandant comment Jhunnry pouvait voir ça, et il comprit, lui qui d’habitude prenait toujours soin de coiffer ses cheveux... ils étaient en batailles, ses yeux noirs semblaient vides, sa peau paraissait plus blanche qu’elle ne l’était habituellement ce qui faisait ressortir la teinte bleuté de ses cheveux noirs.
« Raconte à tonton Jhun’, dit l’homme en riant. »
Vibryn passa sa main dans ses cheveux pour les remettre en place et raconta ce qu’il avait vu à celui qui l’avait élevé depuis des années, depuis que son village avait été massacré par une horde de barbares et que les habitants et sa famille avaient été massacrés...
Dragon brume
 Le 26/11/2005 à 22:31:25 
La tempête faisait rage sur le bateau, tout le monde s'était réfugiés dans la cabine et se tenait tant bien que mal pour ne pas se retrouver balloté les uns sur les autres. Les seuls à garder leur équilibre étaient les elfes Elvyan qui s'était assise dans un coin et regardait dans le vide en jouant machinalement avec son collier.
"Qu'est-ce qu'on fait si le bateau se brise ? demanda Réstlin accroché à une poutre."
"A mon avis il n'arrivera rien, répondit Lelyawë."
Miguel le questionna du regard.
"Il y a un bouclier de mana qui entoure le navire et qui nous protège, renchérit Anaya."
"Mais d'où émane-t-il ? interrogea le mage."
L'elfe ne répondit pas mais montra Elvyan du regard, Réstlin comprit tout de suite qu'elle ne faisit pas que regarder dans le vide, elle se concentrait et protégeait le bateau.
"Elle peut aussi faire ça ? s'exclama-t-il."
"Elvyan semble être capable de beaucoup de choses, elle est très agile, très rapide, très forte aussi. Mais elle est aussi capable d'invoquer les esprits originels, un art qui n'est usité que par de très rare personnes... reprit Lelyawë."
"Elle est loin d'être une humaine ordinaire, ajouta Anaya."
"Tu pense à une demi-elfe ? demanda Miguel."
"Cela expliquerais certaines choses, dit Lelyawë. Mais je crois que c'est autre chose, peut-être qu'elle..."
"A ta place jeune elfe je ne poursuivrais pas ma réflexion. Si elle t'entendait elle risquerait de se fâcher tout rouge, coupa une petite voix."
Un oiseau bleu se matérialisa dans la cabine...
Dragon brume
 Le 18/12/2005 à 13:39:33 
Elvyan déposa Ashen avec peu de ménagement sur le pont du bateau et jeta un coup d’oeil à la ville qui s’embrasait alors que les rayons du soleil commençaient à poindre à l’horizon.
« Hey ! tu pourrais être plus délicate avec lui, lança Réstlin. Il est blessé et il nous as sauvé après tout ! »
« Les abrutis de son genre ne mérite aucun ménagement, répondit calmement la jeune femme. Il n’a décidemment pas changé depuis toutes ces années, soupira-t-elle. Et puis il va bien, après une bonne sieste il sera comme neuf, plein de vitalité et près à m’énerver de nouveau. »
« Tu n’as pas l’air de beaucoup l’apprécier, pourquoi ? demanda Anaya. »
Elvyan observa Ashen dormir, se tourna vers la jeune elfe noire et lui lança un étrange sourire.
« Parce qu’il est ce qu’il est. Aussi loin que je me souvienne, je ne l’ai jamais aimé, il y a quelque chose en lui que je ne supporte pas. »
« Comm... » Anaya fut coupée par l’étrange oiseau qui venait de découvrir le scène.
« Par tout les dieux ! Que s’est-il passé ici ? »
A ce moment là la fée, qui s’était jusqu’à présent cachée dans la chemise de Lelyawë, sortit et fonça vers l’animal.
" Maîtresse Séphy ? ! interpella tout d'un coup la fée en l'apercevant. C'est bien vous ? et elle se blottit contre le volatile."
" Toi, tu est une des filles de Hynna la fée, que fait-tu ici ? demanda Séphy."
"Maîtresse Séphy ? Comme dans Séphy l'esprit originel du vent ? murmura Lelyawë incrédule. Depuis tout ce temps vous étiez l'esprit originel du vent et nous n'avons rien vu. Je vous prie de nous…"
" Je te déconseille fortement de t'excuser auprès d'elle, le coupa Elvyan. Elle déteste ça et risque de nous piquer une crise. "
" Evy', soit plus gentille avec tes compagnons. Quant à toi, dit-elle en s'adressant à la fée. J'aimerais que tu me dise ce que tu fais ici."
La fée tremblait accrochée à Séphy, elle semblait véritablement effrayée par ce qu'elle avait vu en ville.
"Je… je… j'était venue pour… pour les attendrent… pour… pour voir si… si tout allait bien… et puis… et puis je l'ai vu…je…j'ai…, à ce moment là elle éclata en sanglot et ne put dire un seul mot de plus."
Séphy tenta de la rassurer mais rien n'y fit, elle décida donc de l'emmener à part pour la consoler, laissant le groupe avec ces seuls éléments de réponse.
"Qu'est-ce que ça signifie ? C'est bien la fée qui vous à donner l'œuf ? demanda Anaya."
"Quelque chose à dû lui faire peur, répondit Miguel."
"Quelque chose ou… quelqu'un, reprit Elvyan qui regardait la ville brûler."
Tous l'observèrent la questionnant du regard.
"Vous avez déjà vu des morts sortir de terre et bouger tout seul ? Moi jamais, par contre il se peut que quelqu'un les manipules."
"Quelqu'un ? Comme un nécromancien ? demanda Réstlin."
"Quoi ? Foutaises ! Il n'y a pas eu de nécromancien avec un tel niveau dans ce monde depuis des années, s'écria la jeune elfe noire."
Elvyan ne répondit rien à cela et regarda la ville l'air pensive, comme si quelque chose la gênait.
« Heu... ce n’est pas tout, car comme l’a dit Réstlin tout à l’heure, que sommes nous censés faire à présent ? Où devons nous aller et comment ? dit Miguel en observant la ville finir de brûler. »
« Lelyawë, tu as beaucoup voyagé n’est-ce pas ? Tu ne saurais pas comment te rendre en Terres de Tursellantes ? demanda Kelnor. »
L’elfe détourna les yeux et répondit penaud :
« A vrai dire, je n’y suis jamais arrivé... »
« Comment ça « jamais arrivé » ? interrogea le mage. »
« J’ai essayé deux fois, reprit l’elfe. Mais à chaque fois je me suis perdu dans la jungle et me suis retrouvé à mon point de départ. »
« La jungle est le dernier rempart les protégeant des intrus non invités, dit simplement Elvyan. »
« Mais oui, c’est ça ! s’exclama Lelyawë. Tu m’as bien dit que tu avais connu un dragontyr ? Tu ne saurais pas comment faire pour y aller ? »
La jeune femme se rendit compte de ce qu’elle avait dit et recula. Elle regarda autour d’elle comme pour chercher où s’enfuir puis, voyant qu’elle n’avait aucune échappatoire, soupira se rendant finalement compte de l’affreuse vérité qui s’ouvrait à elle, elle devrait retourner là-bas. Elvyan s’assit sur le rambarde du bateau se maudissant de s’être trop rapproché d’eux, le jour où ils sauraient la vérité elle était sûr qu’ils la haïrait ou qu’ils la...
« Elvyan ? Qu’y a t’il ? demanda Kelnor. »
« Je...commença t elle visiblement troublée. Hum... c’est compliqué, c’est... »
« Tu peux nous emmener oui ou non ? la coupa Anaya. »
la guerrière prit une profonde inspiration sachant pertinemment ce qui allait se passer.
« Très bien, je vous y conduirais, mais je ne veux aucun commentaires sur ce qui pourra arriver là-bas. Deux jours seront nécessaires pour traverser le désert et il en faudra deux autres pour sillonner la jungle. »
« Quoi ? Quatre jours seulement, il m’a fallu, cinq jours pour sortir de la forêt ! s’exclama Lelyawë »
« En fait deux jours suffirais amplement pour rejoindre Elissarn, mais nous serons ralentis puisque nous devrons porter Ashen, le temps qu’il se repose. »
« Hein ? On attend pas qu’il se remette ? l’interrogea Réstlin. »
« Non, on devrait même partir tout de suite, c’est dangereux de rester ici après ce qui c’est passé. »
« Et les habitants ? C’est aussi dangereux pour eux, on ne va tout de même pas les laisser là ? reprit le mage. »
« Oui, tu as raison, s’écria Elvan. Les petits villages de marchands se font attaquer tous les jours par des zombis sans aucunes raisons particulières ! Réfléchis un peu, c’est à cause de nous, si on reste ici plus longtemps on les mettra encore plus en danger ! »
Ses mots eurent l’effet d’un coup de couteau, ce qu’ils n’avaient pas voulus comprendre depuis leur arrivée leur sauta aux yeux : c’était à cause d’eux que la ville avait brûlée et que tant de citadins innocent étaient morts. Ils baissèrent les yeux face à l’effroyable vérité qui s’offrait à eux, ils étaient responsables et rester aurait signifier encore plus de morts. Lelyawë observa les quelques habitants qui avaient survécus, ils étaient effrayés et beaucoup pleuraient. Il se pencha sur Ashen et le prit sur ses épaules :
« Je crois qu’Elvyan à raison, nous n’avons pas vraiment le choix. Est-ce que tu peux finir d’éteindre l’incendie Elvyan ? »
Elle hocha de la tête en signe d’assentiment et pris sa harpe, elle commença à jouer l’air lui permettant d’appeler Léviathan, lorsque le dragon des mers apparu, il n’eut même pas besoin qu’Elvyan lui dise quoique ce soit, il donna un violent coup de queue qui forma une vague qui se brisa au-dessus de la ville en une pluie salvatrice. Mais elle ne s’arrêta pas là, la mélodie changea et elle se mit à chanter une triste mélopée dans une langue étrange, sa voix semblait être transportée par le vent vers la ville en formant d’étranges échos à travers les rues désertes d’ Al’Mercheck.
« Cette chanson... » murmura l’elfe avant d’être interrompus par des dizaines de voix reprenant en rythme la mélopée, c’étaient les survivants, ils chantaient pour le repos des morts en pleurant...

Lorsqu’ils eurent finit, un vieillard se détacha du groupe et s’approcha d’Elvyan.
« Par tout les dieux, cette chanson, cette voix, c’est bien vous ! dit-il dans ce qui semblait être un profond soulagement. »
Elvyan se retourna et fut surpris de voir des larmes de joies sur son visage. Elle prit ses mains dans les siennes et le reconnut :
« Thyrr ? Je suis désolé pour ce qui vient d’arriver, je crois bien que c’est de notre faute. »
« Ne vous en faîtes donc pas, rien que votre présence ici, nous redonne le courage, ce n’est pas la première fois que la ville se fait attaquer. »
« Oui, mais habituellement ce sont des pirates et non des mort-vivants. »
« Pirates, morts-vivants, le résultat est le même, alors pourquoi s’en faire, reprit le vieil homme. Mais votre présence ici par contre nous met du baume au coeur. »
«Je... non, c’est... elle rougit légèrement. Bon, nous devons y aller avant qu’ils ne reviennent ! se reprit-elle. »
« Vous vous connaissez ? demanda Anaya. »
« Oui, et alors ! On a plus le droit de connaître des gens ! répondit sèchement la jeune femme avant de sauter à terre. »
Lelyawë sauta à son tour, suivit de Kelnor et de Réstlin, Vickram avait décidé de rester aider les habitants de la ville. Au moment ou Anaya allait les rejoindre Thyrr la retint un instant :
« Je ne sais comment vous remerciez... »
« Nous remercier ? De quoi ? C’est à cause de nous que... »
« Non, vous ne comprenez pas, je vous parle de dame Elvyan, nous ne l’avions pas revu depuis longtemps, en aussi bonne forme qui plus est. Je n’aurais même jamais cru la voir rougir un jour pour un compliment. »
« Et bien, ce n’est rien, pas la peine de nous remercier... repondit Anaya troublée avant de rejoindre ses compagnons.»
« Que te voulait-il ? demande Lelyawë en rajustant Ashen sur ses épaules. »
« Il voulait nous remercier parce qu’Elvyan à rougie à un compliment, répondit-elle perplexe. »
« Ces gens... murmura l’elfe. Ils semblent porter un immense respect à Elvyan, lorsque les habitants l’ont reconnue je les ai vu avoir un regard empli d’espoir. »
« Si seulement Ashen était réveillé, il nous expliquerais, intervins Miguel. »
« En tout cas ce n’est pas moi qui irait le demander à Elvyan, reprit Anaya un sourire gêné sur les lèvres. »
« Dites, on pourra peut-être y aller quand vous aurez fini vos messes basses ! les interpella la jeune guerrière de loin. »
A ce moment là Séphy rejoint le groupe et parla un instant avec Elvyan, lorsqu'elles eurent finies l'esprit s'envola loin vers le sud, la jeune femme expliqua alors au groupe que la fée était beaucoup trop traumatisée pour s'expliquer et que Séphy l'emmenait à sa mère pour s'occupper d'elle et en savoir plus sur cette affaire...
Ils traversèrent la ville sans encombres, lorsqu’ils en atteignirent les limites ils aperçurent l’immense désert de Solicia s’étendant à perte de vu devant eux. Alors qu’Elvyan s’engagea sans prendre la peine de jeter un regard au paysage le reste du groupe s’arrêta un instant pour contempler cet immense panorama vieux de trois cents ans, mais voyant qu’ils allaient perdre leur guide de vu ils sortirent de leur torpeur et le rejoignirent...

Du sable... du sable et des cailloux voilà tout ce que le paysage offrait aux voyageurs, le soleil quant à lui était loin d’être clément, il faisait chaud et le groupe à l’exception d’Elvyan et de Lelyawë avait énormément de mal à avancer, surtout la pauvre Anaya, étant une elfe noire elle avait vécue toutes sa vie dans les territoires souterrains de Ferrh et n’avait pas l’habitude d’un soleil aussi brillant et chaud et était donc déjà fortement épuisée et aveuglée à peine arrivée à midi .
La voyant peiner dans le sable Lelyawë ralenti à son allure pour lui proposer son aide mais elle refusa lui rappelant qu’il devait porter Ashen qui dormait sur son dos.
« Mais... renchérit l’elfe. Tu ne tiendra jamais deux jours dans ces conditions, même si tu pense que ce n’est qu’un mauvais moment à passer tu oublie que ta peau ne résistera pas à ce soleil. »
« Pourtant, il faudra bien que ça passe, reprit Anaya. »
C’est à ce moment là que, contre toute attente, Elvyan s’arrêta et chercha quelque chose dans son sac en s’approchant des deux elfes. Arrivée devant eux elle sorti un morceau de tissu chiffonné et rapiécé et le tendis à la jeune elfe noire.
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Il n’est plus tout jeune mais il te protégera du soleil et de la chaleur, répondit-elle simplement avant de reprendre la route. »
Anaya défie la boule et s’aperçu que la guerrière lui avait donné un vieux manteau usé par le temps, elle se demanda comment un ce vieux truc aurait pu l’aider mais lorsqu’elle le mis elle senti tout de suite la différence, elle n’avait plus chaud et la capuche lui protégeait efficacement les yeux contre la lumière du soleil.
« Un manteau magique de Bredh si je ne me trompe, estima Lelyawë lorsque l’elfe lui expliqua les effets du vêtement. »
« Quoi ? intervint Réstlin . Mais ce sont des objets extrêmement rares, comment a-t-elle... »
« Personnellement, plus rien ne m’étonne de la part d’Elvyan, répondit Lelyawë d’un air légèrement blasé. »
C’est ainsi qu’ils reprirent leur route à travers Solicia, mais un deuxième effet secondaire du désert se fit vite ressentir... La soif commençait à faire son apparition :
« Elvyan ! l’interpella Miguel. N’y a-t il aucune oasis dans ce désert que nous puissions nous désaltérer ? »
La jeune femme se pencha et ramassa quelque chose par terre qu’elle lança au guerrier qui découvrit une petite pierre plate et lisse.
« Nous n’atteindrons la prochaine oasis que ce soir, si tu as envi de boire tu n’as qu’a sucer une de ces pierres, elle étancheront ta soif. »

La journée semblait interminable, la chaleur était étouffante et tout le monde était épuisé par cette marche. Seule Elvyan semblait supporter ces conditions elle ne ralentissait seulement parce que les autres ne suivaient pas et cela l’énervait au plus au point, elle n’était pas de bonne humeur et évitait de parler, elle savait pertinemment qu’elle ne ferait qu’augmenter sa colère, elle détestait la chaleur. Mais ce qui la rendait encore plus furieuse était qu’elle s’était laissée embarquer dans cette aventure, elle. Pourtant quelque chose la troublait profondément, ces rêve qu’elle n’avait cessée de faire depuis le début de l’aventure et son dos qui recommençait à la faire souffrir lorsqu’elle repensait au passé, qu’est-ce que tout cela voulait donc dire ? Et Cal’ qu’avait-il à voir dans cette affaire ? Elle aurait ses réponses à Elissarn et ça l’a rendait encore plus furieuse car elle ne voulait pas y retourner, elle savait qu’ils l’accueillerais à bras ouverts mais,elle, arriverait-elle à se laisser accepter...
« Gaïa... Hélios... Oli... pourquoi ? murmura-t-elle dans un souffle. »
Elle jeta un coup d’oeil derrière elle et vit Lelyawë traîner péniblement Ashen sur son dos. Lui aussi, pourquoi ? Qu’avait-il découvert ? Encore une chose qui l’avait rendue colérique, elle ne voulait pas qu’il pénètre à Elissarn, il n’en avait pas le droit... mais elle n’avait pas le choix elle voulait savoir le fin mot de cette histoire de fou...
« Al’ ! Al’ ! Qu’est-ce que tu fait ? On t’attend, dépêche-toi ! »
Elvyan se retourna et vit une petite fille d’une dizaine d’année sur le haut d’une dune qui faisait de grands mouvements de la main, comme pour l’appeler. La jeune femme n’en revenait pas, elle se frotta les yeux croyant à un mirage mais rien n’y fit.
« Elvyan ? Qu’y a-t-il ? demanda Lelyawë essouflé. »
« Rien, tout va bien... répondit-elle. »
Cette enfant... elle l’a connaissait... oh que oui elle ne la connaissait que trop bien même, c’était elle lorsqu’elle était encore enfant... et elle avait disparue. Etait-ce un message ? Sûrement, mais que voulait-il dire ? Est-ce que cette histoire avait un rapport avec son enfance ? Peut-être, ce devait être ça...
Soudainement, sans qu’elle ne sache pourquoi, elle eut pitié de la situation de l’elfe et lui demanda de la laisser prendre Ashen, ce qu’il accepta sans demander son reste.
Ashen était plus léger qu’Elvyan ne le pensait, elle pouvait sentir son souffle sur son cou, ce qui était loin de lui plaire, signe qu’il dormait profondément, reprenant des forces.
« Elvyan, tu va bien ? demanda Lelyawë alors qu’elle était perdue dans ses pensées. Je veux dire, tu semblais tellement réticente à nous guider à travers le désert et maintenant tu nous dit de nous dépêcher comme si tu voulais atteindre le territoire des dragontyrs le plus vite possible. »
La jeune femme s’arrêta net, elle regarda le sol une étrange expression sur le visage, comme si toute la misère du monde s’était abattue sur ses épaules.
« Pardonne notre indiscrétion mais tu change d’humeur et d’avis toutes les cinq minutes et puis tu semble troublée par quelque chose depuis que nous nous sommes fait attaquer par ces monstres volants sur le bateau, reprit l’elfe. Tu sais, quoi que tu veuille cacher de ton passé nous l’accepterons après tout quelqu’un qui porte l’espoir de tout une ville et dont un simple rougissement rend heureux ses habitants ne peut pas être mauvais et... »
« ...reil... entendit-il murmurer Elvyan tout bas. Pareil... tu parle comme lui... »
« Comme qui ? demanda Miguel piqué au vif. »
Mais la jeune femme regardait toujours le sol le regard vide et inexpressif puis, comme si elle se réveillait d’un rêve, elle tourna la tête les yeux emplis de tristesse.
« Même avec une éternité de réflexion vous ne pourriez pas comprendre... Le véritable visage de la haine, le véritable visage des profondeurs de l’âme... Tout cela est et sera toujours abstrait pour quelqu’un qui ne les as jamais vu... »
Personne ne répondit, ils ne savaient pas quoi dire ni comment réagir. A cette vue Elvyan sourie tristement et reprit la route...


Dragon gris
 Le 31/01/2006 à 18:23:55 
Au bout de quelque heures de marche une armée de pilleurs les vu avancer... evidemment, profitant des circonstances ils organisèrent un plan d'attaque!

"Comment va Ashen??", demanda Lelyawë "Il dort toujours", répondit Elvyan.
A ce moment ils virent un homme au loin qui se rapprochait vers eux. Qui étais-ce? Il avait l'air inoffensif. Alors la curiosité les frappa et ils se rapprochèrent méfiants de l'homme. A ce moment là, l'homme conmmença à siffler. Et les autres pilleurs sortirent du sable et attaquèrent!
"C'EST UN PIEGE!!" Hurla Elvyan! Mais il était trop tard... Elle devait cacher Ashen, mais où??!! Alors fatigués ils commencèrent à se défendre. Les pilleurs beaucoup plus nombreux menaient largement.. mais à ce moment un elfe arriva. Grand, d'un visage pâle, les yeux noirs, un petit nez discret et un sabre à la main attaqua les pilleurs! A présent une force nouvelle se joignait à eux! Alors ils combattirent avec plus de courage et plus de force! Les pilleurs furent repoussés!

"Qui es-tu?" demanda Restlin.
"On me nomme Krios" répondit-il.
"Pourquoi nous as-tu aidé?" lança Elvyan.
"Parce que je vous ai vus en nombre inférieur"... Mais cette réponse ne semblait pas satisfaire les membres du groupe excepté Lelyawë... "Comment s'apelle le blessé?" demanda Krios. "Ashen" répondit Miguel. "Où allez-vous" demanda Krios. "A Ellissarn" dit Anaya. "Et par où comptez vous passer??" interrogea-t-il. "Nous allons traverser le désert et passer par la jungle" lui dit Elvyan. "Ce chemin est trop long et trop dangereux! Il faut passer par le sous-terrain. C'est beaucoup moins risqué et beaucoup plus long!" "Et pourquoi on aurait confiance en toi??" Lança Miguel. "Parce que je vous ai sauvés des pilleurs et si cela ne vous pose pas de problèmes, j'aimerais me joindre à vous parce que je connais mieux la région que vous." "Tu ne nous as pas sauvé, on aurait très bien pu s'en sortir tous seuls!" répondit sèchement Anaya. "Ahhh ouais? et vous auriez pu fuir à ça??"

A ce moment ils virent toute une armée dix fois plus grande que l'autre de pillards foncer droit sur eux!! Il y eut un instant de panique et Krios leur fit signe de courrir derrière lui! "Comment fait-on pour Ashen"? demanda Lelyawë. "Vous le porterez à deux mais courrez!!!!!" hurla Krios. Alors Elvyan et Lelyawë le prirent et s'enfuirent derrière Krios et les reste. "Mais alors pourquoi nous on arriverait à entrer dans le sous-sol et pas les pillards???" demanda Miguel. "Tu verras!" dit Krios.

Alors une fois que les pilleurs avaient vus que Ils se dirigeaient dans l'entrée du sous-sol ils s'arrêtèrent net! Miguel qui avait tourné la tête le vit et s'arrêta aussi, puis dit. "Qu'est-ce qui se passe??!!" "Ils se sont arrêtés" balança Anaya. "Humm... je vous expliquerai plus tard. A présent voila l'entrée..." "Euh.. quelle entrée...??" demanda Lelyawë essouflée. "Celle là" dit Krios. Il déterra une trappe et l'ouvrit. A ce moment tout le monde fût ébahi par ce tunnel vaste et sombre... "Alors vous venez?"
"Oui!" répondirent-ils en cheur....
Dragon brume
 Le 02/04/2006 à 14:46:49 
Un soleil radieux brillait au-dessus de la plaine de Kassar, Riya s'arrêta sur le sommet de la colline de Freay et contempla le paysage, le château de Fryagh se dressait majestueusement en face d'elle, elle sourit et repartie dans sa direction. Cela faisait maintenant trois mois qu'elle était partie chercher des herbes dans les montagnes du nord et était ravie de pouvoir rentrer.
Elle traversa la ville qui entourait le palais rapidement, répondant aux saluts des habitants visiblement contents de son retour parmis eux, arrivée aux portes du château un enfant aux cheveux doré et habillé seulement du haut d'une tunique accouru et se jeta dans ses bras :
" Riya ! ! Vous êtes rentrée ! Comme je suis content ! s'écria t'il."
" Votre altesse, dit-elle en le serrant dans ses bras."
Elle le regarda un instant, le posa par terre et mis ses mains sur ses hanches.
" Voyons, est-ce là la nouvelle tenue des princes héritiers de Fryagh ? Que dirait sa majesté si elle vous voyait dans cet état ? "
" Dame Riya à raison, un homme, même heureux de revoir quelqu'un qui lui est cher, ne va pas se présenter à une dame à moitié nu."
La jeune femme fit une révérence en voyant apparaître le roi Ladd derrière son fils aîné. Il lui fit signe de se relever et l'invita à se restaurer dans la grande salle.
" Alors, avez vous trouvez ce que vous cherchiez dans les montagnes ? demanda le roi en buvant une coupe d'hydromel."
" Et bien je crois pouvoir dire que tout le monde peut tomber malade cet hiver en même temps sans problème, répondit-elle."
Le roi Ladd se mit à rire et reprit :
" Tant mieux pour nous, mais j'espère quand même que ça n'arrivera pas. "
Riya sourie et se leva :
"Si sa majesté veux bien m'excuser, j'aimerais me reposer dans ma chambre."
Il fit un simple signe de la tête et la jeune femme se rendit par les escaliers jusque dans ses quartiers. Là elle vit devant la porte les deux jeunes princes, Khan, l'aîné de sept ans avait mis un pantalon et était assis par terre, Zeth, le second de cinq ans imitait son frère, il était aussi brun que son frère était blond, en les voyant, personne n'aurait soupçonné leur lien de parenté, mis à part la tâche de naissance se trouvant dans le bas de leur dos. Le prince Khan se leva à son arrivée et la salua :
" Je vous prie de m'excuser pour tout à l'heure, je n'aurais pas dû être aussi peu formel..."
" Mère l'a grondé, expliqua Zeth en riant. "
" Ne commencez donc pas à vous chamailler tout les deux..."
Riya entra dans sa chambre suivie des deux princes héritiers et vit un miroir en argent posé sur la table, elle le prit et questionna les enfants du regard.
" C'est de la part de mère pour vous remerciez d'avoir la patience de si bien vous occuper de deux garnements tel que nous, répondit machinalement l'aîné."
" Je vois, vous remercierez humblement sa majesté votre mère pour un si beau cadeau."
Elle s'assit sur la chaise et observa son reflet un moment, Zeth arriva par derrière et se mit à jouer avec ses long cheveux bruns, Khan s'assit en tailleur sur son lit et lui demanda :
" Dites, vous êtes contente d'être rentrée à la maison ? "
Riya le regarda, perplexe, puis répondit :
" Bien sûr, après tout c'est "chez moi"."
Le prince se leva, héla son frère et sortit après avoir dit au revoir à la jeune femme. Riya les suivis du regard, elle ne pouvait décidément pas arriver à cacher quoique ce soit à ces enfants. Pourtant, elle avait fait tout son possible pour se sentir "chez elle", mais n'avait jamais réussi, même au bout de dix ans. De si loin qu'elle s'en souvenait elle ne s'était jamais sentie "chez elle" et ne comprenait pas pourquoi, elle avait toujours ce manque en elle, elle les aimait tous profondément et était heureuse d'être à leur service, mais c'était comme si tout ce qu'elle vivait n'était qu'un leurre...
" Chez moi... murmura t'elle. Serais-je un jour chez moi ?"

Dragon blackshadow
 Blackshadow 
 Le 28/04/2006 à 00:02:51 
La forêt. Ses sombres entrelacs de lianes, ses arbres millénaires, et ses créatures les plus sombres parvenaient encore, malgré tout, à l’émerveiller. Elle était une des formes de l’équilibre qu’il défendait : amputée de ses membres par les vivants, elle parvenait toujours à reprendre le dessus, à détruire tout signe de civilisation qui avait tenté de la recouvrir. Au cours de ce que les éphémères nomment « temps » il avait observé maintes races qui avaient tenté de coloniser les derniers espaces vierges de la luxuriante forêt, mais la nature avait toujours usé de ses droits, anéantissant ainsi toute tentative d’intrusion. L’équilibre à l’échelle des humains, c’est pour cela qu’il se sentait si bien en son sein.

Il se remettait encore des émotions, des sentiments et des torrents de pensées qui tourbillonnaient dans sa tête : cette fois encore on l’avait doté d’une apparence humaine, preuve que tout allait mal. Une telle expérience ne lui était pas inconnue mais la dernière fois il avait eu du mal à se remettre de la palette d’émotions humaines qui le submergeaient à nouveau. Il se ressaisit, son visage n’affichait plus aucune émotion. Son regard se posa sur la couverture près de lui. Il savait déjà ce qui se trouvais dessous mais redoutait plus que tout d’avoir raison, si c’était bien GêleFlamme sous le tissu et bien cela signifierait que l‘éternel ennemi était sur le point de remporter la lutte. Il rejeta la couverture et ses dernières illusions s’envolèrent, il s’empara donc de GêleFlamme, l’épée légendaire de l’équilibre à la lame acérée. Il devait maintenant se dépêcher il ne pouvait attendre plus longtemps il écarta les bras et prononça une formule oubliée, perdue à travers les sombres méandres du temps. Elle s’adressait bien entendu à ses commanditaires et ceux ci répondirent favorablement à son appel : une immense créature ailée ayant l’apparence d’une chauve-souris apparut devant lui. L’homme contourna la créature qui se courba pour le laisser monter sur son dos. Une fois l’homme stabilisé, la créature pris son envol et se dirigea vers la provinces de Nihilis avec de puissants coups d’aile. L’homme se replongea à nouveau dans ses pensées : il ne savait pas exactement ce qu’il devait faire mais il connaissait le passé de ses cibles jusqu’au moment de son « arrivée » dans la forêt. Pour mettre fin à cette menace et rétablir l’équilibre, la seule voie possible semblait être celle de ce groupe d’aventuriers qui prenait soin de l’œuf, mais ceux ci étaient trop entourés de mystères qu’il était impossible de percer leurs desseins à jour. Le plus intriguant du groupe était sans doute Ashen. Lui aussi était un homme de l’ombre qui semblait manipuler plus ou moins le groupe pour servir ses desseins. Peut être avait-il connaissance du grand Plan, ou du moins une partie, mais il n’était pas certainement pas capable d’en mesurer toutes les conséquences. Pour en être sûr il lui fallait voir le sanctuaire royal de la province de Nihilis et, pour cela, apparaître aux yeux de tous. Lui manquait donc un nom qu’il n’eut guère de peine à trouver : Valérian, le nom qu’il avait en même temps terni et auréolé de gloire et qui, du fait, demeurait un symbole de l’équilibre sacré. Le voyage fut très bref, la créature se posa loin de la ville et elle l’y attendrait jusqu’à ce que ses affaires le poussent à repartir. Il ne se faisait aucun soucis pour elle, elle saurait très bien se débrouiller.
Valérian se dirigea donc vers la lourde porte de la ville, visible au loin, épée au poing comme s’il montait à l’assaut.
Devant la porte, il fut arrêté par deux gardes à la mine patibulaire :
« - Où comptes tu aller, étranger, avec une telle arme au poing ? demanda l’un des garde.
-Au château messire, répondit Valérian, maintenant si vous voulez bien me laisser passer …
-Ignores tu qu’il est interdit de pénétrer dans la ville avec une arme ? Tu dois me la remettre ainsi que tout ce qui peut servir d’arme de jet : couteaux, etc …
Cette fois, Valérian se moqua ouvertement du garde.
-Êtes vous en train de me dire « messire » (il prit un ton particulièrement sardonique pour prononcer ce dernier mot) que dans cette ville aucun des loyaux sujets du roi ne dispose d’un couteau ? Cela doit faire désordre dans les cuisines du palais, me trompe-je ?
-Tous les objets pouvant faire office d’arme ont été interdit dans la ville, assurra le garde, sur ordre du prince, depuis que son père à été tué avec une pique dérobée aux cuisines par l’assassin …
Ces mots déclenchèrent un déclic dans la tête de Valérian. Il écarta le garde de son chemin d’un simple revers de main qui le précipita au sol. Mais il ne pu passer car le second garde s’attaqua à lui. Valerian esquiva un rapide coup de lance et plongea au sol. En se relevant, il fit décrire un grand arc de cercle vertical à GêleFlamme qui trancha l’armure d’acier du garde comme si c’eut été du vulgaire tissu, mais n’entailla pas la peau. Le coup avait été porté avec une précision remarquable. Valérian saisit ensuite l’homme interloqué par les épaules et le précipita à terre aux pieds de son partenaire qui venait de se relever. Celui ci ne pu esquisser l’ombre d’un geste que déjà la lame de GêleFlamme chatouillait sa gorge.
-Écoute moi bien soldat et fais relayer l’information, dit Valérian, je suis le Seigneur Valérian, Prince de la Guerre et Envoyé de la Mort, je suis ici pour parler à ton roi, ce que je ferai certainement. Transmet aussi que je tuerai quiconque sera asse fou pour s’opposer à moi et tenter de m’arrêter, m’as tu compris soldat ?
Le garde ne fut qu’acquiescer d’un vague mouvement de tête et resta plusieurs minutes devant son camarade assommé, l’ai hébété, et donnant l’impression qu’il venait de visiter les enfers. Pendant ce temps Valérian avait repris sa route vers le château, et, une fois arrivé il n’eut aucun problème à accéder à la salle du trône hormis les 2 gardes en protégeant l’entrée qu’il expédia par une fenêtre. Il pénétra enfin dans cette salle qui avait bien changé depuis sa dernière visite.
-Roi, somma-t-il, j’ordonne que vous me laissiez sur le champ accès au sanctuaire !
-Comment oses tu, toi, misérable étranger parler sur un tel ton à un roi aussi important que moi ? Sais tu qu’un seul claquement de mes doigts entrainera ta mort ? Mes meilleurs soldats te tailleront en pièces.
Il n’était plus temps de laisser les « bonnes » manières s’installer, le sort de tout ce qui existait était en jeu aussi, Valérian se fit plus vindicatif :
-Écoutez moi je ne demande pas, j’ordonne ! Je suis Valérian, l’envoyé de la Mort elle même et vous croyez qu’un roitelet de votre espèce m’empêchera d’atteindre mes objectifs ? Envoyez moi vos gardes d’élite, même toute votre armée si cela vous chante, je me ferais une joie de démembrer et déchirer tous ces hommes !
A ces mots et à l’évocation des titres de Valérian, le roi sembla fondre sur son trône, il était plus blanc que neige et lorsqu’il reprit la parole ce fut avec une petite voix fluette :
-Ain … ainsi s-soit-il seigneur Valérian mais je dois vous avertir que le sanctuaire est en ce moment même inutilisé à cause de récents évènements… Vous comprenez, pendant la cérémonie organisée pour la mort de mon père, une jarre d’huile bénite s’est enflammée, puis l’incendie s’est communiqué à la pièce …
-Vos soucis domestiques m’importent peu roitelet, coupa Valérian, menez moi à cette pièce ou il vous en cuira !
-Que vos souhaits soient exaucés seigneur, répondit le roi, suivez moi je vous prie.
Le roi le mena parmi le dédale de couloirs s’étendant sous le château jusqu’au sanctuaire. Ils furent rejoints en cours de route par une grande femme, au visage masquée par un voile couleur d’ébène. Elle vint se placer derrière le roi, telle une ombre, et ne prononça mot jusqu’à ce qu’ils arrivent devant l’entrée du sanctuaire.
-Voilà seigneur Valérian, dit le roi, le sanctuaire se trouve derrière cette porte. Si vous le voulez bien Kirane, ma grande prêtresse se tiendra à l’intérieur avec vous pour … votre … euh … sécurité …
-Je n’ai nul besoin de vos pseudo prêtresses pour garantir ma sécurité roitelet, explosa Valérian, sachez seulement que si quelqu’un passe cette porte il mourra sur le champ.
Aussitôt Valérian entra dans le sanctuaire et en ferma les portes grâce à un sort simple. Son regard parcouru la pièce : elle avait effectivement été incendiée mais pas par de l’huile bénite. On aurait dis que quelqu’un avait tenté de brûler toute la pièce pour … maquiller d’éventuelles preuves…Mais ce n’était pas là le problème de Valérian, seule la magie importait en ce lieu, il pouvait en percevoir la présence, une puissante présence, sans doute celle utilisée par Ashen, mais à celle-ci se mêlait aussi une magie plus …sournoise, qui ne constituait guère un élément réjouissant. Un mage tel qu’Ashen, à supposer qu’il ne soit juste un Grand Mage, ne pouvait avoir employé une telle magie, réservée aux sorciers en herbe. Quelqu’un avait voulu récupérer des informations et avait bâclé le travail en laissant ici toutes les traces de sa forfaiture. Valérian devait maintenant accomplir les mêmes rituels qu’Ashen pour avoir connaissance de ses plans, il saisit GêleFlamme et commença à tracer des symboles de pouvoir sur le sol du sanctuaire avec la pointe de l’épée. Il récita ensuite la formule d’appel :
-J’en appelle aux dieux élémentaux, puissantes entités, vous qui par le passé m’avait prêté allégeance. Le gardien de l’équilibre a aujourd’hui besoin de votre aide car la balance de l’univers penche du mauvais côté. Je vous somme de répondre à mon appel.
La réponse fut immédiate Valérian fut frappé par un intense flux de mana et des voix résonnèrent dans son esprit :
-Je suis Auroch, fils de Gaïa et d’Ouranos, es tu celui que l’on nommait autrefois Valérian seigneur de la Guerre ?
-Je suis Noull, fille d’Ouranos et de Gaïa, es tu celui qui fut autrefois nommé L’envoyé de la Mort ?
-Je suis Will, fils de la Terre et du Ciel, es tu la seule entité capable de manier la somptueuse GêleFlamme ?
-Oui, divinités, je suis bien celui que vous mentionnez, répondit Valérian. Je fais appel à vous car je dois savoir ce que vous avez révélé au magicien Ashen !
-Beaucoup de temps a passé depuis notre allégeance au Gardien, seigneur Valérian, répondirent les trois entités d’une même voix, il est temps aujourd’hui de laisser le monde aux éphémères, eux seuls sont garants de l’équilibre et si jamais celui ci est en péril nous sommes capables d’intervenir.
-En êtes vous réellement sûr ? Voilà bien longtemps que votre omniscience n’est plus ! rugit Valérian. N’avez vous pas ressenti un déséquilibre dans la magie ? Ne sentez-vous pas que votre champ d’action se restreint au fur et à mesure des millénaires ? Notre ennemi est puissant et le temps pour lui est sans valeur !
Les divinités parurent marquer une courte hésitation, comme si elles vérifiaient que leur champ d’action ne s’était pas amenuisé …
-Gardien es-tu réellement sûr de ce que tu avances ? Un tel être, qu’il serve le bien ou le mal n’a aucune raison d’être, il est une aberration pour cet équilibre que tu défends !
-Oui, répondit Valérian, c’est pour cela que je suis ici, il me faut ces informations !
-Comment se fait-il alors que tu ne sois ici que maintenant si cet ennemi est si fort?
-Le gardien n’est dépêché que dans l’extrême urgence, telles sont les lois depuis la naissance du Tout. La tâche de détruire cet adversaire de l’équilibre a tout d’abord été confié aux éphémères, voyez maintenant le résultat ! La magie se fait rare, on ne rencontre plus de mages tels qu’il y en avait voilà des siècles, la puissance s’amenuise ! Vous-mêmes ne pourrez résister longtemps, quelques millénaires tout au plus ! Vous êtes amenés à disparaître, oubliés par les éphémères ! Je dois empêcher ça !
Les trois dieux répondirent marquèrent une courte pause :
-Prend garde Gardien, Ashen est beaucoup plus qu’un simple mage aux pouvoirs plus développés que la moyenne, ne le sous estime surtout pas si tu dois … rétablir l’équilibre. Nous allons cependant, et en accord avec notre serment passé, te révéler les mots que nous avons échangés.

L’échange entre Valérian et les divinités dura des heures pendant lesquelles il fut baigné de magie, celle-ci se propageant dans toutes les direction telle un fleuve qui quitte son lit après la fonte des neiges. Quand se fut terminée, Valérian demeurait pensif, la situation pouvait encore s’aggraver, il fallait que le roi Alexandre infirme ses soupçons. Il n’eut pas le loisir de poursuivre son cheminement de pensée car la porte volait en éclats derrière lui, laissant place au grand sourire du roi et …une dizaine de ses soldats d’élite armés d’épées qui se jetèrent sur lui ! Valérian esquiva habilement un premier coup maladroit et passa GêleFlamme au travers du corps du soldat, il para ensuite 3 coups successifs puis eu une idée et se jeta au sol. De cette manière, il pu trancher les jambes des soldats en décrivant de vastes moulinets avec sa lame. Le dernier garde restant se jeta sur lui mais Valérian exécuta la même manœuvre qu’avec le garde à l’entrée de la ville. Seul le résultat fut différent, il avait coupé le soldat en deux de l’entrejambe à la tête. Valérian se tourna ensuite vers le roi et le menaça de son épée :
-Roitelet, vous avez signé votre arrêt de mort en faisant assassiner votre père la semaine dernière ! Mais je n’exécuterai pas la sentence moi-même, quelqu’un de votre entourage s’en chargera.
Le roi n’osa prononcer mot devant la découverte de sa forfaiture, il devint aussi tôt livide. Son regard s’arrêta soudain sur un point situé dans le dos de Valérian. Celui-ci se retourna et saisi au vol le poignet de la grande prêtresse qui s’apprêtait à lui plonger un poignard sacrificiel dans le dos. Il lui plongea son épée dans le ventre et, pendant que la vie s’écoulait d’elle, il eu la vision effrayante de tout ses agissements récents. La prêtresse était à l’origine de tout : l’incendie du sanctuaire, l’attentat contre le père de l’actuel roi Alexandre. Non seulement elle voulait pousser Nihilis à la ruine, mais elle travaillait pour Sire Frigueul. Elle était une de ses espionnes. Nihilis et le comté du seigneur Frigueul allaient donc vers la guerre totale, les deux camps levaient des armées et construisaient des machines de siège. Mais ce qui effrayait le plus Valérian était la dernière image que la prêtresse laissa échapper avant de rendre l’âme : l’image de deux escouades de soldats se dirigeant vers l’Est à bord d’un vaisseau de guerre, et celle d’une femme, un elfe peut être serrant un œuf contre elle …
Valérian s’arracha de ces visions qui n’avaient duré que quelques secondes, il passa en trombe à côté du roi, qui semblait pétrifié et se dirigea au pas de course vers la créature qu’il avait laissé dans la campagne environnante. Il devait rendre une petite visite de courtoisie à sire Frigueul et empêcher cette guerre à tout prix, ensuite, sa chauve-souris devrait l’emmener loin à l’est pour qu’il détruise ces escouades. Bien qu’il ne comprenait toujours pas le but de ces aventuriers, il avait le sentiment que l’équilibre serait restauré par l’accomplissement de leur quête. Visiblement c’était aussi le point de vue d’Ashen, bien que celui-ci demeurait entouré d’ombres et de mystères.
Il arriva enfin vers sa chauve-souris géante et sauta sur son dos sans perdre de temps. Comme si elle lisait ses pensées elle décolla et se dirigea vers le palais de sire Frigueul au Nord. Mieux valait aussi éviter les camps d’entraînement des soldats pour ne pas s’exposer à d’éventuelles salves de flèches car il n’avait plus un instant à perdre. Le temps, non content de jouer contre lui, était à présent sur le point de gagner et l’équilibre serait à jamais détruit.

Dragon brume
 Le 10/07/2006 à 23:35:13 
L’avancée dans les tunnels étaient difficiles, Elvyan ne pouvaient s’empêcher de penser à ce qu’Ashen lui avait demander avant de partir :
« Rptogè-eels… avait-il murmurer dans cette langue étranges qu’eux seuls pouvaient encore comprendre. »
«En ej rpmote et ut ‘mne irne, ebuaocpu edamdne, avait-elle répondu à ça. »
Elle réfléchissait à tous ça lorsqu’elle s’arrêta brusquement.
« Que fait-tu ? Nous devons nous dépêcher ! S’écria Krios. »
« Attend, lui répondit Lelyawë. Qu’y a-t-il Elvyan ? »
« Je… son visage était fermé en pleine réflexion. Non, rien, dépêchons-nous et finissons-en. »
« Tu dis ça comme si ce que nous faisions était inutile et sans intérêt, reprit Krios avec une pointe d’écoeurement dans la voix. »
« Peut-être parce que c’est la cas, répondit simplement le jeune femme avant de repartir. »
L’elfe allait riposter mais Anaya le retint.
« Laisse tomber, elle n’en à pas l’air comme ça mais je suis sûre qu’elle à un grand cœur. »
« Bien caché alors… murmura l’elfe amer. »
C’est ainsi qu’ils reprirent la route vers le village de Krios, mais Elvyan n’était pas à l’aise, elle avait senti quelque chose pendant une seconde, une grande force qu’elle avait crue reconnaître, elle remonta sa manche droite pour observer un bracelet d’argent ciselé ayant la forme d’un dragon aux yeux de rubis enlacé autour de son poignet, elle le regarda quelques secondes puis rabaissa sa manche, elle en était sûre à présent, ce qu’elle avait ressentie, un esprit fort était revenu. Elle comprenait enfin que le schéma passé se reproduisait, en partie tout du moins. Elle ne put se retenir, lorsqu’un ver voulu traverser le tunnel juste en face d’elle Elvyan dégaina son épée et frappa, une sorte de hurlement se fit entendre, une secousse retentie et le tunnel manqua de s’effondrer. Lorsque Miguel pu voir à travers la poussière il eu un mouvement de recul et tomba en arrière après avoir trébuché sur un rocher, il regarda ses mains pour voir ce qui les rendaient gluantes mais bien qu’il l’avait compris avant même d’y penser il eu un haut le cœur voyant qu’il était assis dans une mare de sang qui lui arrivait quasiment aux genoux. Anaya poussa un cri, Kelnor était sur le point de déglutir et Krios et Lelyawë n’en croyaient pas leurs yeux, en face d’eux se trouvait Elvyan, couverte de sang et de chaque côté on pouvait voir un flot de sang s’écouler des trous creusés par le vers. D’un seul coup d’épée la jeune femme venait de couper en deux un vers de sable géant.
La jeune femme serrait son épée fortement une expression de rage et de désespoir sur le visage, c’était impossible, le passé ne pouvait se reproduire. Des souvenirs affluèrent dans sa tête heureux et malheureux, elle hurla et tomba à genoux tellement son dos la faisait souffrir, tout ce qu’elle avait voulu enfermer lui revint en mémoire, c’était plus qu’elle ne pouvait en supporter, elle pouvait sentir les vibrations des vers dans les parois. Anaya avait peur, mais elle pouvait sentir le désespoir émanant de la guerrière et, bien qu’elle ne comprenait pas, elle s’approcha d’elle, elle voulue la rassurer mais au moment où elle allait poser sa main sur son dos elle eu un mouvement de recul, on pouvait distinguer deux bosses dans son dos qui disparurent aussitôt.
« Mais… comment ? réussi finalement à dire Krios. »
Mais, comme si rien ne s’était passé, Elvyan se releva, rengaina son épée et se tourna vers le groupe :
« Désolé, j’avais besoin de me défouler. Allons-y. »
« De quoi ? ! s’écria Miguel. Que tu ne nous dises pas qui tu es, ce dont tu es capable et pourquoi est une chose. Mais découper en deux un vers de sable géant sans prévenir ce faisant manquer de nous enterrer vivant dans ces tunnels et après nous dire que tu avais « besoin de te défouler », ça va un peu loin je trouve ! »
Mais la jeune femme ne l’écoutait pas et reprenait déjà la route.
« Elvyan ! l’interpella Lelyawë. Cesse donc de faire comme si de rien était, nous sommes ensemble dans cette aventure, un jour nous saurons forcément la vérité. »
Elle s’arrêta et regarda l’elfe dans les yeux.
« Il y a des vérité qui ne sont pas bonnes à dire, croyez-moi j’en connais un rayon là-dessus. Si j’étais vous je prierais pour la connaître la plus tard possible. Et puis vous voulez sauvez le village de Krios non ? Alors on y va. »
Il n’y avait plus rien à dire, elle ne s’arrêterait plus désormais, quoi qu’ils disent. Au bout de quelques minutes pourtant Anaya s’arrêta brusquement.
« Hum… Elvyan ? dit-elle timidement. »
La jeune femme continua à avancer, inexpressive, mais fit un léger mouvement de tête pour encourager l’elfe.
« Je… heu… Est-ce que tu… hésita-t-elle. Tu as dû beaucoup voyager n’est-ce pas ? »
Lelyawë interrogea Anaya du regard avant de reprendre lui aussi la route, tout en écoutant ce qu’elle avait à dire.
« Est-ce que tu est déjà allée dans les souterrains de Ferrh? demanda-t-elle très vite. »
« Mmmmh… peut-être, répondit simplement Elvyan. »
« Répond-moi franchement pour une fois ! repris l’elfe avec plus d’assurance. Es-tu, oui ou non, allée là-bas ? »
« Je suis allée dans tellement d’endroit différents…répondit le guerrière. »
« Je… je ne voulais pas y croire, je croyais avoir tout oublié… mais… mais maintenant j’en suis sûre, c’était toi ! C’était toi cette nuit-là n’est-ce pas ? ! s’écria Anaya. Oui, le jour où ils sont morts… tu était là, n’est-ce pas ? C’est toi, oui toi qui les as tous tué ! »
Kelnor s’arrêta une seconde, le visage de la jeune elfe était empli de tristesse et de colère, tandis que celui d’Elvyan était impassible.
« Mmmmh… fit la jeune femme. J’ai fait tellement de chose dans ma vie… »
« Ne le nie pas, cette posture que tu as eu au moment de tuer le ver, c’était la même ! »
« Je suis… désolée mais… elle sembla hésiter mais Anaya l’interrompis. »
« Désolée ! ? Désolée ! ? Ils étaient… »
« Mais je ne me souviens pas, la coupa Elvyan, terminant ainsi sa phrase. »
Anaya stoppa net, livide.
« Co… comment ? balbutia-t-elle. »
« Je ne peux pas me rappeler de tout ce que j’ai fait… »
« Tu as exterminée deux clans d’elfes noirs à toi toute seule en une nuit ! ! Et tu ne t’en souviens pas ! ? Comment est-ce possible… ? »
Anaya était tellement bouleversée qu’elle s’effondra à genou sur le sol, Elvyan se retourna et, arrivée à sa hauteur, posa délicatement sa main sur la tête de l’elfe.
« Il est des choses immuables en ce monde, dit-elle. Chaque être en ce monde naît pour mourir, y compris les elfes. Je me rappel maintenant… et sache que, même si tout semble noir, même si tout semble n’aller que dans un seul sens, les raisons et les choix de chacun sont semblable au courant de l’eau. Ne laisse jamais le passé te diriger, utilise-le, fais en ta force et… pardonne ce que tu ne comprends pas. »
Tout était dit, Elvyan reprit la route sans rien ajouter. Anaya ne répondit rien, elle se leva, essuya son visage et observa l’humaine s’éloigner.
« Pardonner… après ce que j’ai vu, après ce que tu as fait… ? se murmura-t-elle. »
« Anaya… s’enquit Miguel. Que s’est-il donc passé ? »
« Je… elle hésita un instant puis repris. Notre frère ne t’en a pas parlé ? »
« Non, je sais juste que votre famille a disparue il y a des années lors d’un conflit entre deux clans. »
« Les elfes noir passent leur temps à se battrent entre eux, rajouta Lelyawë avec sarcasme. »
« Au moins nous, nous n’agissons pas avec hypocrisie, répondit Anaya. »
« Ce n’est pas vraiment le moment de nous disputer, si tu nous disait plutôt ce qui s’est passé, reprit Miguel. »
Les deux elfes acquiescèrent et Anaya entama son histoire :
« J’étais encore une enfant à l’époque, je devais avoir 10 ans tout au plus, notre clan était alors en guerre contre un autre depuis déjà plusieurs siècles et notre haine ne faisait que s’accroître au fil du temps. Et puis un soir… il y a eu des cris, je me rappel de ma mère venant me chercher dans mon lit pour me mettre en lieu sûr, ce n’était pas la première fois, cela arrivait souvent. Elle m’amena à la remise, les autres enfants s’y trouvaient déjà, puis me rassura et me dit d’attendre bien sagement. Mon frère n’était pas là, il était désormais assez âgé pour se battre avec les autres, j’étais morte de peur…Anaya s’arrêta une seconde à ces souvenirs avant de reprendre. Nous avons attendus des heures durant, mais personne ne venait nous chercher et il n’y avait plus un bruit mis à part celui du crépitement des flammes. Nous décidâmes alors de voir ce qu’il en était, mais… elle marqua une hésitation. Nous ne nous attendions pas à ça… il y avait des morts partout, des centaines… pas seulement les membres de notre clan mais aussi de celui de nos ennemis… le regard de l’elfe était terrifié rien qu’au souvenir de ce passage. Pourtant, j’ai continué, j’ai continué à avancer jusqu’à ce que je voie mon frère, debout au milieu des cadavres, horrifié par le massacre… Je l’appelais et c’est à peine s’il reconnut ma voix. Et c’est à ce moment là que je l’ai vue. Un guerrier aux longs cheveux, une épée ensanglantée à la main. Il était le seul debout avec mon frère qui restait pétrifié. Le guerrier c’est alors retourné, c’est à ce moment là que j’ai vu que c’était une femme. Je… je ne sais plus très bien ce qui s’est passé. Tout ce que je sais c’est que mon frère c’est retrouvé au sol, blessé. Elle s’est alors approchée et a posée sa main sur la tête en disant avec un étrange sourire doux et sérieux à la fois : « Le temps pour un grand guerrier n’est pas seulement force, il est aussi expérience. Pour devenir un grand guerrier… » »
« Il faut avoir plus d’expérience que de force, anticiper les mouvements de l’ennemi est la clé de la victoire, continua Miguel. »
« Mais, comment ? demanda l’elfe étonnée. »
« Ton frère me répétait souvent cette phrase, il disait qu’un grand guerrier qu’il respectait énormément la lui avait dite un jour. »
« Il… le respectait ? Je croyais qu’il lui en voulait, il disait tout le temps qu’il deviendrait plus fort qu’elle. »
« Il voulait lui prouver qu’il pouvait lui aussi devenir un grand guerrier. »
« Tout ça c’est très bien mais… avez-vous remarquez l’erreur dans le récit d’Anaya ? fit alors Lelyawë. »
Tous le questionnèrent du regard.
« Quel âge as-tu Anaya ? demanda-t-il alors. »
« Et bien… je vais avoir 438 ans… »
« Tu est plus jeune que je ne l’imaginais, remarqua alors Lelyawë. »
« Je ne vois pas où est le… commença Kelnor avant de se reprendre, il venait de comprendre ce que l’elfe voulait dire. »
« Attend… ça voudrait dire qu’Elvyan aurait plus de 400 ans ? C’est une humaine, c’est impossible ! s’écria Krios. »
« Me serais-je trompée ? fit alors Anaya. »
« Que je sache, elle n’a rien démenti, elle a même avouée, lui répondit Miguel. »
« La thèse du demi-elfe se confirmerait alors, commenta Réstlin. »
« Impossible, reprit Lelyawë. Il est tout bonnement impossible qu’elle soit une demi-elfe. »
Tous le questionnèrent alors du regard.
« Sa signature énergétique n’est pas celle d’un demi-elfe. »
« Signature… énergétique ? Qu’est-ce que c’est ? demanda Miguel. »
« Chaque race produit son propre mana, chaque mana à une signature différente. Et les elfes peuvent sentir cette différence. De ce fait, je peux savoir si elle est humaine ou non. »
« Et alors… ? l’encouragea Kelnor. »
« Et alors, c’est une humaine, répondit l’elfe. »
« Mais un humain ne peut pas vivre aussi longtemps, remarqua Krios. »
« Et si… elle était comme Ashen ? hasarda Miguel. »
Tous se retournèrent vers le guerrier, il venait de donner une piste indéniable.
« Je ne saurais dire… reprit Lelyawë. Il est vrai qu’ils se connaissent, qu’ils peuvent être aussi vieux l’un que l’autre. Mais ils ne semblent pas s’entendre. »
« On choisi ses amis, pas sa famille... remarqua Miguel. Peut-être qu’ils sont frères et sœurs et qu’elle ne l’apprécie pas. »
Ils commençaient à émettre plusieurs hypothèses en ce sens lorsqu’ils rejoignirent Elvyan qui s’était arrêtée. Le tunnel s’était élargis et découvrait une grotte. Elvyan était au bord d’un précipice et observait quelque chose. Tout à coup elle se retourna et repartie en arrière. En arrivant à côté de Krios elle secoua seulement la tête. L’elfe courut pour voir la scène et découvrit son village entièrement détruit. Des vers de sables se mouvaient et détruisaient ce qui en restaient. Krios était éffondré, il avait échoué. Il n’avait pu sauver son village. C’est alors qu’il les vit, dans une niche, dans la paroi qui leur faisait face. Les villageois s’y étaient réfugiés.
« Ils sont là ! Ils faut les aider ! s’écria Krios. »
L’elfe allait pour les rejoindre mais Lelyawë le retint par le bras.
« C’est trop dangereux, tu ne fait pas le poids face aux vers ! »
« Mais… on ne peut pas le laisser ! »
« Elyan ! Ne peux-tu faire quelque chose ? cria Anaya à la jeune femme.
La guerrière se retourna inexpressive et répondit d’un air sérieux :
« Qu’est-ce que vous croyez ? Que tout les problèmes peuvent se résoudrent par une invocation ? Qu’invoquer un esprit originel est la solution ? D’abord il n’y a pas assez d’eau pour Léviathan, Séphie est occupée et en prime aucun des deux n’aiment les profondeurs terrestres. »
« Elvyan ! N’as-tu donc aucun cœur ? s’offusqua l’elfe. »
L’humaine sembla réfléchir un instant puis répondit avec beaucoup de sérieux :
« Du cœur ? Mais qu’est-ce qu’avoir du cœur ? C’est se sacrifier pour les autres ? Mourir pour eux ? Donner tout ce qu’on a pour eux pour qu’ils nous attaquent par derrière ? Très peu pour moi. »
Ils restèrent tous abasourdis à ces mots.
« Co… comment peux-tu dire ça ? ! s’écria Krios. »
« Peut-être parce que je sais de quoi je parle, moi. »
« Elvyan ! C’est tout bonnement… commença Lelyawë. »
La jeune femme n’écoutait pas ce qu’il disait et repartait, ses propos n’avaient aucun sens pour elle. « Se sacrifier » savaient-ils seulement ce que ça voulait dire ? Non, sinon ils ne parlerait pas de ça comme ça. Ils ne savaient ce que c’était que de se sacrifier pour quelqu’un, le mal que cela engendrait… Les aider ? Pourquoi faire ? Ils ne lui apporteraient rien. Parce que c’était la chose à faire ? Qui en avait donc décidé ainsi ? Pas elle en tout cas. De plus, elle n’avait aucune envie de l’appeler. Elle ne voulait pas le voir, il était toujours tellement… heureux.
« …m’écoute, oui ? »
Elle se rendit compte que Lelyawë lui avait parlé. Elle n’avait pas écoutée et ne voulait pas savoir quels étaient encore ses reproches. Ils ne savait pas ce qu’était la vie, pourtant c’était un elfe, elle avait cru qu’il comprendrais lui. Elvyan soupira… il n’y avait rien à en tirer… Elle se résolu donc à l’appeler. Peut-être qu’il la laisserait enfin tranquille après ça.
Elle prit donc sa harpe et entama une chanson enjouée, sa voix semblait se répercuter sur les murs ce qui donnait une étrange impression d’envoûtement. Au bout de quelques minutes un grondement se fit entendre, il devint de plus en plus fort jusqu’à ce qu’une petite motte de terre apparaisse aux pieds d’Elvyan.
« Qu’est-ce que c’est ? demanda Miguel en regardant de plus près la motte . »
« Un moment de joie en perspéctive… répondit l’invocatrice avec sarcasme et ironie. »
C’est alors que la motte bougea et qu’un « truc » en sorti en sautillant.
« Yoooooooo ! ! A fait un bail Kiki ! ! Tu deviens quoi ? Pourquoi tu m’appelle ? Tu as besoin que j’te remonte le moral ? Pourquoi tu ne m’avais plus appeler ? Moi j’ai attendu, tu m’as manqué. Pourquoi t’as pas appelé ? Qu’est-ce que tu fait ici ? Tu as besoin d’aide ? Pourquoi tu ne m’as pas appelé avant ? »
Le « truc » avait un débit de parole très rapide que les membres du groupes avait du mal à en saisir tout le sens. De plus il sautillait partout visiblement heureux d’être là. Pourtant Elvyan le frappa et il atterri contre le mur en chouinant.
« Voilà pourquoi… lui répondit-elle. »
Le « truc » se révéla être une espèce de boule de poil brune avec d’immense yeux vert, une grande bouche et de petites pattes. Il se releva sans peine et se remit à sautiller sur place.
« C’est… trooop mignon ! lâcha alors Anaya qui n’avait pu se retenir. »
« Yeeeeaaaah ! ! Tu me trouve mimi ? c’est vrai, c’est vrai, c’est vrai ? Je suis encore plus content ! Toi aussi t’es jolie, j’aime bien les elfes noir moi ! Et j’aime aussi Kiki ! Elle est gentille Kiki ! Hein que tu est gentille Kiki ! Moi je t’aime bien, même si tu ne m’appelle pas souvent ! »
Elvyan roula des yeux et soupira, il ne changerait jamais… il avait toujours cette éspèce de bonne humeur excessive qui était énervante.
« Oui, oui, comme tu veux, dit-elle d’un ton blasé et fatigué. J’ai besoin de toi alors cesse de sauter dans tout les sens. »
« Oui, oui, oui ! J’aime bien faire ce que Kiki dit, elle est intelligente Kiki ! En plus si je le fait pas elle frappe fort Kiki. Mais qu’est-ce qu’elle est gentille Kiki ! Tu veux quoi Kiki ? Moi j’aime bien t’aider Kiki ! »
Elvyan sentait le mal de tête approcher, c’était pour ça qu’elle n’aimait pas l’appeler…
« De deux choses l’une : arrête de m’appeler Kiki, ensuite : pourrais tu nous débarrasser des vers de sables et faire quelque chose pour le village et ses habitants ? »
La boule de poil arrêta de sauter et regarda Elvyan un instant la tête sur le côté comme pour réfléchir. Il se tourna alors vers la jeune elfe noire et lui parla.
« Vous avez fait quoi à Vivi ? Elle est redevenue normal Vivi ? Ce serait bien. Moi j’aimais mieux Vivi avant ! Alors je vais accepter ! Je vais aider Vivi ! »
Sur ces mots il replongea dans la terre et la motte se déplaça vers le village.
« Heuuu… c’était quoi ça ? demanda Krios perplexe. »
« Ca, c’était ce que vous m’avez demandez : Saergh. »
« Heiiin ? Ce truc est l’esprit originel de la terre ? s’exclama Lelyawë. »
« Malheureusement… soupira ELvyan. »
Saergh avançait sous terre et en même temps se transformait, lorsqu’il atteint l’endroit où se trouvait le village il avait une apparence de vers de sable géant de couleurs brun. Il se plaçat au milieu du village et émit un espèce de hurlement qui fit trembler les parois de la grotte souterraine, à ce moment là tout les vers s’arrêtèrent. Saergh commença alors à se balancer de droite à gauche bientôt suivis par les vers. Cette espèce de danse dura quelque minutes jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Saergh dans la grotte. L’esprit reprit alors sa forme de boule de poil et se mit à sauter partout, générant de la poussière qui aveugla le groupe. Lorsqu’ils purent de nouveau voir le village avait reprit son aspect d’antan.
Krios allait pour se rendre vers le village mais Elvyan le retint.
« Que va-tu faire ? Nous partons maintenant, si tu veux venir avec nous c’est maintenant ou jamais. »
« Nous ne restons pas ? demanda Miguel. »
« Nous avons assez perdu de temps comme ça, Ashen doit nous attendre. »
C’est à ce moment là que Saergh revint toujours en sautillant.
« Ca y’est, ça y’est, ça y’est ! Tu es contente Vivi ? J’ai fait de mon mieux pour te faire plaisir ! J’aime bien te faire plaisir ! Ils étaient pas content ! Ils avaient peur ! »
« Saergh… Arrête de sauter partout et prend une autre forme… lui dit Elvyan d’une voix fatiguée. »
L’esprit arrêta de sauter sur le champ et regarda la jeune femme avec sa tête sur le côté.
« Mais Saergh aime bien cette apparence… Et tant pis si Vivi elle aime pas ! ! »
« Heuu… Saergh ? De quoi avaient-ils peur s’il vous plaît, demanda Lelyawë. »
« Je sais pas, ils m’ont pas dit. Ils sont tous partis se recoucher. Il faut pas les réveiller. »
« Ok… de toutes façon si on reste ici on n’en apprendras pas plus… donc on y va. Tu fait quoi toi ? fit la guerrière en s’adressant à Krios. »
« Je dois retrouver les miens, je dois les aider. Merci beaucoup de votre aide à tous. Tout le village vous en sera éternellement reconnaissant. »
C’est ainsi que le groupe se sépara de Krios et qu’ils reprirent le chemin inverse pour rejoindre Ashen qui les attendaient à la surface, en espérant qu’il aille bien et qu’il est réglé le problème des brigand.



[j'ai expédié la fin parce que j'en avais marre de ces tunnels >.<... si tu veux autre chose pour la remontée... tu te demmerde... looool ]


Dragon blackshadow
 Blackshadow 
 Le 25/07/2006 à 01:45:16 
Le voyage commençait à s’éterniser et on ne pouvait pas dire que sa « chauve-souris » était un moyen de locomotion agréable et confortable, bien que la sensation du vent dans les cheveux soit grisante et donne une impression de puissance sans limite. Telles étaient les sensations ressenties par les éphémères : courtes mais intenses en ce moment il aurait donné n’importe quoi pour en profiter plus longtemps. Les tours de la forteresse de Frigueul se dessinèrent enfin sur l’horizon rougeoyant. Cette fois il ne posa pas sa « monture » à l’écart des humains, il la posa au beau milieu de la cour du château. Il était décidé à tous les tuer s’ils se mettaient en travers de son chemin cette fois. Les souffrances que cela lui occasionnerait seraient énormes mais s’il se retrouvait dirigeant de cette province à la place du « sire » Frigueul il aurait un champ d’action bien plus important sans compter une armée à son entière disposition. Bizarrement il ne fut pas assailli par des cohortes de gardes surarmés lorsqu’il posa les pieds sur la terre ferme. Au lieu de ça, une dizaine de soldats firent irruption dans la cour et l’encerclèrent mais sans lui manifester la moindre animosité. Sur ces entrefaites arriva un homme vêtu somptueusement amis qui portait une épée au côté.
-Bonsoir seigneur. Nous vous attendions impatiemment, dit l’inconnu. Je me présente, je suis sire Frigueul, l’actuel maître de ces lieux. Mais je crois que votre temps est plus que précieux et que de lui dépend le nôtre, veuillez me suivre s’il vous plaît.
Valérian ne pu que suivre cet homme, sans prononcer mot. Apparemment il était au courant de sa venue depuis belle lurette. Avait-il préparé quelconque piège en attendant tranquillement dans sa forteresse ?


En guise de piège, le seigneur Frigueul avait préparé un somptueux repas pour Valérian. De délicieux mets s’entassaient sur la grande table de la salle à manger dans laquelle Valérian fut conduit. Son hôte fit sortir les soldats qui s’assuraient de sa protection ainsi que tous les domestiques. Ils étaient seuls dans la pièce.
Frigueul s’empara des couverts d’argent placés devant lui et commença à manger. Voyant que Valérian ne semblait pas accorder d’attention aux plats et se contentait de le fixer il prit la parole :
-Mangez, Seigneur gardien, servez-vous, je peux vous jurer que mes plats ne sont pas empoisonnés. Bien entendu si ces mets ne vous conviennent pas, je peux faire mander le cuisinier …
Valérian sembla l’ignorer et déclara sur un ton calme :
-Pourquoi la guerre Frigueul ?
-Je vous demande pardon ?
-Cessez ces simagrées, je reviens de Nihilis. Ses habitants se préparent tous à une guerre contre votre contrée. En survolant la région j’ai pu voir que de nombreuses forges avaient été réquisitionnées par les soldats. Ne me dites pas que vous ignorez de tels faits, sire.
-En effet il semblerait bien que Nihilis nous en veuille, mais je n’en comprends absolument pas la raison. Il y a plusieurs mois de cela nous avons reçu un de leur messager qui nous nous a demandé de cesser nos raids sur les villages de la frontière. Bien entendu nos troupes n’ont jamais effectué de tels raids, pourtant certains de mes espions ont vu ces villages dévorés par les flammes.
Valérian fut surpris. Était-ce une ruse ? Pourtant Frigueul semblait plus que sincère.
-Est-ce que des villages de la contrée se sont faits attaquer ?
-Bien entendu, répondit Frigueul, Nihilis a lancé une riposte contre ceux qu’elle considérait comme une menace. Un vieil homme survivant à un massacre a été catégorique : les hommes qui avaient massacré toute sa famille portaient les tenues de la garde d’Alexandre. Depuis, nous avons renforcé la sécurité aux frontières et commençons à produire des armes.

Valérian le coupa.
-Vous qui êtes si sûr de votre bon droit, comment se fait il qu’un de vos espion m’ait attaqué ?
-Dites moi duquel il s’agit répondit Frigueul sur un ton surpris
-La grande prêtresse d’Alexandre, j’ai su qu’elle travaillait pour votre compte quand j’ai été contraint de la tuer.
-En effet … c’est un incident plus que regrettable. Elle ne nous a pas remis de rapport de puis près de trois mois, nous ne craignons qu’elle soit passée à l’ennemi.
-Je vois, il semblerait alors qu’Alexandre ait été effrayé au point de m’assassiner…
-Seigneur Valérian, la grande prêtresse vous a-t-elle dit quelque chose avant de mourir ?
-J’en sais bien plus que ce qu’elle aurait voulu, les liens du sang sont parfois plus forts que les pensées, les dernières choses que j’ai vu sont deux groupes d’hommes qui suivaient un troisième groupe qui m’intéresse fortement.
A ces mots Frigueul laissa tomber sa fourchette.
Il se leva alors de table.
-L’heure est alors plus grave que nous le pensions, dit-il, veuillez me suivre.
Valérian se leva à son tour et suivit son hôte qui le fit sortir de la salle à manger et le mena dans un vaste dédale de couloir, qui semblait s’enfoncer très loin sous la terre. Tout en marchant Frigueul continua de parler.
-Voyez-vous, Seigneur gardien, bien que nous espérions ne jamais vous voir, car votre venue est mauvais signe, nous sommes restés fidèles à l’ancienne tradition des gardiens de l’équilibre. Aussi, vous pourrez trouver toute l’aide que vous désirez en cette contrée.
-Où me conduisez-vous donc ? demanda Valérian.
-Je vous conduis dans une salle connus seulement de nous deux et de la personne qui travaille à l’intérieur.
Frigueul s’arrêta soudain au milieu du couloir et frappa deux coups sur le mur situé à sa droite. Aussitôt une porte apparut. Frigueul l’ouvrit et invita Valérian à le suivre à l’intérieur.
-Vous voici dans la chambre de magie de notre contrée, dit Frigueul. Ici sont conservés certains artefacts et livres de magie trop dangereux pour qu’on les utilise.
Arriva alors un homme qui paraissait avoir 22 printemps. A la vue de Valérian il sourit et s’inclina respectueusement.
Frigueul sourit également :
-Je vous présente mon premier sorcier Seigneur gardien l’archimage Corrigan.
-Serait-ce une mauvaise blague de votre part Frigueul ? Elle n’est pas drôle.
Corrigan prit alors a parole.
-Je devine seigneur gardien que vous pensez impossible que j’occupe ce poste à cause de mon âge, mais sachez que je suis aujourd’hui âgé de 150 printemps et que je suis donc nettement assez expérimenté pour m’acquitter des tâches occultes que l’on me confie.
-C’est bien ce que je disais répliqua Valérian, vous êtes beaucoup trop jeune pour de telles responsabilités.
Frigueul les coupa :
-Quoi qu’il en soit j’ai choisis Corrigan pour son don très particulier, venez voir. Valérian se rapprocha donc d’une table encombrée de toutes sortes de parchemins, dagues, ingrédients … En son centre s’étalait une carte de tout le continent. Elle était parsemée d’une multitude de symboles.
-Voici ce qui fait ma fierté, j’ai mis plus de dix années pour dessiner une telle carte en envoyant des cartographes aux quatre coins du continent. Elle est enfin terminée et nous est plus qu’utile. J’ai même commencé à cartographier les îles et le continent à l’Est mais pour l’instant nous n’avons pas pu dépasser le désert, trop de danger, et les coûts sont trop élevés.
-Corrigan s’avança alors et commenta la carte :
-La contrée bordée de rouge est la notre, Nihilis est entourée en vert. Ici, il désigna une zone où se situait une multitude de croix rouges, ce sont les villages qui ont été attaqués. Et il y a peu de temps, un navire de combat à débarqué là, il désigna le Nord-Est de la province à son bord il y avait une troupe d’homme qui a débarqué mais qui n’est pas repartie avec le bateau.
Valérian était surpris de la précision des informations. Frigueul répondit à ses interrogations muettes en riant :
-Voyez vous, je vous avez dit qu’il était très doué, il possède en fait un don … on pourrait appeler ça de la voyance, il voit les choses à distance au moment où elles sont en train de se produire.
-Je ne vois pas exactement comme avec mes yeux, intervint Corrigan, mais je perçois plutôt les auras des gens, je perçois ainsi leur nombre, leurs sentiments, le potentiel magique qu’ils renferment… mais revenons à ce qui nous intéresse. Cette troupe a traversé notre contrée jusqu’à atteindre Telith’, alors que nous pensions qu’elle s’arrêterait juste acheter de quoi se ravitailler.
-Attendez un peu, coupa Valérian, pourquoi la troupe serait elle allée à Telith’ à pied, les hommes ont été contraints de traverser ou contourner les monts d’Arviliath.
-Eh bien en fait, nous pensons qu’ils ont traversé les monts à l’aide de la magie et c’est probablement le cas. De ce fait un voyage par voie maritime leur faisait perdre beaucoup plus de temps.
-Mais pourquoi ne se sont-ils pas équipés à leur arrivé, c’est insensé de faire ce voyage !
-Je pense qu’ils ont voulu brouiller les pistes et se faire passer pour un bataillon de mercenaires de chez nous. Tout le monde ici sait que nos soldats s’équipent à Télith’ car elle abrite les meilleures forges du pays. Il s’avère également que les voies maritimes qui conduisent de Telith‘ à Al-Merkesh sont très peu empruntées. Quoi qu’il en soit, il apparaît ensuite que la troupe a fait route vers cette île, il montra l’île du doigt. Quelques jours après, les hommes ont posé le pied sur le continent. Au moment de débarquer, la troupe s’est scindée en deux groupes, et apparemment chacun contiendrait un mage assez puissant.
-Ca je le sais déjà, le coupa Valérian, je l’ai vu à la mort de la grande prêtresse d’Alexandre.
-C’est là que réside tout le problème justement répondit Corrigan, nous avons reconstitué leur trajet et ils ne sont à aucun moment, je dis bien aucun, passé par Nihilis. Il est donc impossible que la prêtresse soit au courant, car les seuls qui sont au courants sont dans cette pièce et le prince Alexandre ne dispose pas de mage dans ses conseillers.
Frigueul intervint alors :
-Ce qu’il veut dire c’est que ce n’est pas le prince de Nihilis qui l’a mise au courant car il ignore tout de ces hommes, ce n’est pas nous non. Alors qui est-ce ?





Après un moment de silence Valérian reprit la parole :
-N‘y a-t-il aucun moyen de savoir comment elle était au fait de ces évènements ?
-A vrai dire il y en a un répondit Frigueul gêné mais nous n’arrivons pas … comment dire à obtenir les informations…
-Pourriez-vous être plus clair ?
Cette fois ce fut Corrigan qui intervint :
-Eh bien nous avons capturé un membre de leur troupe. Voyez-vous, j’excelle aussi dans le contrôle mental, je peux entrer dans les esprits et m’en emparer, c’est une facette de mon don.
-Vous arrivez à utiliser ce don à une telle distance ? s’enquérit Valérian.
-Pas exactement non, l faut que je trouve un esprit particulièrement faible pour m’y introduire et le contrôler. Or il s’est avéré que leur homme, que j’avais repéré dans une taverne était particulièrement doué pour me repousser hors de son esprit, même ivre. Il m’a donc fallu recourir au service d’une tierce personne : un jeune paysan particulièrement vigoureux de passage en ville. L’homme étant assez faible d’esprit, je l’ai utilisé pour mettre le mercenaire hors de combat. Ce paysan ne retrouvera jamais l’usage de son bras droit et de son œil gauche mais nous l’avons très largement récompensé pour ses « services ». Bref tout cela pour vous dire que l’homme est arrivé jusqu’ici et se trouve dans la cellule au bout du couloir. Mais impossible de le faire parler. Il semble être doué d’une résistance hors du commun à la magie et n’est bien sûr pas intimidé par nos menaces de mort, il sait que nous avons besoin de lui.
-Pourrais-je l’interroger ? demanda Valérian.
-Bien entendu, je vais ouvrir la cellule et vous attendrai las bas.
Sur ce, Corrigan s’éclipsa.
Frigueul s’éloigna alors vers l’autre bout de la pièce et se mit à fouiller dans un lourd coffre qui semblait plus vieux que le château.
-Avant que vous n’alliez rejoindre Corrigan, j’ai quelque chose pour vous Seigneur gardien.
-Je crois savoir ce dont il s’agit répondit Valérian en souriant. Je suis même sûr que c’est rouge.
En effet, Frigueul extirpa une armure qui semblait faite de cuir, une armure rouge comme la braise ainsi quun baudrier noir.
-Comment saviez vous ?
-Vous l’avez dit vous même sire, répondit Valérian, vous êtes fidèle à l’ancienne tradition en ce qui concerne le gardien, or c’est moi qui ait exigé que chaque souverain garde une armure telle que celle ci pour se rappeler de ses devoirs et me la remettre si je venais à revenir.
-En effet dit Frigueul, cette armure se transmet de père en fils dans la famille royale. Bon je vous laisse vous changer, je vais rejoindre le prisonnier.


Valérian se retrouva donc seul dans la pièce. Tandis qu’il enfilait cette armure qui lui allait à la perfection il laissa ses yeux vagabonder. Il avisa un arc posé contre le mur du fond et sourit. Il connaissait cet arc. Quand il eut enfin revêtu l’armure écarlate, qui couvrait chaque centimètre de son corps, il enfila le baudrier noir et y glissa Gêleflamme.


Quelques minutes plus tard, Valérian fit son entrée dans la cellule. On l’aurait dit entouré de flammes, tel le dieu des enfers. Le dragon noir dessiné sur son dos ajoutait d’autant plus à sa superbe. Il avisa tout de suiteun géant musclé, qui avait les traits d’un barbare des régions de l’Est, ligoté à une table, les bras et les jambes écartés comme s’il s’apprêtait à recevoir une quelconque grâce divine.
-Voilà notre homme commença Corrigan. Je suis obligé d’admettre qu’il a résisté à toutes les tortures psychiques que nous lui avons fait subir. Malgré son air passablement ahuri il a une force mentale extraordinaire.
-Eh bien nous verrons cela répondit Valérian. Veuillez à présent sortir de la pièce ainsi que sire Frigueul. Attendez moi dans la chambre de magie.
Les deux hommes sortirent sans poser de questions.
-Valérian s’adressa alors au prisonnier :
-Bien, à nous deux, nous allons voir si tu es si fort et si endurant que cela. Tu sais, je ne vais pas te menacer puisque cela provoque apparemment un incontrôlable rire chez toi. Par contre, sois sûr que je n’userai pas de magie. Ah oui encore une chose, je me fiche éperdument de ce qui va arriver à ce royaume et de ta misérable existence.
Il s’empara d’une paire de tenaille…

Au bout d’une heure, Valérian sortit de la cellule et se dirigea vers la chambre. Il était coriace ce bougre de prisonnier ! Mais comme tous les autres il avait fini par parler. Il n’avait tout d’abord pas bronché quand Valérian lui avait arraché les ongles et c’est à peine s’il à commencé à crier quand il a commencer à lui briser les os des mains, des bras puis des jambes… Le mercenaire a commencé à devenir bavard quand Valérian a sortit un poignard et s’est mis à couper, d’abord les doigts puis les mains. Le Gardien avait malheuresement une très grande expérience de la tortue. Les hommes étaient forts et enduraient la souffrance sans mot dire, mais dès que l’on commençait à enlever des morceaux, les paroles se déversaient de leur bouche plus rapidement que l’eau d’un fleuve. Au moins, à celui là il n’avait pas eu besoin de lui arracher les yeux …les jambes avaient suffies …

Valérian entra dans la chambre où Frigueul et Corrigan l’attendaient avec impatience.
-Alors demanda Frigueul, il a parlé ?
-Notre homme m’a révélé tout ce qu’il savait dit Valérian. Cela se résume en très peu de chose : il a été engagé par un dénommé Migos, allez savoir qui est Migos, pour suivre et éliminer un groupe d’aventuriers. C’est incontestablement le troisième groupe que vous avez perçu Corrigan. Il a aussi mentionné des mages et un individu masqué qui voyageait avec eux. On sait ce que sont devenus les mages puisqu’ils sont toujours avec la troupe mais cet homme masqué m’inquiète vraiment. D’après notre homme il ne devait pas embarquer dans le second bateau donc c’est qu’il est encore ici, quelque part dans cette contrée.
-Les faits sont de plus en plus inquiétants lâcha Frigueul. Corrigan a essayé de sonder la zone où les villages se sont fait attaquer : il n’y a rien, pas âme qui vive.
-Je ne détecte rien du tout en effet affirma Corrigan. Pourtant la zone est encore habitée et je devrait pouvoir percevoir leur aura …
-Les faits sont en effet inquiétants. Si vous le permettez sire Frigueul j’irai y faire un tour demain avec quelques hommes. Ensuite je partirai vers l’Est rejoindre le troisième groupe. Puis-je également prendre cet arc ? Il désigna l’arc appuyé au mur.
-Bien sûr dit Frigueul, faites Seigneurs Gardien
-Encore une chose, mon nom est Valérian. Maintenant, si vous le permettez, je suggère que nous allions tous prendre une bonne nuit de sommeil.
-Oui, le temps de ramener le prisonnier dans une cellule « normale » …
-A ce sujet j’oubliais de vous dire …
-Quoi donc Gardien ?
-Ne soyez pas surpris si le prisonnier paraît quelque peu … diminué…
-Je prends note.
Valérian se dirigeait vers la porte quand Corrigan lui posa une ultime question :
-Euh .. seigneur gar.. je veux dire Valérian (il montra l’armure écarlate du doigt) si je peux me permettre … pourquoi rouge ?
Valérian eut un sourire …
-Pour que le sang ne se voye pas …



Bien entendu Valérian ne pu trouver le sommeil pendant la nuit. Il fut happé dans un tourbillon de souvenirs qui décida de refaire surface après tant d’années d’oubli.
Il revoyait la dernière bataille pour l’équilibre dans la plaine de Chaholan. C’eut été hier, les images n’en auraient été plus vivaces. Il revoyait les hommes qui s’étaient rangés dans son camp, lui le gardien, seigneur de la guerre, envoyé de la mort et porteur de souffrances … Certes plusieurs royaumes s’étaient rangés à ses côtés mettant leurs armées à sa disposition, il n’en demeurait pas moins que le problème était de taille. Karthack, ce traître, une des seules personnes qui aurait pu devenir gardien avait pris parti pour les forces ténébreuses. Un parti facile bien entendu et qui ne se souciait guère d’un déséquilibre entre le bien et le mal, la vie et la mort, la magie et la physique. Tant de siècles après, Valérian se souvenait des faciès horribles des créatures qui composaient l’armée de Karthack. Aucune n’était humaine et leurs yeux (pour celles qui en avaient) n’exprimaient que haine et mépris pour toute forme de vie. Le gardien savait que la bataille serait dure mais il n’avait en rien voulu gâcher la bonne humeur de ses soldats la veille. Il savait qu’aujourd’hui serait un jour décisif, le dernier, celui qui verrait l’équilibre ou le mal l’emporter.
Un à un les cors de guerre de chaque royaume retentirent, une clameur s’éleva jusqu'à devenir un cri, un hurlement de rage, de désespoir mais de détermination. Les hommes s’élancèrent dans la plaine. En face, les créatures diaboliques en firent autant. La bataille fut plus que rude. Valérian au milieu de la mêlée tranchait sans relâche mains, griffes, tentacules, tailladait des membres, transperçait des armures … le tout en pataugeant dans le sang et les tripes de ses amis et ennemis. Il essayait de se frayer un passage vers Karthack car c’était lui le cerveau de ces créatures, une fois défait, son armée serait incapable de mettre une stratégie au point.
Valérian fut sauvé d’un groupe d’ennemis qui l’encerclait par un bataillon de cavalier d’Ihrijans. Désormais Karthack était à une trentaine de pas seulement. Valérian courut vers lui, en supprimant ses gardes personnels au passage. Le traître à l’équilibre l’attendait en souriant. Le combat s’engagea entre les deux généraux. Karthack n’était as un gardien potentiel pour rien, il parait les attaques de Valérian sans sembler éprouver de difficultés. Celui ci enchaînait pourtant les coups, de taille, d’estoc … rien n’y faisait. C’est alors que Karthack fit sa seule erreur il découvrit son estomac pour asséner un coup mortel à Valérian. Le gardien mit toute sa force dans un coup à l’estomac mais quand GêleFlamme percuta l’armure de Karthack elle rebondit simplement alors que le traître transperçait le cuir rouge au niveau du cœur. Mortellement blessé, le gardien tituba en arrière.
-L’acier combat l’acier Gardien, mais seule la magie peut anéantir la magie, prononça le souvenir de Karthack. Je ne devrais pas avoir besoin de te faire la leçon.
La vision de Valérian se brouillait, Karthack devenait floue, la mort approchait. Cependant il trouva le courage de jeter ces quelques mots :
-Ne sais-tu pas que parfois magie et acier s’entremêlent jusqu’à ne former plus qu’un ?
Aussitôt, la température baissa et la lame de l’équilibre se mit à rougir, l’acier semblait être en fusion. Valérian puisa ses dernières forces aux tréfonds de son âme et de son corps mourant, se leva et, vif comme l’éclair transperça Karthack de part en part. en retirant son épée, il lui fit décrire un dernier cercle qui décapita le traître. La tête, qui affichait toujours un sourire de victoire, roula sur le sol. C’était fini.
Valérian se laissa tomber, ses mains lâchèrent GêleFlamme. Il semblait que le fracas des combats diminuait autour de lui, il avait froid, très froid et une irrésistible envie de dormir. Ses yeux se fermèrent et il rendit son dernier soupir.

Lentement, il émergea de ses souvenirs et fut un moment surpris de se retrouver dans une des luxueuses chambres de la forteresse de Frigueul. Le soleil ne tarderait pas à se lever, il décida donc de se rendre aux cuisines histoire de manger avant son expédition matinale. Quand il poussa les lourdes portes et pénétra dans la cuisine, il fut surpris de constater que messieurs les cuisiniers faisaient des pieds et des mains pour satisfaire un groupe de cinq hommes qui avait l’air très embarrassé et semblaient se sentir comme des intrus en ce lieu. A les voir, on devinait aisément que c’étaient des soldats endurcis. Leur métier ne les avait jamais amené à commander aux cuisiniers royaux, la plupart du temps ils devaient se contenter de la tambouille de l’armée.
Devinant qu’il s’agissait là de son escorte, Valérian alla se joindre à eux. Ils eurent un signe de tête lorsqu’il s’assit avec eux mais nul ne prononça mot hormis pour remercier et congédier poliment mais fermement les cuisiniers. Quand le gardien se leva et demanda si cela les dérangeait de partir avant l’heure, ils ne semblèrent nullement surpris. Ils lui demandèrent juste de le suive. Six montures déjà scellées les attendaient dans la cour attenante aux cuisines. L’homme le plus grand du groupe s’avança vers Valérian :
-Seigneur Valérian, je me nomme Penseur, voici mes coéquipiers (il désigna le reste des hommes) : Clair, Amertume Archer et Cogneur. Mettons au clair notre itinéraire, nous allons chevaucher vers le poste avancé situé juste à l’Ouest du village de Sod. Ensuite nous remonterons vers le Nord en direction de ce qui était le village de Resth il y a quelques semaines. Maintenant en selle !

Le voyage était long, Valérian eu tout le temps de laisser dériver ses pensées. Sur les soldats de Frigueul tout d’abord. Celui-ci était fidèle à l’ancienne tradition jusqu’au bout, ses soldats étaient désignés par leur principale qualité. Le gardien repensa ensuite aux règles qu’il se devait de respecter, le souvenir du duel avec Karthack les lui avait rappelé. Un gardien doit accomplir sa mission à tout prix, il peut user de tous les moyens qu’il jugera nécessaire. Un gardien ne doit pas mettre l’équilibre qu’il défend en péril. Et pour finir : le gardien ne doit pas mourir pendant sa mission sous peine de perdre son rôle et retourner au néant. Bien sûr avec Karthack il s’en était fallu de peu pour ne pas enfreindre la troisième règle. Cela ne devait pas se reproduire alors qu’il chevauchait vers l’inconnu.
Ils arrivèrent à l’avant poste en fin de matinée et au village de Resth au milieu de la journée.
Le spectacle qui s’offrit alors à leurs yeux était une vision d’enfer. Tout le village avait été brûlé, gisaient ça et là des pans de murs calcinés qui tenaient miraculeusement debout mais surtout des corps. Des centaines de corps : femmes, enfants, vieillards ils avaient tous été massacrés sans discernement. Les cavaliers mirent pied à terre et dégainèrent leurs armes à part Archer qui s’empara d’une arbalète et Cogneur qui préférait un bon marteau de guerre à n’importe quelle lame.
-Il n’y a pas d’homme dit soudain Clair
-En effet souffla Amertume. Et aucun réfugié n’a été mentionné dans les rapports émanant des avant postes.
Cogneur qui se trouvait à l’autre bout de la rue, à la lisière de la forêt les héla soudain.
-Arrivez j’ai trouvé un soldat !
Tous se précipitèrent vers lui. Il leur désigna un cadavre uniquement reconnaissable à son uniforme. Sa cuirasse était lacérée de tous côtés et plusieurs morceaux manquaient.
-Par la misère de ce royaume gémit Penseur, qu’est-ce qui lui a fait ça ?
Valérian regarda soudain derrière eux, en l’air, en direction de la forêt. Tous les soldats se retournèrent comme un seul homme mais regrettèrent vite de l’avoir fait. Avant le carnage il y avait un poteau servant à marquer l’entrée en territoire Vélotien. Sur ce poteau on avait empalé un homme après lui avoir arraché bras et jambes. Son visage était figé dans un rictus d’effroi.
Clair et Archer se détournèrent pour vomir. Malgré toutes leurs campagnes ils n’avaient vu chose plus horrible. Valérian, lui, fixait la forêt. Il avait le sentiment que quelque chose de mauvais se tramait en son sein.
Il s’engagea donc sur le chemin qui menait dans les obscures profondeurs des bois. Il se retourna néanmoins pour savoir quel soldat déciderait de rester au village à les attendre lui et les autres. Étrangement le petit commando composé par Frigueul se tenait au complet derrière lui, armes en main, l’air déterminé, prêt à en découdre et à venger les villageois. Le groupe s’avança donc sous le couvert des arbres au plus profond de l’enfer verdoyant.


Ils ne tardèrent pas à découvrir des lambeaux de vêtements des pièces d’armures et autres armes inutilisables en suivant le chemin et plus ils progressaient, plus l’air était envahi d’odeurs nauséabondes. Ils ne tardèrent en effet pas à découvrir ce qui ressemblait à une sorte de campement. Ils restèrent à bonne distance et observèrent le pire de leurs cauchemars…
Le « campement » rassemblait en fait ce qui paraissait être des hommes car certains portaient encore des vêtements ou des armures, mais il était évident que ces hommes étaient morts et mû par une terrible puissance.
Cogneur le premier chuchota :
-Penseur, tu vois le type au fond ? Oui celui avec la cape. Il a l’air d’être le chef ou le responsable de cette … enfin ces choses. Tu es notre meilleur espion, tu veux pas aller jeter un œil histoire de savoir si on le connaît ?
-J’y vais de ce pas souffla-t-il. Et il s’effaça.
La silhouette de l’homme semblait vaguement familière à Valérian, il avait l’impression de l’avoir déjà rencontré …Il reporta son attention sur les morts qui grouillaient. Au milieu des zombis déambulaient des sortes d’arachnides à si pattes qui possédaient un buste d’humain et des crocs démesurés. Et la liste d’abomination était encore très longue.
-D’ou sortent es choses demanda Archer, les humains je comprends bien sûr mais … le reste ?
-Ils sont créés par magie le plus souvent, répondit Valérian, une magie permanente qui en vient à suppléer la nature et qui donne des êtres vivants pervertis, comme eux que vous voyez..
A ce moment précis, un craquement retentit au-dessus de leur tête. Il venaient de s’apercevoir trop tard qu’un arachnide se tenait là depuis longtemps. La créature poussa un cri et se jeta sur Archer qui hurla à son tour. Valérian transperça aussitôt la créature de son épée, mais elle était bougrement résistante. Pas assez pour le marteau de Cogneur cependant, il mit toute sa force dans un coup qui envoya la créature loin d’Archer, celui-ci se relevait déjà et empognait son arbalète. C’est à ce moment que surgit Penseur, talonné par des zombis et autres joyeusetés.
-Au chevaux ! cria Valérian
Et le groupe détala. Archer se retourna plusieurs fois et décocha des carreaux qui, loins d’être mortels, ralentissaient les adversaires en les clouant aux arbres. Il en survenait de partout. Cogneur faisait place nette autour de lui à grands coups de marteau : il écrasait et broyait tout ce qui se présentait tandis que Valérian tranchait tout ce qui passait à sa portée pour se frayer un passage. Ils arrivèrent enfin au poteau qui marquait l’entrée de la ville de Resth pour s’apercevoir que des zombis venaient du village dans leur direction. Ils étaient proprement encerclés, il allait falloir batailler ferme pour s’en sortir. Un cri horrible attira leur attention et Clair fut soulevé de terre : des pattes fines et acérées sortaient à présent des moignons de l’homme empalé sur le poteau. Amertume et Archer se précipitèrent pour l’aider à redescendre mais c’était peine perdue. Le pauvre clair se fit arracher la tête par la créature qui dévora ensuite son visage. Ne sachant que faire et réagissant dans l’urgence, Archer tira un carreu dans le buste de la chose pour s’assurer qu’elle resterait fichée au poteau. Penseur lui ne bougeait plus, il était tétanisé, hagard les yeux dans le vide comme s’il s’était lui même détaché de cette trop sombre réalité.
-Les chevaux ! hurla Valérian, que quelqu’un aille les chercher !
-J’y vole cria Archer.
Aussitôt Cogneur vint se placer dos à Valérian pour pouvoir dégager un passage à Archer à travers la masse grouillante de créatures et défendre Penseur toujours immobile.
Après une minute plus longue qu’une éternité Archer amena les montures. Il était lui même juché sur la sienne et décochait des carreaux à tout va pour aider les autres à s’en sortir. Quand Valérian vit un trou dans le cercle des assaillants il sauta sur l’occasion : il empoigna Penseur et le traîna vers les montures. Celui-ci eut la présence de monter tout seul sur son cheval. Cogneur et Amertume les avaient rejoint, aidé par Archer. Amertume était déjà sur sa monture et fouillait dans une sacoches pendant que Valérian et Cogneur battaillaient our maintenir la marée de créature à distance. Amertume trouva ce qu’il cherchait : un petit globe rouge qu’il jeta au milieu des monstres. En l’apercevant le gardien projeta Cogneur à terre et lui-même plongea. La détonation fut assourdissante et la moitié des créatures s’embrasèrent. Les deux hommes profitèrent de la confusion créée par l’explosion pour sauter en selle et s’éloigner au triple galop suivis de près par Amertume et Penseur. Pas Archer. Valérian se tourna et nterrogea Amertume du regard.
-Ils l’ont eu après que j’ai jeté le feu d’Aidainir
Cogneur ne pipa mot et Penseur semblait encore être ailleurs
-Je croyais qu’il n’existait plus de feu d’Aidainir depuis … longtemps demanda Valérian
Amertume sourit.
-Je le tiens de mon grand père qui lui même le tenait du sien et ainsi de suite. Il m’a fait jurer de ne m’en servir que si j’étais en grand danger. Je crois que la question ne se posait pas ici …
Amertume et Valérian devisèrent jusqu’à la forterresse de Frigueul, soit une bonne partie de la soirée. Aucun n’avait eu envie de s’arrêter à un avant poste. Les soldats voulaient surtout mettre le plus de distances possible entre eux et les morts.
Quand ils franchirent le pont-levis de la forteresse, Frigueul en personne les attendait dans la cour. Valérian insista auprès de lui pour que chaque soldat aille voir un herboriste et ait un bon lit pour dormir cette nuit. Pendant que l’on s’occupait des soldats, le gardien fit un résumé de leur journée à Frigueul.

Frigueul fut horrifié par de telles atrocités mais n’en fus pas trop étonné. Il passa une bonne partie de la nuit à discuter avec le gardien des défenses à mettre en place. Corrigan arriva pendant la discussion.
-Je compte envoyer des régiments d’archer renforcer les avant-postes, disait Frigueul
-Alors il faut que ces archers aient constamment de quoi enflammer leurs flèches. Ces abominations semblent très sensibles à la chaleur.
-Euh excusez-moi, mais je viens vous rapporter ce que Penseur a vu, nous avons plus ou moins réussi à le faire parler.
Valérian et Friguuel se turent.
-Il dit que l’homme à la cape dans la for^^et n’est pas humain, ses yeux sont vides, il n’y a rien à l’intérieur. Toujours d’après Penseur, l’homme porte une armure et selon ces termes « elle est parfaite à part un trait de 3 pouces sur le devant de la cuirasse ». Il a dit ensuite que c’est homme l’avait vu, sans le voir, mais qu’il l’avait senti. Enfin, penseur affirme que cette « charmante personne » portait des agrafes sur le cou, comme pour refermer une ancienne cicatrice.
Le sang de Valérian ne fit qu’un tour …il aurait aimé se tromper pourtant. Il était là, possédait encore une existence … Karthack.

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